« Pourquoi les bébés pleurent-ils? »

C’est le titre d’une entrevue à France-Inter qui a eu lieu le 4 mars 2019 à propos des pleurs des bébés. Les invitées étaient Isabelle Filliozat, psychothérapeute, Dre Bernadette Lavollay, pédiatre, et Florence Levréro, chercheuse, neuro éthologue à l’Université de St-Étienne.
Ces trois femmes s’entendent pour dire que les pleurs, c’est l’expression d’un besoin du bébé et surtout pas une manipulation, une manigance de la part de l’enfant.  Madame Filliozat dans son livre Au cœur des émotions de l’enfant, dit que « L’enfant est prisonnier du moment présent » car la zone préfrontale de son cerveau est en développement – bébé est en détresse, il pleure car il a besoin du réconfort d’un adulte.  Elle ajoute qu’il faut arrêter de dire que c’est normal qu’un bébé pleure…  Probablement qu’en Occident, nos bébés pleurent davantage car ils sont moins en proximité qu’à d’autres endroits du monde oû les bébés sont davantage portés. Justement, madame Levréro arrive du Congo oû elle remettait un questionnaire à compléter à des parents de jeunes bébés.  Ces parents ne comprenaient pas la question « Est-ce que vous laissez pleurer votre bébé? » car leur bébé ne pleure presque pas – au Congo, les bébés sont en proximité presque en continu avec  maman, papa ou encore un adulte du « village », ce qui amène madame Levréro à dire que notre isolement social, en Occident, cause du stress chez chaque membre de la famille et de l’insécurité chez bébé.
Florence Levréro mentionne qu’il y a encore des stéréotypes de genre… Quand un bébé garçon pleure, les commentaires sont souvent « c’est bien, il s’affirme ». Par contre, quand une fillette pleure, nous aurons davantage tendance à dire « elle est chigneuse ».  Ces jugements face aux pleurs d’un enfant teinte la réponse donnée à l’enfant et peut avoir des implications sur le développement de cet enfant.   Une autre de ses recherches démontre que maman et papa sont également compétents à interpréter les pleurs de leur bébé âgé de 2-3 mois – le critère étant le temps passé avec le bébé.
Dre Lavollay parle de la baisse des pleurs du bébé à la naissance depuis que bébé est placé en peau à peau avec sa maman. Avant, nous visions beaucoup l’autonomie précoce  de nos enfants et ça allait de soi de laisser pleurer bébé pour qu’il apprenne à se comporter comme nous, les adultes. Aujourd’hui, les neurosciences nous démontrent l’importance de consoler la détresse d’un bébé avec, entre autres, une présence corporelle.  Le bébé a besoin de la présence d’un adulte sécurisant: plus il est apaisé, plus il explore. Quand il explore, s’il est en détresse, il pleure pour ramener l’adulte vers lui.  La réponse qu’il reçoit de l’adulte conditionne son sentiment de sécurité puis son exploration du monde.
Conclusion?  Cette entrevue confirme ce que nous savons déjà – les pleurs d’un bébé, il faut y voir.  Elle m’aura permis de connaitre la chercheuse Florence Levréro.  De plus, le livre écrit par Dre Lavollay, « Les vrais besoins de votre bébé« , était déjà sur ma table de travail, prêt à lire.  Maintenant, j’ai bien hâte de l’ouvrir et de le découvrir… je vous en redonne des nouvelles 🙂
Pourquoi les bébés pleurent-ils ?
Un nourrisson bien portant peut pleurer deux heures par jour, parfois trois ! Les bébés pleurent quand ils ont faim, quand ils ont sommeil, quand ils ont chaud, quand ils ont froid, quand ils s’ennuient, et puis parfois, ils pleurent pour pleurer…

 

Pourquoi les bébés pleurent-ils ? C’est la question que nous nous poserons aujourd’hui. Vous avez peut-être vu passer cette info il y a quelques jours sur Internet, l’histoire d’une Coréenne qui devait faire un vol Seoul-San Francisco avec son bébé de 4 mois et qui a offert à tous les passagers de l’avion un « kit de survie » contenant des bonbons, des bouchons d’oreilles et… un mot d’excuses. Apparemment, son nourrisson n’aurait pas bronché pendant les dix heures du vol. Fin de la belle histoire.

Là, c’est le moment où je vous raconte un souvenir personnel : j’ai pris un TGV Paris-Bordeaux, il y a longtemps, avec ma fille âgée d’une semaine. Quand les gens m’ont vue arriver dans le wagon, ils se sont décomposés. Or, on ne l’a pas entendue du trajet, à peine un miaulement, si bien qu’à l’arrivée, tout le monde me souriait et me complimentait sur la sagesse de ce bébé parfait. La reine n’était pas ma cousine.

Le sommeil du petit enfant et de l’adulte : même besoin, pas le même rythme

 

J’ai écrit ce texte avec mes collègues, Marie-Hélène Chalifour, psychoéducatrice et Jeanne Roy, travailleuse sociale spécialisée en petite enfance et parentalités.

 

En tant qu’adultes, nous avons besoin de dormir une grande période.

Le bébé, lui, a besoin de dormir des petites périodes.

C’est vraiment dur, être fatigué, avoir besoin de sommeil et s’occuper de notre enfant…  on aimerait bien qu’il dorme comme nous, les adultes…

 

Pourquoi c’est ainsi ?

  • Le bébé humain vient au monde dépendant et fragile.
  • Le sommeil se colle sur les besoins du bébé, de l’enfant, de l’adolescent, de l’adulte, de la personne âgée. À chacun ses besoins, à chacun son sommeil.
  • L’enfant a besoin de sa maman et de son papa, proches de lui, pour avoir un sommeil paisible et pour allonger progressivement ses p’tits bouts de sommeil.
  • « Aucun enfant ne se réveille pour le plaisir de se réveiller, ni pour nous embêter. Nous sommes tous programmés pour nous réveiller quelque neuf fois par nuit – la seule différence entre les enfants et nous, c’est que nous, nous maîtrisons d’ores et déjà la technique pour nous rendormir.  Et eux, non. »[1]
  • C’est vers l’âge de 3 ans que les réveils nocturnes sont moins fréquents: nos bébés et nos enfants ont besoin de temps.

  

Comment nous donner la force de suivre le rythme de notre enfant?

  • Je prends le temps de regarder mon enfant et d’écouter les signes qu’il me donne.
  • Je prends le temps d’écouter ma « p’tite voix », j’y fais confiance et je fais confiance à mon enfant.
  • Je prends le temps de le bercer, de le câliner, de le coller sur mon cœur, de lui sourire, de lui parler, de le rassurer. Je sens que cela lui fait du bien et que ça me fait du bien à moi aussi.
  • Pourtant, il m’arrive d’avoir des doutes, même des peurs : peur qu’il reste dépendant, peur de le gâter, peur qu’il nous manipule, peur de ce que les autres vont dire…
  • Je reconnais ces peurs, j’en parle avec l’autre parent et nous nous rassurons ensemble.

 

Nous décidons que ce que nous sommes en train de faire,

c’est bâtir sa confiance en lui et en nous, ses parents.

Et que ça, ça vaut la peine de prendre le temps…

[1] Jové, Rosa. (2016). Dormir sans larmes, p.64.

 

Rest Play Grow – Deborah Mac Namara, Ph. D.

Je termine la relecture d’un excellent livre, Rest Play Grow – Making sense of preschoolers or anyone who acts like one based on the relational developmental approach of Gordon Neufeld, par Deborah MacNamara, Ph. D..

Cet ouvrage a été traduit en français, « Jouer grandir s’épanouir: le rôle de l’attachement dans le développement de l’enfant ». 

Jouer grandir

Dr. Deborah MacNamara travaille avec Gordon Neufeld, de l’Institut du même nom, http://neufeldinstitute.com/int/fr/, http://neufeldinstitute.org/

« Fondé sur les travaux du psychologue de renommée internationale Gordon Neufeld, Jouer, grandir, s’épanouir raconte l’histoire du développement des jeunes enfants. Ecrit avec une grande compassion et des anecdotes savoureuses (…).

Avec ce livre, Dr Deborah MacNamara, Ph. D., révèle que le secret pour élever un enfant ce n’est pas de connaître toutes les réponses, mais bien plutôt d’être la réponse de l’enfant. Avec l’attachement comme toile de fond, l’auteure explique très bien la très grande immaturité du cortex préfrontal du tout-petit.  Avec ces prémisses, il devient beaucoup plus facile de comprendre ce que nos tout-petits ont besoin pour s’épanouir et le rôle que leurs parents doivent jouer auprès d’eux – « It lays out how an adult must WORK so that children can REST, so they can PLAY and then GROW ».

J’ai particulièrement apprécié…

  • « In the developmental/relational approach, parents are like gardeners who seek to understand what conditions children grow best in » (…) « Children are like seeds: they need the right warmth, nourishment, and protection to grow. » (…) We need to work not at growing our children up but at cultivating the relational gardens in which they flourish” (pages 16-17)
  • “We believe we can control growth instead of focusing on how we influence the conditions that give rise to it.” P. 25
  • “Master gardeners use science and intuition to know what is needed for good growth and have faith that potential arises from cultivating deep roots to tether all life” (p. 27)
  • “(…) and there is nothing like the force of an immature child to test the maturity level in a parent.” (p. 30)
  • “Until the prefrontal cortex is sufficiently integrated, a young child will remain impulsive and untampered. Brain development continues into adolescence but changes significantly between 5 and 7 years of age.” (p. 31)
  • “Sensitive children have been called “orchid-like”, compared with kids who grow with ease like dandelions.” (p. 35)
  • “Young children don’t think: they react, are moved to attack, and are impulsive – this is the young child in action.” (p. 39).
  • “Young children are unable to operate out of two reference points at a time.” (p. 41)
  • “It is important to bear in mind that young children under the age of 3 have a minimal capacity to play on their own because of intense relational needs.” (p. 67)
  • “Attachment is defined as the drive or relationship characterized by the pursuit and preservation of proximity.” (p, 77).
  • “When they attribute being loved to what they do instead of who they are, they cannot rest.” (p. 89)
  • “With young children, we need to collect their attachment instincts before we direct them.” (p. 96)
  • RELATIONSHIPS BETWEEN ADULTS and children need to be hierarchical for a fulling attachment dance to unfold – the parent needs to lead, and the child needs to follow. This dance is an instinctive one that cannot be commanded.  It is activated when a parent assumes a caretaking stance and creates the conditions for a child to depend on them  The ultimate purpose of attachment is to foster dependence of the immature on those responsible for them.” (p. 103)
  • “We need to dance our way into right relationships with our children by a) ACCEPTING the WORK of the relationship is our responsibility, b) ASSUMING AN ALPHA role by seizing the lead and reading the child’s needs, and c) PROVIDING more than is pursued so that our provision of care more than satisfies their hunger for connection.” (p. 122)
  • “AS EMOTIONAL CREATURES, young children are predictably unpredictable.” (p. 124)
  • “Parents need to work at providing the conditions to grow children into emotional maturity instead of commanding them to act emotionally mature.” (p. 127)
  • “The antidote to thwarted expression is conveying to a child that all of their emotions are welcome and won’t lead to separation.” (p. 135)
  • “We need to help a child understand this powerful reservoir of emotional energy inside of them.” (p. 152)
  • “A child is moved to attack by the emotion of frustration; this is where a parent needs to focus.” (p. 171)
  • “When a parent conveys what doesn’t work, they need to convey that the relationship is still intact.” (p. 175)
  • “Attachment is the doorway through which separation opens up; attachment and separation are like opposite sides of the same coins. (…) In other words, if separation (ex. Bedtime, separation) is the problem, attachment is the solution.” (p. 179)
  • “Parents will need to cultivate attachment villages to raise their children in (…)” (p. 186)
  • “Bridging will work to reduce separation alarm only when the child has a right relationship with their adult.” (p. 189)
  • Chapter 9 – “You’re not the boss of me”, understanding resistance and opposition.
    • “The counterwill instinct preserves a parent’s rightful place in a child’s life as being the one to lead and take care of them.” (p. 204)
    • “When attachment is strong, counterwill is weak or nonexistent. When attachment is weak, counterwill reactions will be strong.” (p. 206)
  • “Maturity is the answer to immature behavior – discipline is what adults do to impose order on the disorder of immaturity.” (p. 223)
  • “Good discipline means not letting a child’s behavior be more important than the relationship.” (p. 237)
  • “From a child’s perspective, good discipline means an adult still believes in them and knows they will get it right one day.” (p. 237)
  • “Attachment is a child’s greatest need” (p. 230)
  • “Parents can be firm on behavior but easy on the relationship.” (p. 242)
  • “Being a parent is more than just a list of things we do; it is about who we are to our children and who we become because of loving them.” (p. 253)
  • “Children shouldn’t have to perform to be loved; they should be loved regardless how they perform.” (p. 256)
  • “Being a gracious parent is what it means to unconditionally love a child – it is how we become their place or rest so that they can play and grow. “ (p. 257)
  • “We cannot become our child’s answer through books, someone else’s mantras, or directions. This place must be born inside us from alpha instincts and vulnerable emotions. It is as much about caring as it is responsibility.” (p. 257)
  • “As adults, we face forward into aging and separation, but in holding on to our children, we are forced to look back to our beginnings. Nature ties the ends of our life cycle together, the old connected to the new, the endings fused to the beginnings, opposites entwined, the paradoxical rendered seamless, endless.  These invisible ties of relationships hold us together – the human cycle unfolding generation after generation.” (p. 258)

Bonne lecture!

 

Un enfant « orchidée »

Aujourd’hui lundi 29 août, La Presse+, un dossier de Catherine Handfield, Bien cultiver l’impulsivité.

Des chercheurs du CHU Sainte-Justine et de l’Université de Montréal ont obtenu des résultats qui rejoignent la théorie de l’enfant orchidée dans une étude publiée cette année dans la revue scientifique Development and Psychopathology. Ils ont regardé le lien entre les pratiques coercitives des parents à l’âge de 6 ans et la consommation d’alcool à l’âge de 15 ans. L’échantillon comprenait 209 adolescents. Par pratique coercitive, on entend frapper, secouer et crier.

« Quand on comparait un enfant impulsif à un enfant moins impulsif, celui qui était impulsif consommait plus d’alcool quand les pratiques coercitives étaient élevées – c’est la vulnérabilité qu’on a toujours lue. Mais quand les pratiques coercitives étaient faibles, ils consommaient moins d’alcool que ceux qui étaient moins impulsifs. »

Un enfant « orchidée »?

Une métaphore suédoise compare les enfants à des fleurs. Il y a les enfants pissenlits, qui se développent bien dans n’importe quelle condition. Et il y a les enfants orchidées, qui dépérissent en milieu hostile, mais qui font des fleurs magnifiques et surpassent les autres lorsqu’on en prend soin.

Gordon Neufeld parle des enfants « orchidées »:  http://neufeldinstitute.org/helping-orchid-children-thrive-part-1-of-3/

Cette recherche est très intéressante… Moi, je ne suis pas vraiment étonnée des résultats… et vous…?

Development and Psychopathology 28 (2016), 265–275 # Cambridge University Press 2015 doi:10.1017/S0954579415000437, Differential susceptibility to environmental influences: Interactions between child temperament and parenting in adolescent alcohol use  CHARLIE RIOUX, NATALIE CASTELLANOS-RYAN, SOPHIE PARENT, FRANK VITARO, RICHARD E. TREMBLAY, AND JEAN R. SÉGUIN Université de Montréal.

Ici, il est question de comparer l’enfant à une fleur.  Vous avez peut-être entendu parler des enfants hyper sensibles, des « babi » (bébés aux besoins intenses).

Maintenant, ceci étant dit, je crois important de recadrer un p’tit peu…  Ces appellations pour décrire des comportements d’enfants sont aidants… elles donnent souvent de bonnes idées aux parents.  Par contre, je trouve ça triste quand un parent présente son fils comme étant un « BABI » et non pas « Alfred qui déborde d’enthousiasme et de joie quand il rencontre ses cousins… »  Un tout-petit qui s’emballe, qui est impulsif, c’est fort probable… Oui, certains plus que d’autres… sauf que l’impulsivité fait partie du bagage de la plupart des enfants, à un moment ou l’autre. Et peu importe le niveau d’impulsivité d’un tout-petit, c’est un des rôles du parent, et des autres adultes qui vivent avec ce tout-petit, de le rendre capable d’exprimer ses besoins, ses ressentis, ses émotions, d’être bien dans sa peau et de « bien vivre » avec les autres, un peu plus chaque jour.  En ce qui concerne les pratiques coercitives, oui, elles devraient être bannies quand un enfant fait preuve d’impulsivité… elles devraient d’ailleurs être bannies tout le temps, peu importe l’enfant, peu importe la fleur qu’il est, peu importent les circonstances.

Chaque enfant est une fleur… et peu importe l’enfant, « il dépérira en milieu hostile et il fera une fleur magnifique et surpassera les autres si on en prend soin ».  À la naissance, le bébé arrive d’une « autre planète »… son développement se poursuit en dehors du ventre de sa maman et c’est au fil des années, à petites doses, avec toutes sortes d’expériences de vie diverses, avec des adultes bienveillants, qu’il évoluera de façon de plus en plus autonome. Les pleurs, les gestes, les paroles d’un tout-petit veulent dire quelque chose… L’adulte qui vit près de ce tout-petit doit décoder ce que cet enfant cherche à dire par ses pleurs, ses gestes, ses paroles pour emmener cet enfant à une meilleure compréhension de lui-même, de son monde et de ceux qui l’entoure.

Un autre élément bien important… Pour un adulte, même le plus aimant de tous les parents, vivre avec un enfant, c’est parfois « wow » et parfois, c’est « j’en peux plus »… d’où l’importance que chaque famille fasse partie d’un village avec des adultes bienveillants, qui peuvent écouter les parents parler de leurs joies et de leurs difficultés quotidiennes avec leur enfant et aussi, à l’occasion, qui peuvent prendre la relève.

 

Saviez-vous que… / 2

17. Chapitre 5, Comportements de l’enfant

Ce chapitre commence en mentionnant que la raison première qui incite une femme à cesser l’allaitement, c’est sa croyance (souvent fausse) que sa production de lait est insuffisante.

Il y a 6 états comportementaux chez tous les bébés:

  1. Les pleurs:
    • Le nouveau-né n’a pas de larmes car les canaux lacrymaux (canaux des larmes) sont bloqués jusque vers 2-4 mois.
    • Consoler un bébé, ça prend du temps.  Le nouveau-né a des habiletés limitées à filtrer les stimuli de son environnement.  De plus, certains enfants naissent avec plus d’habiletés que d’autres à filtrer les stimuli et à se réguler.  Avec la maturation de son cerveau, le bébé en viendra à adopter des comportements d’auto consolation – par contre, ces comportements d’auto consolation ne devraient pas être un signe de laisser ce bébé s’arranger tout seul mais plutôt un signe que ce bébé vit un stress et qu’il aura besoin de l’aide de sa maman-son papa pour être consolé/régulé entièrement.
  2. Éveil actif / active alert: l’enfant peut être agité et maussade, sa respiration est irrégulière.
  3. Éveil calme / quiet alert: état où l’enfant est le plus attentif et réceptif, sa respiration est régulière.
  4. Somnolence / drowsy: le bébé a peu d’intérêt à communiquer, sa respiration est irrégulière.
  5. sommeil léger / active-light sleep: c’est l’étape du rêve, du Rapid Eye Movement (REM), sa respiration est irrégulière, le bébé bouge dans son sommeil, le bébé peut être réveillé et c’est tant mieux car ça le protège du Syndrome de la Mort Subite du Nourrisson.
  6. sommeil profond / quiet-deep sleep: c’est la période restorative, la respiration est régulière, le corps est relâché, le sommeil est profond, c’est très difficile de réveiller le bébé à cette étape (et le réveiller avec une débarbouillette froide n’est vraiment pas une bonne idée 😦 )

À mesure que le cerveau du bébé mature, le bébé devient de plus en plus habile à réguler ces différents état d’éveil et de sommeil.

L’enfant, dès sa naissance, communique avec sa maman et son papa: il présente des signes d’engagement qui veulent dire « Oui, je veux te parler » et des signes de désengagement qui signifient « Non, arrête, je n’en peux plus ».

Le bébé utilise plusieurs signaux pour indiquer ses différents besoins.  Certains de ses signaux peuvent être non spécifiques et les parents peuvent avoir besoin d’un peu de temps pour déchiffrer et comprendre leur bébé.  Par contre, maman-papa doivent s’attendre à une escalade des moyens du bébé pour se faire comprendre si on ne le comprend pas assez vite selon lui, c’est-à-dire les pleurs….

Les pleurs peuvent signifier plusieurs choses autres que « J’ai faim ».  Les pleurs persistants se rencontrent chez 20% des bébés et sont rarement l’indication d’un problème de santé. Barnard (2010) croit que la répétition des gestes pour calmer le bébé serait une bonne tactique.  Il nous présente l’acronyme REST pour: Régulation, Entrainement, Structure, Toucher.  Donc, l’adulte chante au bébé, le berce, lui chuchote des mots doux, dans le même ordre, avec le même ton doux.

Le sommeil:

  • Les cycles du sommeil du bébé sont de 60 minutes tandis que chez l’adulte, ils sont de 90 minutes.
  • Le nouveau-né s’endort en sommeil léger et 20-30 minutes plus tard, il passe en sommeil profond.  Les adultes s’endorment en sommeil profond.
  • Un nouveau-né peut dormir une quinzaine d’heures par 24 heures, quoique ce nombre varie beaucoup d’un bébé à l’autre.
  • Les patrons de sommeil changent à mesure que l’enfant vieillit: vers 12-16 semaines, l’enfant commence à s’endormir en sommeil profond et les éveils de nuit diminuent.
  • Entre 2-6 semaines, le bébé peut dormir 2 à 4 heures d’affilée.
  • À 3 mois, les états d’éveil et de sommeil se consolident, les rythmes circadiens commencent à suivre le cycle jour/nuit et les hormones cortisol et mélatonine deviennent endogènes (fabriqués par le bébé).  Le bébé peut dormir environ 4 heures d’affilée à cette étape.
  • Vers 6 mois, les bébés peuvent dormir environ 6 heures sans interruption.
  • Un bébé qui s’éveille la nuit, c’est un bébé en santé: à la naissance, le bébé est incapable de répondre seul à ses besoins de chaleur, de nourriture, de confort.  Il a besoin de sa maman-son papa.  Plus il vieillit, plus il devient autonome, moins il a besoin de sa maman-son papa.
  • Les patrons et les stades d’éveil et de sommeil dépendent de la maturation du cerveau du bébé.  En même temps, maman papa peuvent adopter des mesures qui facilitent le sommeil du bébé: environnement calme et sans écran en soirée, lait de maman sans caféine en soirée, etc.
  • Des études ont démontré que la maman d’un bébé allaité dormirait 45-47 minutes de plus par nuit que la maman d’un bébé non allaité.  Un autre auteur dit qu’entre 2 semaines et 4 mois, le bébé allaité dort plus longtemps quoiqu’il ait ces périodes de sommeil soient plus courtes que chez le bébé non allaité.
  • Finalement, mettre des céréales dans le biberon de nuit d’un bébé ne le fera pas dormir plus longtemps… désolée!

« Mon bébé a des coliques… »

Hier, j’ai reçu une maman en consultation.  Son bébé âgé de 3 1/2 semaines l’accompagnait.  Bébé est allaité exclusivement.  Maman est inquiète.  Chaque jour, bébé a des périodes où il pleure, se tortille, passe des gaz, son ventre se durcit.  Maman essaie de lui offrir le sein – bébé en veut, il n’en veut pas… « C’est simple, il a des coliques. J’ai commencé à couper les produits laitiers dans mon alimentation. » Maman se demandait si elle pouvait lui donner des probiotiques.

Le 19 janvier 2016, Catherine Handfield, La Presse+, a posé la question à Dre Valérie Marchand, gastroentérologue pédiatre à l’hôpital Sainte-Justine et ancienne présidente du comité de nutrition de la Société canadienne de pédiatrie.  Dre Marchand disait, entre autres:

  • Les probiotiques peuvent avoir des bénéfices dans certaines situations cliniques, mais de là à en donner d’emblée à un enfant pour améliorer sa santé intestinale… Je pense qu’il y a bien d’autres choses qu’on peut faire avant ça.
  • Les probiotiques qui sont dans l’intestin vont effectivement renforcer la fonction de barrière entre l’intérieur de l’intestin et le sang en augmentant la production du mucus et en augmentant le lien entre les cellules. Ça diminue la perméabilité intestinale. Maintenant, est-ce que ça va diminuer la pénétration de microbes dans la muqueuse intestinale ? Peut-être. L’autre chose qu’on veut, c’est que les protéines alimentaires ne pénètrent pas intactes dans le sang pour éviter de créer des allergies alimentaires. Des études ont montré que certains probiotiques peuvent réduire le risque, chez les bébés, de devenir allergiques, mais les études ne sont pas toutes significatives à cet égard.
  • Il y a d’autres façons de moduler la flore intestinale. Notre flore intestinale est établie très tôt dans la vie, vers 6, 12 mois. On prend des probiotiques, on modifie notre flore intestinale. On arrête d’en prendre, et quelques jours après, la flore intestinale revient à ce qu’elle était.  Comment peut-on moduler la flore intestinale de son enfant?  Par l’allaitement maternel, qui est la manière la plus intéressante, la plus durable et la plus efficace, ainsi que par l’alimentation, en diminuant l’exposition à des antibiotiques…

Ceux qui sont intéressés par ce sujet peuvent consulter le document de principes de la Société canadienne de pédiatrie, « L’utilisation des probiotiques au sein de la population pédiatrique« .

Maintenant, les coliques, les pleurs… Voici ce que certaines sources en disent…

Naître et grandir, les coliques

Les pleurs sont une chose parfaitement normale : ils sont souvent la seule façon qu’a un bébé de s’exprimer. Un bébé pleure s’il a faim, s’il a froid, si sa couche est mouillée… et c’est aussi parfois une façon pour lui de s’apaiser par lui-même. Cependant, certains nourrissons pleurent plus que d’autres, sans raison apparente. On a beau les nourrir adéquatement, les tenir au chaud, les cajoler, rien n’y fait. On dit d’eux qu’ils ont des coliques, bien que ce ne soit pas nécessairement le cas. En fait, on ne sait pas ce qui cause leur comportement. Le terme colique désigne une douleur au côlon. Selon les données connues, 10 % à 15 % des nourrissons souffriraient de coliques.

Un bébé qui a des coliques est, par ailleurs, un enfant en bonne santé. Il a un réflexe de succion normal. Il mange bien. Il ne vomit pas (mais c’est normal qu’il régurgite de temps à autre). Il ne fait pas de fièvre. Il n’est pas léthargique . Ses selles sont normales. De plus, il a toujours un gain de poids satisfaisant.

 

Société canadienne de pédiatrie, les coliques et les pleurs

Les bébés en santé pleurent. C’est leur manière d’exprimer leurs besoins et de communiquer avec les personnes qui les entourent. La plupart du temps, vous réagissez en donnant à votre bébé ce dont il a besoin : vous le nourrissez, l’aidez à s’endormir, changez sa couche ou lui faites des câlins. Les pleurs sont très utiles pour les bébés, parce qu’ils dépendent des autres pour répondre à tous leurs besoins.

Il arrive toutefois que même les parents les plus affectueux ne réussissent pas à calmer les pleurs de leur bébé. Ce n’est pas leur faute.

Lorsqu’un bébé pleure beaucoup et longtemps (sans interruption), même s’il a été nourri, changé et câliné, on dit souvent que c’est un bébé à coliques. On a longtemps pensé que les coliques étaient un « état ». Certains bébés en ont, d’autres non.

Toutefois, d’après de nouvelles données, ce qu’on appelle les coliques ferait partie du développement normal du bébé. Au début de leur vie, tous les bébés vivent une période au cours de laquelle ils pleurent plus qu’en toute autre période.

Chaque bébé est différent. Pendant cette période « de pointe », qui dure généralement de 3 à 8 semaines, certains bébés pleurent beaucoup plus que d’autres. Leurs pleurs peuvent sembler plus énergiques et peuvent être plus difficiles (parfois impossibles) à consoler.

La bonne nouvelle? D’abord, ces pleurs sont normaux. Ils n’ont aucun effet à long terme sur votre bébé. Ensuite, ils ne se prolongeront pas indéfiniment. Cette période de pleurs vigoureux et intenses (et inexpliqués) peut s’arrêter tout aussi rapidement qu’elle a commencé ou diminuer graduellement au fil du temps. En général, ils sont chose du passé lorsque votre enfant atteint 3 ou 4 mois.

 

Hôpital de Montréal pour enfants, Coliques

Un bébé qui souffre de coliques pleure beaucoup, en général plus de 3 heures par jour; mais chez certains enfants, la crise peut durer encore plus longtemps. En général, les pleurs débutent vers la même heure, souvent en début en soirée.
Les coliques sont fréquentes. On estime qu’au moins 1 ou 2 bébés sur 10 ont des coliques pendant leur petite enfance. Mais il est important de se rappeler que même s’il est difficile de prendre soin d’un bébé qui souffre de coliques, celles-ci ne sont pas dangereuses.

On a souvent l’impression que les bébés qui ont des coliques souffrent de douleurs abdominales, mais la véritable cause demeure inconnue.

Je termine avec Dr Brazelton, pédiatre américain, « Les pleurs en fin de journée » dans Votre enfant et son sommeil, pages 39 et 40

Vers trois semaines, une période de pleurs en fin de journée a de fortes chances de s’instaurer.  Des mères m’ont dit qu’elles peuvent prévoir cette phase d’énervement ou d’irritation car leur bébé commence à s’agiter, à être trop facilement hyperstimulé et à se montrer souvent inconsolable.  Elles me disent aussi qu’après ces pleurs leur bébé dort mieux.  Une fois que le parent a vérifié qu’il ne s’agit pas de faim, d’inconfort ou de douleur, le bébé peut avoir besoin de pleurer pour libérer la surcharge de son système nerveux immature.  Après ce laps de temps, suivi de nombreux apaisements et renvois, en général le bébé se calme et s’endort.  Un peu comme s’il avait fini par s’épuiser et avait évacué son trop-plein d’énergie nerveuse.  Cette capacité à s’endormir par la suite fait mieux accepter la période de pleurs.

« Bébé a des coliques – c’est la faute de ce que maman mange! »

Des fois, j’ai l’impression que tout est de la faute des mères 🙂  J’exagère, je sais… Il faut quand même se dire que bébé allaité est habitué à l’alimentation de sa maman: quand il était dans le ventre de sa maman, il buvait du liquide amniotique, liquide qui goûtait l’alimentation de sa maman.  Si maman n’a pas d’allergie diagnostiquée, si elle n’a pas eu à suivre une diète particulière pendant sa grossesse, son alimentation était probablement variée et son bébé a été « exposé » au brocoli, au chou, au beurre d’arachides, aux oignons, etc.  À moins d’une indication médicale particulière, en période d’allaitement, maman peut donc continuer à manger ce qu’elle mangeait pendant sa grossesse… Oui, chez certains bébés, quand maman coupe certains aliments, il va mieux. En même temps, il faut reconnaître que maman a été en gestation, a accouché et maintenant allaite; son corps a besoin d’énergie, de calories, de vitamines et de minéraux.  Maman a aussi besoin d’énergie et de nutriments pour une tâche incommensurable, s’occuper de son bébé, 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Je rencontre des mamans qui en sont à boire et à manger… pas grand chose tellement elles ont tout coupé dans leur alimentation.  Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand j’ai faim, je me sens moins patiente…  Donc, d’un côté, on aurait un bébé qui pleure peut-être un peu moins et de l’autre, une maman sûrement affamée, épuisée qui pleure parce qu’elle manque d’énergie et de patience pour s’occuper de son bébé – pas génial.

Les articles précités démontrent qu’il y a une part de « normalité » aux pleurs du bébé. « Normalité »… un bien grand mot… Si les pleurs, les tétées groupées, les coliques font partie de la vie normale d’un bébé normal, je reconnais aussi qu’il y a des bébés qui peuvent avoir du reflux, qui peuvent avoir mal au ventre – ce sont les parents de ce bébé qui connaissent le mieux ce bébé.  Quand des parents croient qu’il y a un problème, je crois que maman et les siens ont besoin d’être accompagnés par une équipe – médecin, diététiste, infirmière, consultante en lactation, afin de d’avoir un plan qui tienne bien compte de chaque membre de la famille, un plan qui s’assure que maman reçoit tous les nutriments dont elle a besoin.  Est-il nécessaire de tout couper et de tout couper d’un coup? Peut-on y aller par étapes? Peut-on faire des essais de réintroduction de certains aliments tenant compte que le système digestif de bébé, très immature, change beaucoup durant la première année?  Le plan envisagé doit être souple et revu souvent car bébé est en croissance constante.

J’ai trouvé cet article de la Leche League France, « Les coliques et le bébé allaité » .  Il est question, entre autres, du lait de maman contenant du lactose en début de tétée et plus de gras vers la fin de la tétée.  Si ça aide, tant mieux…

Il y a des papas (ou toute autre personne du « village ») qui sont devenus experts en bébé qui pleure… Quand la période des « pleurs-coliques » commence, maman va prendre un bain (ou une marche ou un café avec une amie) et papa s’occupe de bébé, l’emmène faire un tour d’auto.  Le jour, pendant que maman travaille à l’intérieur 🙂 papa travaille à l’extérieur, il côtoie d’autres adultes. Les pleurs de son bébé le touchent sauf qu’il en a, parfois, une autre perspective…  Une maman demandait à une voisine adolescente de venir, en fin de journée, bercer bébé pendant que maman préparait le souper.  Si on sait que bébé est en bonne santé, toutes les solutions sont bonnes…

Comme dit la La Leche League France: « Il faut être patient : le temps arrangera les choses, quoi qu’on fasse. Les laits artificiels ne sont pas la solution. »

Je reprends ce que je disais à propos des pleurs... Votre bébé est en bonne santé et il pleure… D’après vous, quel devrait être votre but…? Arrêter ses pleurs à tout prix ou plutôt reconnaître ses pleurs et lui « prêter » une épaule compatissante pour pleurer ce qu’il a à pleurer…?  Demain, votre bébé sera un homme de 17 ans et sa première blonde le quittera et il aura beaucoup de peine.  Ce qui effacerait son chagrin, c’est de ravoir sa belle… mais ce sera impossible.  À ce moment-là, les mots seront superflus, comme aujourd’hui, il aura besoin de savoir qu’il n’est pas tout seul dans sa peine, il aura besoin de votre épaule compatissante…

En terminant

Ceci étant dit, maman-papa, vous devez bien prendre soin de vous… Un bébé, c’est exigeant et encore plus quand il pleure: vous avez beau vous raisonner qu’il est en bonne santé, c’est tout un stress, pour un parent, de prêter une épaule compatissante à son bébé qui pleure.  Vous pouvez vous sentir dépassé(e), exaspéré(e), excédé(e) – vous vivez des émotions normales.   Quand vous vivez ces émotions, alors, STOP.

  • Déposez bébé sur le dos, dans son lit, les côtés remontés.  Il continuera de pleurer et il sera en sécurité.
  • Vous, allez prendre une douche, prendre l’air sur le balcon, appeler quelqu’un qui peut vous écouter ventiler et/ou venir vous relayer auprès de bébé.
  • Retournez voir votre bébé quand vous aurez repris pied ou quand la personne que vous avez appelée est arrivée.

116-9

 

« Sweet sleep », ami des familles :-)

Je termine la lecture de « Sweet Sleep – Nightime and Naptime Strategies for the Breastfeeding Family » (2014) par Diane Wiessinger, Diana West, Linda J. Smith, Teresa Pitman, Ballantine Books – New York, La Leche League International.

J’ai apprécié:

  • les références: elles sont nombreuses, scientifiques, actuelles;
  • les faits et le non jugement: les auteures ne parlent pas contre qui que ce soit, elles ne cherchent pas à vendre quoi que ce soit, les auteures établissent des faits, basés sur des résultats probants, « tout simplement »;  le titre est bien choisi: « Sweet Sleep », un livre qui parle du sommeil…;
  • les auteures mettent bébé au cœur de tout, elles reconnaissent ses forces, son individualité:

« Babies aren’t blank slates that we write a personality on.  Being active or quiet or unpredictable is as built-in as being curly-haired or long-legged or round-faced.  It can even start in the womb. » (p. 102)

Chapitre 7: Sleep Personalities and Places

  • les auteures aident à reconnaître des situations « difficiles »

« When it gets this bad, you need sleep.  Now.  And you need to have your baby in a separate space until you’re more rested.  You need an emergency sleep break (ESB). » (p. 173)

  • les témoignages, au fil de la lecture;
  • les photos: aucun bébé ne se retrouve seul sur une photo;
  • à travers la science, quelques trucs, quelques conseils:

Chapitre 11 « Gentle sleep Nudging Methods » (Méthodes « coup de pouce » pour un sommeil paisible – traduction libre);

  • souvent, les auteures abordent la situation des parents et elles en parlent avec respect, compassion et empathie; les faits servent à normaliser la situation sans pour autant la banaliser:

« Most newborns sleep for more than half of every 24 hours, so in theory we should be well rested. (…) The problem is the tug-of-war between our quest for long stretches of unbroken sleep and our baby’s need for frequent nursing day and night. » (p. 152)

« We can start this chapter with reassurance.  If you’re reading it around the two-week mark with your first baby, you’re probably not where Donna was with her third.  Not yet and that’s normal. » (p. 259)

« Are you getting tired of hearing « Is he sleeping through the night yet? » Are you just getting plain tired? That’s understandable.  Waking up to feed and connect through the night is normal for babies and young children.  But it can be hard on mothers.  Is there any way to make it better? Maybe a starting point is understanding your baby’s starting point. » (p. 178)

  • un chapitre fait le tour des « gadgets », un autre chapitre suggère des réponses aux nombreux commentaires qu’une famille peut recevoir;
  • les auteurs s’attardent à certaines périodes de la vie de l’enfant: les premiers jours, les 2 premières semaines, 2 semaines à 4 mois, 4 mois et plus;
  • la dernière partie, « Safe-sleep science », aborde des sujets « chauds » comme l’entrainement au sommeil, le syndrome de la mort subite du nourrisson, la controverse autour du co-dodo, le tout avec de multiples références;
  • à la fin, des ressources et aussi, des feuillets d’informations, « Tearsheet Toolkit »;
  • l’outil « The Safe Sleep Seven », qui s’harmonise bien et qui complète bien les recommandations de « Mieux vivre avec notre enfant« .
  • en s’appuyant sur la science, les auteures mentionnent les différences dans le sommeil d’un bébé allaité et de celui qui reçoit de la préparation commerciale pour nourrissons.  Ça me fait penser à l’expression qui émerge, « Breastsleeping »… dodo pour le bébé allaité.

En conclusion? Ce livre est une ressource incontournable pour réfléchir avec sa tête et avec son cœur au sommeil du bébé et à la meilleure façon de l’accompagner dans son développement au fil des jours et des nuits.  J’adhère beaucoup à cette façon d’aborder une situation avec des parents: moi, en tant qu’intervenante, j’apporte des résultats probants afin d’aider les parents à prendre une décision la plus éclairée possible dans leur vie, avec leur bébé.  Ensuite, l’intervenante que je suis est assez professionnelle pour respecter la décision prise par les parents, tout en s’assurant que chaque personne évolue dans un environnement sécuritaire.  C’est ce que j’ai senti en lisant le titre (« Sweet Sleep – nightime and naptime strategies for the breastfeeding family » – des stratégies sont proposées…) et au fil des pages de ce livre.

En partant de ce livre, je me suis amusée à lire des textes en référence, à visiter des sites web.  Si vous désirez pousser votre réflexion un peu plus loin…

Il y a aussi le « Dossier sommeil » dans mon site web.

En terminant, une demande spéciale…  La Leche League France consacre son numéro janvier-février-mars 2016 au sommeil du bébé… J’aimerais bien lire ce numéro… si vous l’obtenez, pouvez-vous me contacter, svp? Merci 🙂