Le chemin de vie qui me mène à vous aujourd’hui

Bonjour!

Je suis Louise Godin.

2014-08-23 photo Louise © Reproduction interdite

Comme chacun de vous, je viens d’une famille.  Dans ma famille, ma mère était une mère à temps plein et mon père nous berçait et nous chantait des chansons que son père lui avait apprises.  Mon père a toujours eu une très belle voix, forte, pour chanter… par contre, d’une fois à l’autre, papa ne se souvient pas des paroles… ce qui en fait quelqu’un de créatif car il réinvente la chanson à chaque fois qu’il la chante 🙂

2006-01-01 piano

 © Reproduction interdite

Mes parents me racontent que je prenais soin... Ce « prendre soin » est resté présent tout au long de ma vie.  Avec le temps, mes expériences de femme, de mère, de professionnelle, ce « prendre soin » s’est précisé.  Aujourd’hui, je me perçois davantage comme « accompagnatrice » des bébés et de leur famille – j’en reparlerai.

1960Louise inf© Reproduction interdite

Dans ma famille, je suis l’aînée: j’ai un frère et une sœur. Quand ma sœur est venue au monde, j’étais assez vieille pour m’imposer: pas question que mon « bébé-sœur » s’appelle Isabelle… et elle ne s’est pas prénommée Isabelle! Mon « bébé-sœur », je l’ai bercée, je l’ai changée de couche (disons qu’elle n’est pas très contente quand je raconte cela…). On partageait la même chambre et quand elle se réveillait la nuit, je la prenais avec moi dans mon lit… Même si je me préoccupais de sa sécurité, j’avoue que oui, ç’aurait pu être dangereux… Par contre, je me souviens que, pour moi, c’était clair, sans équivoque: il fallait répondre sans tarder aux pleurs d’un bébé et le co-dodo était de mise si elle avait de la difficulté à s’endormir. Pour moi, c’était LA façon de s’occuper d’une enfant.

Adolescente, j’ai gardé plusieurs enfants.  J’étais « la gardienne qui ne laisse pas un bébé pleurer ».  Je jouais beaucoup avec les enfants.  Je n’hésitais pas, si nécessaire, à faire des entourloupettes… Dans une famille, il y avait un « grand » de 3 ans qui détestait le lait.  Et ce « grand » de 3 ans avait une maman qui l’obligeait à boire 1 verre de lait à chaque repas.  À l’insu de ce « grand », je lui ai versé un verre de lait en lui présentant comme du « jus de vache »… C’était vrai et en prime, il trouvait cela délicieux… 🙂

Comme plusieurs d’entre vous, j’ai bâti une famille. Luc et moi avons eu 3 garçons. J’ai eu le privilège de rester quelques années à la maison avec eux. À mon tour, je les ai bercés… la différence étant que, contrairement à mon père, j’avais les paroles mais pas la mélodie des chansons…! Je les ai allaités, j’ai tenté de leur créer un milieu de vie qui permettrait leur bien-être, leur épanouissement.

2015-09-30 Scènes de vie quotidienne© Reproduction interdite

Pendant cette période, j’ai joint un groupe d’entraide à l’allaitement.  En tant que marraine d’allaitement, je voulais offrir à des mamans qui allaitent, l’écoute, l’entraide que je n’avais pas toujours eues. Avec le temps, je voulais offrir davantage à ces mamans… En allaitement, j’ai rencontré des personnes qui m’ont parlé de la consultante en lactation.  J’ai réussi l’examen de l’IBLCE: l’infirmière clinicienne que je suis est devenue consultante en lactation, IBCLC.  J’ai travaillé plusieurs années dans une clinique d’allaitement offrant des services tertiaires aux mamans qui allaitent et à leur famille.

Dans ma vie de parent et aussi dans ma vie professionnelle, j’ai vécu des moments difficiles, ces dernières années.  Je voulais me remettre en forme mais les cours de groupe avec une musique tonitruante ne me convenaient pas.  J’avais besoin de calme, de paix, de me re-trouver.  J’ai renoué avec le yoga et j’ai découvert le programme de gestion du stress par la pleine conscience.  Ça m’apporte beaucoup dans ma vie.

Maintenant, je suis en pratique privée… Pour moi, c’est un bel équilibre entre prendre soin des nouvelles familles et rester présente auprès des miens qui en sont à bâtir leur nid et leur famille. Ça me permet aussi de travailler à des projets qui m’intéressent et qui me tiennent à cœur. 

DSCN1014

Une anecdote: je devais être destinée à accompagner des familles… Un de mes proches a découvert qu’une autre Louise Godin, née en 1845 et décédée en 1939, a consacré une partie de sa vie à « agir dans l’intérêt des nécessiteux et dans la protection de l’enfance, et à se préoccuper particulièrement du sort des jeunes délinquantes, des prostituées et des prisonnières libérées. »  🙂