Le sommeil du petit enfant et de l’adulte : même besoin, pas le même rythme

 

J’ai écrit ce texte avec mes collègues, Marie-Hélène Chalifour, psychoéducatrice et Jeanne Roy, travailleuse sociale spécialisée en petite enfance et parentalités.

 

En tant qu’adultes, nous avons besoin de dormir une grande période.

Le bébé, lui, a besoin de dormir des petites périodes.

C’est vraiment dur, être fatigué, avoir besoin de sommeil et s’occuper de notre enfant…  on aimerait bien qu’il dorme comme nous, les adultes…

 

Pourquoi c’est ainsi ?

  • Le bébé humain vient au monde dépendant et fragile.
  • Le sommeil se colle sur les besoins du bébé, de l’enfant, de l’adolescent, de l’adulte, de la personne âgée. À chacun ses besoins, à chacun son sommeil.
  • L’enfant a besoin de sa maman et de son papa, proches de lui, pour avoir un sommeil paisible et pour allonger progressivement ses p’tits bouts de sommeil.
  • « Aucun enfant ne se réveille pour le plaisir de se réveiller, ni pour nous embêter. Nous sommes tous programmés pour nous réveiller quelque neuf fois par nuit – la seule différence entre les enfants et nous, c’est que nous, nous maîtrisons d’ores et déjà la technique pour nous rendormir.  Et eux, non. »[1]
  • C’est vers l’âge de 3 ans que les réveils nocturnes sont moins fréquents: nos bébés et nos enfants ont besoin de temps.

  

Comment nous donner la force de suivre le rythme de notre enfant?

  • Je prends le temps de regarder mon enfant et d’écouter les signes qu’il me donne.
  • Je prends le temps d’écouter ma « p’tite voix », j’y fais confiance et je fais confiance à mon enfant.
  • Je prends le temps de le bercer, de le câliner, de le coller sur mon cœur, de lui sourire, de lui parler, de le rassurer. Je sens que cela lui fait du bien et que ça me fait du bien à moi aussi.
  • Pourtant, il m’arrive d’avoir des doutes, même des peurs : peur qu’il reste dépendant, peur de le gâter, peur qu’il nous manipule, peur de ce que les autres vont dire…
  • Je reconnais ces peurs, j’en parle avec l’autre parent et nous nous rassurons ensemble.

 

Nous décidons que ce que nous sommes en train de faire,

c’est bâtir sa confiance en lui et en nous, ses parents.

Et que ça, ça vaut la peine de prendre le temps…

[1] Jové, Rosa. (2016). Dormir sans larmes, p.64.

 

Le sommeil du bébé…

Un de mes fils a pensé que ce texte pouvait m’intéresser… « Les bébés qui font chambre à part dorment davantage »  (comment a-t-il deviné…😌?!!!)  J’ai trouvé un article résumé, « Baby sleeping in same room associated with less sleep, unsafe sleep habits »  puis j’ai mis la main sur l’article paru dans Pediatrics, « Mother-Infant Room-Sharing and Sleep Outcomes in the INSIGHT Study »  Pour votre information, INSIGHT est l’acronyme pour une étude, « Intervention Nurses Start Infants Growing on Healthy Trajectories ».  Les mères ont complété le « Brief Infant Sleep Questionnaire » quand leur bébé avait 4, 9, 12 et 30 mois – à noter que ce questionnaire ne contient aucune question concernant le mode d’alimentation du bébé.  L’article du Dr Ian M. Paul fait référence à la nouvelle recommandation de l’American Academy of Pediatrics parue à la fin de 2016, « SIDS and Other Sleep-Related Infant Deaths: Updated 2016 Recommendations for a Safe Infant Sleeping Environment, » soit celle que les parents partagent leur chambre avec leur bébé au moins jusqu’à 6 mois et si possible jusqu’à 1 an et ce, en guise de prévention au syndrome de mort subite du nourrisson.

L’article du Dr Ian M. Paul conclut en disant:

Room-sharing at ages 4 and 9 months is associated with less nighttime sleep in both the short and long-term, reduced sleep consolidation, and unsafe sleep practices previously associated with sleep-related death.

Traduction libre: Le partage de la chambre à 4 et 9 mois est associé à une réduction du sommeil nocturne à court et à long termes, une réduction de la consolidation du sommeil et aussi à des pratiques de sommeil non sécuritaires auparavant associées à la mort subite pendant le sommeil.

Dans cette étude, j’ai noté, entre autres…

  • « Feeding mode was assessed by using a food frequency questionnaire.  Infants were categorized as predominantly breastfed if more than 80% of milk feedings were breastmilk »  Traduction libre: si plus de 80% du lait reçu par l’enfant était du lait maternel, cet enfant était considéré « allaité de façon prédominante ».
  • Finalement, des 279 participants, il restait 230 dyades mère-bébé après les différentes exclusions.
  • Les auteurs parlent beaucoup de routine à l’heure du dodo.  La distinction est faite entre les bébés qui s’endormaient pendant la tétée, ceux qui étaient mis au lit après la tétée et éveillés, ceux qui étaient mis au lit à 20h ou plus tôt et ceux qui vivaient de façon constante une routine du dodo.

Vous vous souvenez que j’ai travaillé en co-construction pour la « mise au monde » de la Trousse Trousse Voyage au coeur de l’attachement en 2016.  Dans cette trousse, l’Annexe 9, sommeil du bébé on dit, entre autres…

  • Le bébé humain vient au monde immature.  Il a besoin de ses parents pour se développer.  Pour lui la proximité et l’endormissement sont indissociables.  Le sommeil du bébé est différent de celui de l’adulte.  Il est imprévisible et inconstant.  Il peut dormir une nuit de 5h et la nuit suivante se réveiller aux 2h.  Un bébé, c’est organisé ainsi!

  • Le bébé ne peut apprendre à dormir!

  • Se réveiller la nuit pour un bébé répond à un besoin physiologique.

Encore cette semaine, j’ai été appelée auprès d’une famille dont le bébé exclusivement allaité de quelques semaines ne gagnait pas assez de poids… pour découvrir que ce tout-petit dormait 10h-12h la nuit…  Avec ses quelques semaines de vie, ce tout-petit ne pouvait pas aller chercher tout ce dont il avait besoin en énergie dans les 12h-14h restantes…  c’est… « aussi simple » que cela.  Un bébé humain qui reçoit du lait humain est fait pour prendre des petites quantités (son estomac est gros comme son poing à lui) souvent… et ici, je parle d’un bébé né à terme et en santé.

Sur mon site web, probablement que vous avez pris connaissance du dossier Sommeil dans lequel se retrouve un document intéressant, « La nuit aussi, les enfants ont besoin de nous »  J’aime bien cet article car les propos de plusieurs experts s’y retrouvent.  Un peu à l’image de la trousse « Voyage au coeur de l’attachement », l’enfant est vu dans sa globalité, c’est-à-dire que l’aspect du sommeil est vu à travers des lunettes attachement et le sommeil s’inscrit dans un processus de développement, en particulier le développement du cerveau de l’enfant.  Le bébé qui sort du ventre de sa maman n’est pas mature pour dormir de longues nuits, ça va carrément à l’encontre de ce qu’il est, fondamentalement – en plus, l’hormone prolactine, responsable de la production de lait atteint un pic aux petites heures du matin… même maman est faite pour allaiter la nuit… Et au lieu de se réjouir d’un bébé qui dort plusieurs heures d’affilée en venant au monde, on devrait s’y attarder afin de s’assurer que ce bébé reçoit tout ce dont il a besoin dans ses heures de « non-nuit »… C’est d’ailleurs ce que la proximité bébé-maman permet: quand le bébé vient en phase de sommeil plus léger, il y a de fortes chances que sa maman l’entende couiner, bouger à défaut de l’entendre carrément pleurer.  À ce moment, elle le prendra pour lui offrir le sein… Ici, j’applaudis la dernière recommandation de l’American Academy of Pediatrics, de permettre à un tout-petit de dormir dans la même pièce que ses parents les 6 premiers mois et si possible jusqu’à 12 mois.  Je vous entends penser: « Si bébé dort dans la chambre de ses parents, qu’arrive-t-il aux « rencontres sur l’oreiller »… »  Ce à quoi je vous répondrai: « Est-ce vraiment obligatoire que ça se passe dans la chambre… allons, un peu de créativité… :-)!!! »

La nuit, « tous les chats sont gris ».  Même nous, adultes avec notre lobe frontal développé, perdons nos repères.  Je lis actuellement Wild Nights – how taming sleep created our restless word, Benjamin Reiss.  L’auteur est professeur d’histoire et ce qu’il nous raconte est bien documenté : les pages 235 à 271 sont des notes à travers le texte et les pages 273 à 291, les notes bibliographiques.  Benjamin Reiss parle du sommeil à travers le temps et comment nous en serions venus, dans notre monde industrialisé, à créer de toutes pièces des « règles de sommeil ».  Il explique que l’être humain est fait pour se réveiller la nuit et comment ces éveils nocturnes ont pu servir à nos ancêtres: soit faire le guet afin d’éviter d’être attaqué ou encore, de tenir le feu allumé. Je ne peux m’empêcher de penser à mes grands-parents Godin: ma grand-mère Malvina a mis au monde 16 enfants, les derniers sont nés en milieu rural – entendons ici pas d’électricité et de chauffage central.  Mon grand-père Armand se levait pendant la nuit pour remettre du bois dans le poêle afin de donner un peu de chaleur aux siens.  Une question de chaleur, ça devient une question de survie…

À travers tout cela, il devient intéressant de se demander si on peut vraiment parler de « problème » de sommeil chez un tout-petit qui se réveille la nuit…  Oui, je crois important que nos enfants vivent dans un milieu où on crée un environnement propice au sommeil à partir d’un certain moment après le repas du soir et qu’une routine s’installe. Ensuite, dans ce cadre bienveillant, rassurant et aimant, je crois tout aussi important de permettre à chaque tout-petit de se développer à son rythme à lui, de lui permettre de s’alimenter pendant la nuit, de lui permettre de trouver la réassurance dont il a besoin quand il se réveille dans la noirceur.  Je crois important de lui permettre de faire « SA » nuit à lui, comme l’a si bien écrit Josée Bournival …  Bonne nuit 🙂

 

 

« Les premières fois… »

Ce matin, La Presse+, « La première fois que… bébé dort dans son lit« , Mélissa Proulx.

La première nuit a été éprouvante. Seuls les bras de ses parents semblaient apaiser le petit Edward de 7,5 lb qui pleurait sitôt qu’on le déposait dans son moïse installé dans la chambre de ses parents.

Le dodo de son bébé, ses pleurs… des sujets chargé d’émotions surtout pour ses parents. Le développement de l’enfant est parsemé de plusieurs « premières fois » qui l’amènent vers l’autonomie et l’indépendance, valorisées dans notre société – et c’est très bien ainsi. Connaitre le développement type d’un enfant permet aux adultes qui vivent avec l’enfant d’ajuster leurs demandes à son stade de développement – après tout, ce n’est pas en tirant sur une fleur qu’on la fait grandir plus vite!

Il y a un temps pour chaque étape: Dr Brazelton disait que pour se détacher, il fallait d’abord s’attacher.  Il comparait aussi les enfants à des bateaux: si un bateau a « sa » place dans un port, il se sent en « sécurité » d’aller explorer le vaste monde car il sait qu’il aura toujours « sa » place dans ce port pour venir se ressourcer, se restaurer- même chose avec un enfant… il pourra explorer la tête et le cœur en paix s’il sait que sa maman et son papa sont là pour lui….  À la naissance, bébé sort d’un milieu où tous ses besoins étaient comblés.  Il arrive dans un monde où tous ses besoins sont à combler.  Il découvre l’inconnu avec du connu, sa maman…  Évidemment, durant ses premiers mois de vie, ses besoins de proximité avec sa maman et son papa seront presque constants (et vraiment très exigeants pour sa maman et son papa)… à un moment de sa vie où son cerveau n’est pas assez développé pour manipuler, manigancer et tout ce qui s’y apparente. Sa survie dépend de la réponse à ses besoins et en bâtissant ce lien d’attachement, il façonne sa façon d’être.  Bowlby a parlé d’attachement dans les années 1960.  Ces notions d’attachement et de lien de soins prennent maintenant tout leur sens avec les imageries du cerveau et les neurosciences d’aujourd’hui…

Des réponses toute faites, il n’y en a pas.  Les parents doivent s’informer… Si ça vous tente, j’ai déposé des informations dans un dossier « Sommeil » sur mon site, https://louisegodin.com/parents/parents-dossiers-2/parents-dossier-sommeil-du-bb/  Ensuite, assoyez-vous avec l’autre parent de votre enfant et partagez l’information reçue, partagez aussi ce que dit votre « p’tite voix » du cœur…  Prenez une décision ensemble, une décision avec laquelle vous serez « bien », chacun de vous… Demain…?  C’est encore loin…  Au pire, vous essaierez autre chose… après tout, Winnicott disait que les enfants n’ont pas besoin d’un parent parfait… En attendant, si on essayait de profiter d’aujourd’hui avant que demain soit là…?  Dans « pas long », vous verrez, il volera de ses propres ailes et il aura son nid à lui…

 

AAP 2016 : Sommeil sécuritaire

L’American Academy of Pediatrics (AAP) vient de publier une mise à jour des recommandations pour un environnement de sommeil sécuritaire – les dernières dataient de 2011.  Bien qu’il s’agisse de recommandations américaines, je crois intéressant de lire ce que nos voisins du Sud ont écrit*.

Les références:

Voici quelques éléments tirés de ces recommandations (traduction libre):

  • SIDS, Sudden Infant Death Syndrome/Syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) est inclus dans SUID, Sudden Unexpected Infant Death/Décès soudain et inattendu d’un enfant
  • Plusieurs facteurs de risques, modifiables et non modifiables, du SMSN et de la suffocation sont les mêmes.
  • L’AAP émet 19 recommandations et les 4 dernières s’adressent plus particulièrement aux professionnels de la santé, aux chercheurs, etc.
  • Les recommandations émises s’adressent aux bébés de 12 mois et moins, à moins d’avis contraire.
  • Les professionnels de la santé qui côtoient des familles sont encouragés à avoir des discussions ouvertes et dénuées de jugement avec les familles à propos de leurs pratiques de sommeil.

J’énumère maintenant les 19 recommandations avec certains éléments que je trouve plus particuliers – le document d’origine de l’AAP contient beaucoup plus de détails et je vous invite à le consulter et à vous y référer au besoin.

Recommandation 1: dodo sur le dos

  • L’élévation de la tête du lit est inefficace pour le bébé souffrant d’un problème de reflux gastro-œsophagien et n’est pas recommandée.
  • Le bébé né avant terme/de petit poids doit être placé sur le dos dès que possible.
  • À la naissance, bébé est placé en peau à peau avec sa maman pour au moins 1 heure.  Ensuite, il n’y a pas d’évidence que placer bébé autrement que sur le dos, dans son lit, lui serait bénéfique.

Recommandation 2: dodo sur une surface de sommeil ferme, dure

  • Bébé doit dormir dans un lit reconnu conforme (ici, par Santé Canada).
  • Tout objet dans lequel dort bébé (moïse, lit qui s’attache au lit des parents, etc.) de même que le matelas doivent être jugés conformes par Santé Canada.
  • Tout objet mou doit être retiré du lit du bébé (coussin, couvertures, jouets, peluches, etc.).
  • Tout ce qui tient bébé dans une autre position que couché sur le dos (siège d’auto, poussette, etc.) n’est pas recommandé pour le sommeil, plus particulièrement chez un bébé de 4 mois et moins.  Si maman allaite bébé dans un porte-bébé, elle doit replacer bébé dans une position où la tête de bébé est élevée après la tétée.

Recommandation 3: l’allaitement est recommandé

Recommandation 4: pour au moins les 6 premiers mois et idéalement pour la 1ère année de vie, il est recommandé que bébé dorme dans la chambre de ses parents, près de leur lit, sur une surface distincte.

  • Les objets vendus pour faire du co-dodo « sécuritaire » dans le lit des parents ne sont pas recommandés.
  • L’enfant amené dans le lit de ses parents pour téter ou pour être réconforté doit être retourné dans son lit pour dormir.
  • L’AAP reconnait qu’il arrive souvent qu’un parent s’endorme en nourrissant son enfant.  L’évidence suggère qu’il serait moins risqué pour bébé et son parent de s’endormir dans le lit des parents que dans un sofa, un fauteuil ou une chaise.  Des recommandations sont énumérées dans l’article pour rendre le co-dodo sécuritaire.
  • Le co-dodo devrait être toujours être évité :
    • si bébé a moins de 4 mois, est né avant terme ou de petit poids
    • avec un fumeur, avec une maman qui a fumé pendant la grossesse
    • avec une personne qui n’est pas alerte/capable de se réveiller à cause d’une médication, de drogue, d’alcool, d’une grande fatigue, etc.
    • avec une personne qui n’est pas le parent du bébé, incluant les donneurs de soins non apparentés de même qu’un autre enfant.
    • sur une surface qui n’est pas dure comme matelas d’eau, vieux matelas, sofa, chaise, fauteuil
    • dans un lit où il y a des objets mous comme oreillers, coussins, draps, couvertures
    • avec son bébé jumeau car la sécurité et les bénéfices du co-dodo dans ce cas n’ont pas été établis

Recommandation 5: Garder loin de l’enfant les objets mous, non attachés afin de réduire les risques de SMSN, suffocation, strangulation, coincement d’une partie du corps

Recommandation 6: Considérer offrir une suce pendant la sieste et la nuit

  • Bien que les mécanismes demeurent nébuleux, les études ont rapporté un effet protecteur contre le SMSN.  Cet effet demeure même si bébé laisse tomber sa suce pendant le sommeil.  Dans ce cas, la suce doit être approuvée selon les normes de Santé Canada.
  • L’introduction de la suce chez le bébé allaité devrait être retardée jusqu’à ce que l’allaitement soit bien établi.

Recommandation 7: Éviter l’exposition à la fumée de cigarette, pendant la grossesse et après.

Recommandation 8: Éviter l’alcool et les drogues illicites pendant la grossesse et après.

Recommandation 9: Éviter de surchauffer les pièces de la maison où vit bébé, éviter aussi de couvrir la tête de l’enfant

  • L’enfant ne devrait pas être trop habillé: en principe, il devrait porter un vêtement de plus que l’adulte.
  • Les parents devraient surveiller les signes que bébé a trop chaud: sueur, peau chaude au toucher, etc.

Recommandation 10: La femme enceinte devrait avoir accès à un suivi prénatal régulier.

Recommandation 11: Les enfants devraient être vaccinés selon le calendrier de vaccination en vigueur.

Recommandation 12: Éviter d’utiliser tout accessoire, objet incompatible avec les recommandations pour un sommeil sécuritaire.

Recommandation 13: Ne pas utiliser de moniteur cardio respiratoire comme stratégie de réduction du SMSN

Recommandation 14: Pendant que bébé est éveillé, il est recommandé, sous supervision, de le laisser jouer à plat ventre afin de maximiser son développement optimal et minimiser les risques de plagiocéphalie (tête plate)

Recommandation 15: Il n’y a pas d’évidence que l’emmaillotement puisse réduire les risques de SMSN

  •  Si l’enfant est emmailloté, il doit être placé sur son dos.
  • L’emmaillotement doit permettre les mouvements libres des genoux et des hanches du bébé.

Recommandations s’adressant davantage aux professionnels:

Recommandation 16: Les professionnels de la santé doivent endosser et modéliser les recommandations pour la réduction du SMSN et ce, à partir de la naissance de l’enfant.

Recommandation 17: Les médias et les manufacturiers devraient suivre les lignes directrices d’un sommeil sécuritaire dans leurs messages et dans leurs annonces.

Recommandation 18: Poursuivre les campagnes déjà en cours visant à réduire le risque de décès d’un enfant relié au sommeil, qu’il s’agisse de SMSN, de suffocations et d’autres décès non intentionnels.

Recommandation 19: Poursuivre les recherches et la surveillance des facteurs de risques, des causes des mécanismes patho physiologiques de SMSN et tous les autres décès d’enfant autour du sommeil avec l’objectif d’éliminer ces décès.

*Autres ressources:

Santé Canada, le 3 décembre 2012, a publié Énoncé conjoint sur le sommeil sécuritaire: prévenir les décès subits au Canada.  La Société canadienne de pédiatrie (SCP) a publié Dormir en toute sécurité, juin 2016.  Pour les professionnels de la santé, la SCP a reconduit en 2014, Des recommandations pour créer des environnements de sommeil sécuritaires pour les nourrissons et les enfants.

« Le sommeil du bébé: attentes et réalité »

Alice Amber-Keegan est une biologiste anthropologiste effectuant des recherches sur le sommeil du tout-petit au Durham University, Parent-Infant Sleep Lab.  Elle travaille avec le professeur Helen Ball.  Son article du 4 septembre 2016 s’intitule

Infant Sleep: Expectations and Reality

Je retire quelques points intéressants de ce blogue (traduction libre):

  1. Les parents coréens vivent dans une culture où on travaille plus et on dort moins ce qui ferait que « dormir une longue nuit » est moins important que dans notre culture occidentale. Règle générale, ces parents coréens dorment avec leurs enfants jusqu’à ce qu’ils aient entre 3 et 6 ans.  Dans leur langage, il n’y a pas d’expression signifiant co-dodo, partage du lit.
  2. Alice Amber-Keegan ajoute que les propriétés du lait maternel font en sorte que bébé a besoin de petites tétées fréquentes tout au long du 24 heures: le lait de maman est pauvre en matières grasses et en protéines et riche en lactose (sucre).  Cela favorise, de façon optimale, la croissance rapide du cerveau du petit d’homme.  Conséquemment, « faire ses nuits » est un but non réaliste pour les parents qui allaitent.
  3. Madame Keegan poursuit en disant que le co-dodo et l’allaitement à la demande sont des pratiques qui se renforcissent mutuellement : en co-dodo, le bébé prend plus souvent du lait de sa maman, ce qui favorise une bonne production lactée et le maintien optimal de la lactation.
  4. Co-dodo est souvent associé à la mort subite du nourrisson. Des études ont démontré que les risques sont faibles quand le co-dodo est « bien fait » avec une maman non fumeuse (grossesse et après) qui allaite son bébé né à terme et en santé.  De plus, la qualité du sommeil de maman et de bébé est augmentée en co-dodo.

Si vous avez besoin de plus d’informations, vous pouvez consultez cette page de mon site: https://louisegodin.com/parents/parents-dossiers-2/parents-dossier-sommeil-du-bb/

Vous pouvez aussi me contacter afin que nous discutions de la façon optimale d’organiser les nuits au sein de votre famille, dans votre environnement.

« Mères pas parfaites »…

Samedi 25 juin, La Presse+, le dossier de Suzanne Colpron, « Mères pas parfaites« : tout un sujet… Jeudi dernier, j’étais chez MAM à Saint-Hubert.  On m’avait demandé de parler du sommeil à la « Pause MAM »… pour moi, ça a été un moment de pur bonheur de côtoyer ces mamans et leurs petits.

Parler du sommeil des tout-petits, c’est « simple »… leurs cycles d’éveil et de sommeil s’organisent à mesure que leur cerveau se développe; selon Dr Brazelton, pédiatre américain, un tout-petit dormirait une nuit vers l’âge de… 3 ans.  Ça se comprend:  à la naissance, le cerveau de nos petits a environ 25% de la taille du cerveau de l’adulte et à 1 an, leur cerveau a environ 75% de la taille du cerveau de l’adulte.  Au cours des premières semaines de vie, une « belle nuit » du bébé, c’est 3-4 heures de sommeil… en autant que durant les 20-21 heures qui restent, il prend 10-12  tétées, il mouille plus de 6 couches et il fait des selles.  À ce stade, une tétée peut facilement durer 45 minutes…  C’est sans compter les tétées groupées de fin de journée et aussi, les périodes d’orages… Sortez vos calculatrices… Je vous entends dire: « Une maman qui allaite, surtout durant les premières semaines, … »  Voilà, vous l’avez dit, j’en suis pas mal certaine… « …une maman qui allaite ne fait pas grand chose à part allaiter » même les mamans le disent.  Sincèrement, combien de fois l’avez vous entendue, cette phrase-là…? Moi, je peux vous dire que je l’ai entendue souvent.  Avoir un nouveau bébé, être la maman de ce nouveau bébé, c’est un « travail » en soi, non…?

Nous visons tous et toutes ce qu’il y a de mieux… et c’est peut-être encore plus vrai quand nos enfants sont au cœur de notre vie.  Jeudi, à la « Pause MAM », les mamans disaient  « Oui, mais à travers ma fatigue, à travers les tétées et les soins du bébé, il faut que je prépare le souper, que je fasse le lavage, que je… »  et aussi « Oui, mais mon bébé, si je ne reste pas à côté, il ne fera pas de sieste »…   Une maman avait un peu plus de vécu: elle en était à son 2e bébé.  À quelques reprises, elle a exprimé qu’à un moment donné, n’en pouvant plus, elle acceptait des comportements de son ainé qu’initialement elle refusait.  C’est comme si ces nouvelles mamans ne s’autorisaient pas à se reposer, à prendre soin d’elles et elles le font quand elles sont poussées au pied du mur…  Avec le recul du temps et la sagesse qu’apportent les années ( 🙂 ), je crois que, dans le fond, la vie est très bien faite…  Une maman vit une grossesse, un accouchement « une expérience extrême* » (parfois doublé d’une césarienne, soit une chirurgie abdominale) et ensuite, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, elle vit avec son bébé qui arrive d’une autre planète, un « Voie-lactien« … Comment peut-elle, logiquement, humainement, faire la vie d’avant bébé avec ce bébé qui impose ce rythme incroyable les premières semaines?  Comment peut-elle donner à son bébé de l’attention, de l’amour, des soins si elle est fatiguée, si elle a faim, si elle ne prend pas soin d’elle…?  Oui, je crois que la vie est vraiment bien faite dans la mesure où la vie pousse maman à mettre ses besoins humains de repos et d’alimentation appropriée au premier plan…

Dans le cadre de ma pratique, j’invite chaque nouvelle maman à suivre l’horaire de son bébé, « tout simplement »: « Si bébé dort, reposez-vous et s’il tète, prenez une collation avec des protéines, et ce, jour et nuit ».  Je leur suggère « tout simplement » de s’alimenter, de se reposer et les mamans qui le font se sentent mieux et profitent mieux de la vie et de leur « voie-lactien », elles se sentent plus solides pour les moments de tempête.  C’est vrai…, il y a le souper à préparer, le lavage (et tous les autres « …age », ménage, repassage, époussetage…), les fleurs à planter, les photos à classer et les nombreux items sur les multiples listes que la plupart des femmes font quand elles arrêtent de travailler… « à l’extérieur », listes que bien souvent elles n’ouvrent même pas… et dont elles parlent avec un peu-beaucoup de culpabilité pendant leur « congé de maternité » (toute une expression, celle-là)… Oui,  et ce tout-petit que maman a « tricoté », qu’elle a mis au monde, qu’elle allaite… ne pourrait-il pas être la « bonne excuse » de maman pour vivre au rythme de ce petit les premières semaines?  Est-ce que maman-papa, en démarrage de famille, ne pourraient pas confier les « …ages » à l’entourage, à leur village…?

Isabelle Filliozat dans « Il n’y a pas de parent parfait – L’histoire de nos enfants commence par la nôtre », dit entre autres, p. 45:

Un enfant n’a pas besoin de parents parfaits, il a besoin de parents suffisamment bons, c’est-à-dire de parents qui, bien entendu, tentent de faire pour le mieux pour s’occuper de lui, qui le protègent et le nourrissent, qui évitent de le blesser, de le frustrer excessivement, mais qui se savent capables d’erreurs et se montrent aptes à les reconnaître.  Un enfant veut rencontrer non un rôle en face de lui, mais une personne, une vraie personne,  avec ses émotions et ses propres besoins, ses pensées et ses valeurs, ses compétences et ses limites.

Tellement vrai… Nous sommes des êtres humains.  La femme qui porte un enfant, le met au monde, l’allaite, fait un don de soi incommensurable…  Ce n’est pas tout:  bébé, en sortant du ventre de sa maman, a besoin d’elle comme point d’ancrage, de sécurité, dans ce monde si nouveau pour lui et il en a besoin, de sa maman à lui, 24 heures par jour, 7 jours par semaine.  Bébé s’attache d’abord à sa maman à lui puis, au fil des jours, il s’attache à son papa à lui et bébé étire ses liens d’attachement aux autres personnes qui le côtoient.  Au début de sa vie, bébé a besoin de sa maman à lui… dans un monde idéal, ce n’est pas interchangeable.  Oui, papa est là – durant les premières semaines, son rôle est davantage de nourrir maman (d’amour et d’aliments santé) afin qu’elle puisse « nourrir » bébé (le lait maternel est un aliment d’amour et de santé 🙂 ).  L’idéal pour ce petit « voie-lactien », c’est re-trouver sa maman à lui, retrouver en dehors de son ventre celle qui a accepté de le loger en elle et qui lui a fourni les matériaux nécessaires à une première partie de sa construction. Cette maman a fait tout un travail depuis la conception de son tout-petit et maintenant, en l’allaitant, en restant avec lui, en vivant les hauts et les bas de sa courte vie,  elle poursuit la construction d’un être humain, d’un homme d’une femme de demain, rien de moins…  Autant c’est grand, autant c’est exigeant pour sa maman, son papa.

La vie, c’est un grand cercle.  Maman donne beaucoup d’elle-même en mettant au monde un enfant.  C’est dans l’ordre naturel des choses que maman reçoive, ensuite…Chaque maman mérite que nous lui rendions hommage… Et selon moi, rendre hommage à une maman, c’est, entre autres, faire tout ce qu’on peut pour qu’elle puisse suivre l’horaire de son tout-petit les premières semaines, pour que « son corps sa tête son cœur »puissent reprendre leur souffle.  Rendre hommage à une maman, c’est aussi s’asseoir près d’elle et être à son écoute, se préoccuper vraiment et sincèrement du « comment elle se sent en dedans ».   Rendre hommage à une maman, c’est aussi changer notre vocabulaire. Mon conjoint l’avait compris d’instinct:  nous faisions des rénovations à la maison et j’étais enceinte de notre 3e bébé.  Mon ventre plein de vie limitait mes mouvements.  J’ai alors dit à Luc que ça m’enrageait de ne rien faire… ce à quoi il a répondu que j’étais occupée à faire un bébé 🙂 .  Lui, il avait compris…

Finalement, maman doit apprendre à demander et aussi, accepter de recevoir: quand son village lui rend hommage, elle devrait accepter ces hommages, elle devrait accepter d’être entourée,  elle devrait accepter de ralentir son pas pour suivre le rythme de son tout-petit les premières semaines.  Saviez-vous qu’il existe des sociétés où les femmes acceptent d’être dans un cocon avec leur bébé les premières semaines et d’être prises en charge par les femmes de leur clan?  Ces nouvelles mamans vivent très peu de symptômes d’état dépressif.  Intéressant…  À bien y penser, tous les « …age » qui doivent être faits aujourd’hui, devront être re-faits demain et après demain.  Et je suis à peu près certaine qu’il est toujours possible de trouver quelqu’un pour s’en occuper – bien sûr, ce ne sera jamais fait comme si c’était maman qui le faisait… et puis…?  Est-ce si grave que ça que les serviettes lavées soient pliées autrement, que les assiettes propres soient à gauche, que  le yogourt acheté soit un peu plus riche en matières grasses?  Papa a aidé l’aîné de 3 ans à s’habiller… sauf que le choix des couleurs laisse à désirer, selon maman… Ce n’est pas parfait… par contre, l’aîné est habillé et il a l’air tellement heureux avec son papa à lui…  Est-ce si grave que ça que ça ne soit pas parfait…?   Peut-être pas tant que ça…si ça permet à maman de prendre le temps de vivre, de sentir son tout-petit s’endormir, blotti contre elle, de capter son premier sourire, de plonger ses yeux dans les yeux de son tout-petit quelques secondes d’éternité… de goûter « parfaitement » et « tout simplement » à ces moments magiques qui eux, ne passent qu’une fois dans la vie…

Suzanne Colpron termine son article en disant « On t’adore, maman, mais tu ne peux pas être parfaite, m’ont dit mes enfants. La perfection, ça n’existe pas. Être une mère, c’est compliqué. »  Oui, c’est vrai… et je souhaite, à toutes les mamans, une vie…parfaite de moments magiques et imparfaite de tous les « …age » 🙂

* Isabelle Filliozat, « Il n’y a pas de parent parfait », p. 184

1990-07-15 Louise, CA, JF

Saviez-vous que… / 2

17. Chapitre 5, Comportements de l’enfant

Ce chapitre commence en mentionnant que la raison première qui incite une femme à cesser l’allaitement, c’est sa croyance (souvent fausse) que sa production de lait est insuffisante.

Il y a 6 états comportementaux chez tous les bébés:

  1. Les pleurs:
    • Le nouveau-né n’a pas de larmes car les canaux lacrymaux (canaux des larmes) sont bloqués jusque vers 2-4 mois.
    • Consoler un bébé, ça prend du temps.  Le nouveau-né a des habiletés limitées à filtrer les stimuli de son environnement.  De plus, certains enfants naissent avec plus d’habiletés que d’autres à filtrer les stimuli et à se réguler.  Avec la maturation de son cerveau, le bébé en viendra à adopter des comportements d’auto consolation – par contre, ces comportements d’auto consolation ne devraient pas être un signe de laisser ce bébé s’arranger tout seul mais plutôt un signe que ce bébé vit un stress et qu’il aura besoin de l’aide de sa maman-son papa pour être consolé/régulé entièrement.
  2. Éveil actif / active alert: l’enfant peut être agité et maussade, sa respiration est irrégulière.
  3. Éveil calme / quiet alert: état où l’enfant est le plus attentif et réceptif, sa respiration est régulière.
  4. Somnolence / drowsy: le bébé a peu d’intérêt à communiquer, sa respiration est irrégulière.
  5. sommeil léger / active-light sleep: c’est l’étape du rêve, du Rapid Eye Movement (REM), sa respiration est irrégulière, le bébé bouge dans son sommeil, le bébé peut être réveillé et c’est tant mieux car ça le protège du Syndrome de la Mort Subite du Nourrisson.
  6. sommeil profond / quiet-deep sleep: c’est la période restorative, la respiration est régulière, le corps est relâché, le sommeil est profond, c’est très difficile de réveiller le bébé à cette étape (et le réveiller avec une débarbouillette froide n’est vraiment pas une bonne idée 😦 )

À mesure que le cerveau du bébé mature, le bébé devient de plus en plus habile à réguler ces différents état d’éveil et de sommeil.

L’enfant, dès sa naissance, communique avec sa maman et son papa: il présente des signes d’engagement qui veulent dire « Oui, je veux te parler » et des signes de désengagement qui signifient « Non, arrête, je n’en peux plus ».

Le bébé utilise plusieurs signaux pour indiquer ses différents besoins.  Certains de ses signaux peuvent être non spécifiques et les parents peuvent avoir besoin d’un peu de temps pour déchiffrer et comprendre leur bébé.  Par contre, maman-papa doivent s’attendre à une escalade des moyens du bébé pour se faire comprendre si on ne le comprend pas assez vite selon lui, c’est-à-dire les pleurs….

Les pleurs peuvent signifier plusieurs choses autres que « J’ai faim ».  Les pleurs persistants se rencontrent chez 20% des bébés et sont rarement l’indication d’un problème de santé. Barnard (2010) croit que la répétition des gestes pour calmer le bébé serait une bonne tactique.  Il nous présente l’acronyme REST pour: Régulation, Entrainement, Structure, Toucher.  Donc, l’adulte chante au bébé, le berce, lui chuchote des mots doux, dans le même ordre, avec le même ton doux.

Le sommeil:

  • Les cycles du sommeil du bébé sont de 60 minutes tandis que chez l’adulte, ils sont de 90 minutes.
  • Le nouveau-né s’endort en sommeil léger et 20-30 minutes plus tard, il passe en sommeil profond.  Les adultes s’endorment en sommeil profond.
  • Un nouveau-né peut dormir une quinzaine d’heures par 24 heures, quoique ce nombre varie beaucoup d’un bébé à l’autre.
  • Les patrons de sommeil changent à mesure que l’enfant vieillit: vers 12-16 semaines, l’enfant commence à s’endormir en sommeil profond et les éveils de nuit diminuent.
  • Entre 2-6 semaines, le bébé peut dormir 2 à 4 heures d’affilée.
  • À 3 mois, les états d’éveil et de sommeil se consolident, les rythmes circadiens commencent à suivre le cycle jour/nuit et les hormones cortisol et mélatonine deviennent endogènes (fabriqués par le bébé).  Le bébé peut dormir environ 4 heures d’affilée à cette étape.
  • Vers 6 mois, les bébés peuvent dormir environ 6 heures sans interruption.
  • Un bébé qui s’éveille la nuit, c’est un bébé en santé: à la naissance, le bébé est incapable de répondre seul à ses besoins de chaleur, de nourriture, de confort.  Il a besoin de sa maman-son papa.  Plus il vieillit, plus il devient autonome, moins il a besoin de sa maman-son papa.
  • Les patrons et les stades d’éveil et de sommeil dépendent de la maturation du cerveau du bébé.  En même temps, maman papa peuvent adopter des mesures qui facilitent le sommeil du bébé: environnement calme et sans écran en soirée, lait de maman sans caféine en soirée, etc.
  • Des études ont démontré que la maman d’un bébé allaité dormirait 45-47 minutes de plus par nuit que la maman d’un bébé non allaité.  Un autre auteur dit qu’entre 2 semaines et 4 mois, le bébé allaité dort plus longtemps quoiqu’il ait ces périodes de sommeil soient plus courtes que chez le bébé non allaité.
  • Finalement, mettre des céréales dans le biberon de nuit d’un bébé ne le fera pas dormir plus longtemps… désolée!

Saviez-vous que…

#1. L’efficacité (millilitres/minute) du bébé à prendre le lait de maman augmente avec l’âge: 6.6 mL/min à 1 mois puis 21.2 mL/min à 6 mois. (Core Curriculum, 2013, p. 308).
#2. « Suck-swallow-breathe »/ tète, avale, respire: ça solliciterait 26 muscles + 6 nerfs crâniens + 22 os (Core curr., 2013, p. 278 et GOLD Conferences)
#3. Le bébé qui a des joues bien rondes est privilégié: ses joues procurent une stabilité durant la tétée et contribuent à former un sceau (« seal ») étanche avec les lèvres. (Core curr., 2013, p. 309)
#4. Le frein de langue se forme dans le ventre de maman et est supposé régresser durant la 2e partie de la gestation. (Core curr., 2013, p. 281)
#5. Dans les dernières semaines de grossesse, bébé avale à peu près la moitié du volume total de liquide amniotique chaque jour. (Core curr., 2013, p. 303)
#6. Bébé, dans le ventre de sa maman, est familier avec la senteur du liquide amniotique. Après sa naissance, il garde une préférence pour les objets qui sentent le liquide amniotique de sa maman. Cette préférence change 4-5 jours après la naissance: bébé préfère alors ce qui sent le lait de sa maman. (Core curr., p. 500)
#7. Après la naissance, il est possible que bébé soit dans un état d’éveil calme jusqu’à 2 heures après la naissance. Maman et bébé en peau à peau baignent dans un cocktail d’hormones dont la prolactine (hormone qui produit le lait), l’ocytocine (hormone de l’amour), les endorphines (hormone du calme). Cette période de premier contact maman-bébé est un jalon important pour l’attachement bébé-maman et pour le lien de soins maman-bébé et papa-bébé. L’intimité de la nouvelle famille devrait être assurée à ce moment charnière de leur nouvelle vie. (Core curr., pp. 502 à 505)
#8. Maman devrait être encouragée à allaiter bébé dès qu’il démontre des signes de faim. Un bébé qui pleure est un bébé désorganisé qui a peut-être très faim. (Core curr., p. 512)
#9. Dans des conditions optimales, la production abondante de lait commence 30-40 heures après le retrait du placenta de l’utérus. Chez les « western mothers », c’est entre les jours 2 et 4. (Core curr., p. 818)
#10. Certaines thérapies peuvent aider maman à augmenter sa production lactée. La chiropractie, entre autres, pourrait contribuer à corriger une subluxation interférant avec la voie empruntée par les nerfs impliqués dans la lactation. (Core curr., p. 835)
#11  Contraception: le retour des menstruations chez la maman qui allaite est très variable.  Ce qui est intéressant, c’est que la menstruation peut avoir été précédée d’une ovulation…  En période de menstruation, la composition du lait maternel ne change pas; cependant, le goût du lait peut changer et bébé peut être maussade voire même refuser le sein. (Core curr., p. 70).
#12 Durant la grossesse, les couples ayant un niveau plus élevé de soutien des proches rapportent un niveau plus bas de détresse à 6 semaines post partum. (Core curr., p. 66)
#13 Bocar et al. (1987) ont établi des étapes dans l’acquisition du rôle parental: anticipative, formelle, informelle et personnelle.  Cette dernière étape, personnelle, arrive quand les parents modifient leurs pratiques et évoluent vers leur propre style parental.  Les parents qui adoptent des modes de parentage plus rigides comme « laisser pleurer bébé », « tétées à des heures précises » arrivent très difficilement à cette étape de parentage personnel. Quand les parents adoptent un mode de parentage plus rigide, différentes situations peuvent se présenter: diminution de la production lactée, ralentissement du gain de poids du bébé, refus du bébé de prendre le sein.  Les bébés qu’on laisse pleurer peuvent démontrer du détachement, des symptômes d’état dépressif, des problèmes alimentaires, des comportements d’auto stimulation et d’auto apaisement précoces. (Core curr., p. 67)
#14 Les indicateurs clé d’un lien de soins sécure entre le parent et son bébé sont la sensibilité et la réactivité du parent à son bébé.  L’attachement sécure du bébé envers son parent à 12-18 mois est relié à une meilleure habilité de l’enfant à résoudre des problèmes à 2 ans et aussi à de meilleures compétences sociales de cet enfant à 3 ans. (Core curr., p. 68)
#15 Il n’y a pas que les hormones de maman qui varient quand elle entend son bébé pleurer… celles de papa aussi: ses niveaux de prolactine et de testostérone augmentent. (Core curr., p. 69)
16.  Chapitre 4, Core curriculum, ajustements émotionnels post partum et chapitre 6, santé mentale de la mère et l’allaitement
  • 50%-80% des femmes en post partum éprouvent une détresse émotionnelle 2-3 jours après l’accouchement.
  • Ces blues sont plus fréquents chez une primipare (maman la 1ère fois).
  • Il faut songer à consulter si ces blues durent plus de 2 semaines.
  • 10% des papas peuvent vivre une dépression: ceux qui ont seulement leur conjointe et les collègues de travail pour ventiler sont plus à risque de souffrir de dépression.
  • Chez la maman qui allaite, le succès de l’allaitement est en partie relié au support/soutien qu’elle reçoit (dans l’ordre d’importance) de son conjoint, des grands-parents du bébé, de son médecin/professionnels de la santé consultés.
  • L’allaitement protège la santé mentale maternelle.  En même temps, l’allaitement problématique peut augmenter les risques de dépression chez maman.
  • Les chercheurs en psychoneuroimmunologie ont découvert que l’inflammation est impliquée dans la pathogenèse de la dépression.  Le corps humain, en réponse à un stress, augmente, entre autres, les cytokines pro inflammatoires.
    • Donc, tout ce qui découle de la maternité représente un stress et place maman à risque de souffrir de dépression: expériences de naissance négatives, bébé malade/prématuré, sommeil perturbé, fatigue, problèmes de santé (anémie, hypothyroïdie, infection, rhume, etc.)  plaie, douleur, trauma psychologique, etc.
    • Une naissance très stressante peut retarder le démarrage de l’allaitement (lactogenèse II).
    • Le niveau d’inflammation augmente de façon très significative dans le dernier trimestre de la grossesse.
    • L’allaitement (non problématique, évidemment) aide à régulariser les réponses du corps au stress, abaisse les hormones de stress et l’inflammation – c’est la raison pour laquelle on dit que l’allaitement qui va bien peut protéger maman de la dépression.
    • L’allaitement protège la santé mentale de maman en améliorant la quantité et la qualité de son sommeil.

Les traitements?

  • les Omega 3
  • la thérapie de la lumière
  • l’exercice modéré réduit l’inflammation
  • la psychothérapie
  • un antidépressant: présentement, une seule classe d’antidépressants est contre indiquée pendant l’allaitement.

Commentaire personnel: je propose à toute maman qui me consulte de répondre aux tests de symptômes d’état dépressif et d’anxiété.  Ça ouvre la porte à prendre du temps pour parler, avec maman et parfois avec papa, de leurs ressentis.

 

 

#11. Le temps de vidange de l’estomac est de 51 minutes chez le bébé recevant de la préparation commerciale pour nourrissons et de 25 minutes chez le bébé recevant du lait de sa maman. (Core curr., p. 531)

Bonne nuit…

Avril aura été le mois du sommeil… Tout d’abord, le mardi 5 avril, mes collègues, Ghislaine Reid B.A. IBCLC et Maureen Willa dt.p. IBCLC du CISSS Montérégie-est réseau local Pierre-Boucher, nous ont présenté « Le sommeil sécuritaire du nouveau-né ».  Les 16 et 17 avril, j’ai assisté à la formation « Le sommeil du tout-petit et son accompagnement parental » donné par madame Ingrid Bayot des Formations Co-Naitre.  Finalement, je suis présentement inscrite à GOLD Lactation Online Conference.  La conférencière Briana Tillma, LLL monitrice, IBCLC, étudiante (1ère année) ostéopathie et maman  nous a fait découvrir les liens entre le lait maternel et le sommeil dans sa présentation, « Breast Milk and Sleep : Circadian Rhytms in Human Milk ».  Ce que j’ai entendu rejoint l’ouvrage « Sweet Sleep – nightime and naptime strategies for the breastfeeding family » par Diane Wiessinger, Diana West, Linda J. Smith, Teresa Pitman, La Leche League International.

Dans la nature, il y a des cycles : le jour et la nuit, les saisons, la migration, la photosynthèse, l’hibernation.  Le sommeil de tout être humain est réglé par deux processus inconscients: l’homéostasie sommeil/éveil et l’horloge circadienne, d’une durée de 24 heures.  Comme exemples, citons les cycles d’éveil et de sommeil, la température basale du corps, le niveau de certaines hormones, les niveaux de mélatonine (hormone du sommeil ou de l’obscurité), la performance cognitive.  Cependant, attention! Ce que nous connaissons, c’est le sommeil des adultes…  le sommeil d’un tout petit est différent.

Un bébé, dans le ventre de sa maman, a des cycles de plus de 24 heures, des cycles ultradiens.  Dans le ventre de sa maman, bébé est exposé aux rythmes jour-nuit de sa maman car elle a des périodes d’activités et de repos basées sur un cycle circadien.  Malgré tout, quand bébé sort du ventre de sa maman autour de la 40e semaine de gestation, ses cycles ultradiens devront évoluer en cycles circadiens… et ça ne se fera pas d’un coup : l’expression du gène circadien se fera autour de la 11e semaine, les rythmes de la mélatonine autour de 12 semaines, les rythmes du cortisol autour de 3-6 mois.  En plus, la longueur des cycles du sommeil du bébé évolue : entre 0 à 2 mois, chaque cycle du sommeil du bébé est d’environ 50 minutes, entre 2 à 8-9 mois, 70 minutes, et entre 9 mois à 5 ans, 80 minutes. Le nourrisson qui s’endort vit d’abord une phase de sommeil paradoxal (REM) – le moindre bruit peut le réveiller.  Il a besoin d’être accompagné avec douceur pendant cette phase jusqu’à ce qu’il tombe dans un sommeil profond.  Chaque conférencière a mentionné qu’il est impossible de « faire dormir » un bébé.  En grandissant, pour certains à partir de 3 mois, la majorité vers 6 mois et pour d’autres après 1 an, le bébé acquiert la capacité de passer directement de l’état de veille au sommeil profond.

Notre corps fabrique différentes hormones dont la mélatonine.  Cette hormone est présente la nuit, surtout entre 2h et 5h du matin.  En secrétant la mélatonine, c’est comme si la glande pinéale dit au cerveau qu’il fait sombre et que c’est le bon moment pour dormir.  La mélatonine a plusieurs autres rôles dont la communication des rythmes circadiens, la relaxation du tractus gastro intestinal (ça réduirait les coliques chez le bébé qui reçoit du lait de sa maman).  À la naissance, le bébé a très peu de mélatonine et il en sécrète très peu.

Devant leur nouveau-né bébé immature, que peuvent faire ses parents à la tombée de la nuit…?  Les parents peuvent contribuer à créer une ambiance propice au sommeil :

  • Le soir, les rideaux sont fermés, les lumières sont tamisées.
  • Le peau à peau et la proximité aident bébé à suivre le rythme circadien de son parent.
  • Les activités calmes comme un massage, appréciées du bébé et des siens, peuvent aider bébé à se détendre.

Allaiter son bébé est une autre excellente stratégie.  Le lait de maman a des propriétés chronobiotiques puisque plusieurs de ses composantes varient selon un cycle circadien.  Dans le lait maternel, on retrouve des acides aminés dont le tryptophane, précurseur de la sérotonine et de la mélatonine; en prime, le tryptophane favorise l’installation des récepteurs de la sérotonine. Le tryptophane se retrouve dans le lait maternel surtout en soirée avec un pic vers 2-3 heures du matin – même chose pour la prolactine, l’hormone responsable de la production de lait.  Quand maman allaite bébé en soirée et la nuit, ces hormones s’ajoutent aux hormones endorphine, sérotonine (régule l’humeur), ocytocine (éjection du lait et hormone du bien-être).  Ce cocktail d’hormones passent au bébé allaité: maman et bébé s’endorment et le tryptophane aurait l’effet possible d’allonger la nuit du bébé.

Dans le lait de maman, il y a aussi de l’acide folique, des matières grasses et plusieurs minéraux dont le magnésium (important pour le sommeil et élevé pendant cette période), le zinc (en lien avec la mélatonine, élevé le matin), le cuivre (moindre pendant la nuit), le sodium et le potassium, le fer (pic vers midi et son rythme circadien est absent chez une maman qui a de l’anémie avec déficience en fer).  Chacune de ces substances du lait maternel varie au fil de la journée et il apparaît important de bien étiqueter le lait maternel exprimé, date et heure, de façon que le lait exprimé la nuit soit donné… la nuit.

La nature est bien faite… le lait de maman a de nombreux avantages dont celui d’aider un bébé à mieux dormir.  Les trois premiers mois de vie de bébé hors du ventre de maman, période souvent nommée « le quatrième trimestre », est un moment de grand bouleversement pour chaque membre de la nouvelle famille.  Le manque de sommeil est difficile pour tous les nouveaux parents qui le vivent.  Non, ça ne sera pas toujours comme ça… Oui, bébé grandira, oui, il finira par faire ses nuits avec le temps… Jusqu’à 3 mois, 90% des nourrissons se réveillent la nuit, à 1 an, 47% des bébés se réveillent encore une ou deux fois chaque nuit.  En attendant?  Prendre soin de soi, maman et papa.  Revoir les priorités de chacun, du couple, de la nouvelle famille.  Discuter avec d’autres parents, avec des intervenants afin de trouver les ajustements nécessaires à la nouvelle vie avec bébé… Les familles qui s’en sortent « pas trop pire », sont celles où maman allaite et elle se permet d’aller dans le sens de la nature et de suivre son bébé… Bébé dort, elle se repose. Bébé tète, elle prend une collation avec protéines – ces petits repas sur 24 heures aident maman à avoir plus d’énergie et moins de fringales.  Pour les premières semaines, cette maman délègue les « age », lavage-ménage-repassage, à son entourage… Une période de « relevailles », comme autrefois, pour permettre à maman de reprendre le fil de la vie avec son nouveau bébé, après la grossesse et l’accouchement et en plein démarrage d’allaitement….  Bon dodo…

108-8

« Sweet sleep », ami des familles :-)

Je termine la lecture de « Sweet Sleep – Nightime and Naptime Strategies for the Breastfeeding Family » (2014) par Diane Wiessinger, Diana West, Linda J. Smith, Teresa Pitman, Ballantine Books – New York, La Leche League International.

J’ai apprécié:

  • les références: elles sont nombreuses, scientifiques, actuelles;
  • les faits et le non jugement: les auteures ne parlent pas contre qui que ce soit, elles ne cherchent pas à vendre quoi que ce soit, les auteures établissent des faits, basés sur des résultats probants, « tout simplement »;  le titre est bien choisi: « Sweet Sleep », un livre qui parle du sommeil…;
  • les auteures mettent bébé au cœur de tout, elles reconnaissent ses forces, son individualité:

« Babies aren’t blank slates that we write a personality on.  Being active or quiet or unpredictable is as built-in as being curly-haired or long-legged or round-faced.  It can even start in the womb. » (p. 102)

Chapitre 7: Sleep Personalities and Places

  • les auteures aident à reconnaître des situations « difficiles »

« When it gets this bad, you need sleep.  Now.  And you need to have your baby in a separate space until you’re more rested.  You need an emergency sleep break (ESB). » (p. 173)

  • les témoignages, au fil de la lecture;
  • les photos: aucun bébé ne se retrouve seul sur une photo;
  • à travers la science, quelques trucs, quelques conseils:

Chapitre 11 « Gentle sleep Nudging Methods » (Méthodes « coup de pouce » pour un sommeil paisible – traduction libre);

  • souvent, les auteures abordent la situation des parents et elles en parlent avec respect, compassion et empathie; les faits servent à normaliser la situation sans pour autant la banaliser:

« Most newborns sleep for more than half of every 24 hours, so in theory we should be well rested. (…) The problem is the tug-of-war between our quest for long stretches of unbroken sleep and our baby’s need for frequent nursing day and night. » (p. 152)

« We can start this chapter with reassurance.  If you’re reading it around the two-week mark with your first baby, you’re probably not where Donna was with her third.  Not yet and that’s normal. » (p. 259)

« Are you getting tired of hearing « Is he sleeping through the night yet? » Are you just getting plain tired? That’s understandable.  Waking up to feed and connect through the night is normal for babies and young children.  But it can be hard on mothers.  Is there any way to make it better? Maybe a starting point is understanding your baby’s starting point. » (p. 178)

  • un chapitre fait le tour des « gadgets », un autre chapitre suggère des réponses aux nombreux commentaires qu’une famille peut recevoir;
  • les auteurs s’attardent à certaines périodes de la vie de l’enfant: les premiers jours, les 2 premières semaines, 2 semaines à 4 mois, 4 mois et plus;
  • la dernière partie, « Safe-sleep science », aborde des sujets « chauds » comme l’entrainement au sommeil, le syndrome de la mort subite du nourrisson, la controverse autour du co-dodo, le tout avec de multiples références;
  • à la fin, des ressources et aussi, des feuillets d’informations, « Tearsheet Toolkit »;
  • l’outil « The Safe Sleep Seven », qui s’harmonise bien et qui complète bien les recommandations de « Mieux vivre avec notre enfant« .
  • en s’appuyant sur la science, les auteures mentionnent les différences dans le sommeil d’un bébé allaité et de celui qui reçoit de la préparation commerciale pour nourrissons.  Ça me fait penser à l’expression qui émerge, « Breastsleeping »… dodo pour le bébé allaité.

En conclusion? Ce livre est une ressource incontournable pour réfléchir avec sa tête et avec son cœur au sommeil du bébé et à la meilleure façon de l’accompagner dans son développement au fil des jours et des nuits.  J’adhère beaucoup à cette façon d’aborder une situation avec des parents: moi, en tant qu’intervenante, j’apporte des résultats probants afin d’aider les parents à prendre une décision la plus éclairée possible dans leur vie, avec leur bébé.  Ensuite, l’intervenante que je suis est assez professionnelle pour respecter la décision prise par les parents, tout en s’assurant que chaque personne évolue dans un environnement sécuritaire.  C’est ce que j’ai senti en lisant le titre (« Sweet Sleep – nightime and naptime strategies for the breastfeeding family » – des stratégies sont proposées…) et au fil des pages de ce livre.

En partant de ce livre, je me suis amusée à lire des textes en référence, à visiter des sites web.  Si vous désirez pousser votre réflexion un peu plus loin…

Il y a aussi le « Dossier sommeil » dans mon site web.

En terminant, une demande spéciale…  La Leche League France consacre son numéro janvier-février-mars 2016 au sommeil du bébé… J’aimerais bien lire ce numéro… si vous l’obtenez, pouvez-vous me contacter, svp? Merci 🙂