Saviez-vous que…

#1. L’efficacité (millilitres/minute) du bébé à prendre le lait de maman augmente avec l’âge: 6.6 mL/min à 1 mois puis 21.2 mL/min à 6 mois. (Core Curriculum, 2013, p. 308).
#2. « Suck-swallow-breathe »/ tète, avale, respire: ça solliciterait 26 muscles + 6 nerfs crâniens + 22 os (Core curr., 2013, p. 278 et GOLD Conferences)
#3. Le bébé qui a des joues bien rondes est privilégié: ses joues procurent une stabilité durant la tétée et contribuent à former un sceau (« seal ») étanche avec les lèvres. (Core curr., 2013, p. 309)
#4. Le frein de langue se forme dans le ventre de maman et est supposé régresser durant la 2e partie de la gestation. (Core curr., 2013, p. 281)
#5. Dans les dernières semaines de grossesse, bébé avale à peu près la moitié du volume total de liquide amniotique chaque jour. (Core curr., 2013, p. 303)
#6. Bébé, dans le ventre de sa maman, est familier avec la senteur du liquide amniotique. Après sa naissance, il garde une préférence pour les objets qui sentent le liquide amniotique de sa maman. Cette préférence change 4-5 jours après la naissance: bébé préfère alors ce qui sent le lait de sa maman. (Core curr., p. 500)
#7. Après la naissance, il est possible que bébé soit dans un état d’éveil calme jusqu’à 2 heures après la naissance. Maman et bébé en peau à peau baignent dans un cocktail d’hormones dont la prolactine (hormone qui produit le lait), l’ocytocine (hormone de l’amour), les endorphines (hormone du calme). Cette période de premier contact maman-bébé est un jalon important pour l’attachement bébé-maman et pour le lien de soins maman-bébé et papa-bébé. L’intimité de la nouvelle famille devrait être assurée à ce moment charnière de leur nouvelle vie. (Core curr., pp. 502 à 505)
#8. Maman devrait être encouragée à allaiter bébé dès qu’il démontre des signes de faim. Un bébé qui pleure est un bébé désorganisé qui a peut-être très faim. (Core curr., p. 512)
#9. Dans des conditions optimales, la production abondante de lait commence 30-40 heures après le retrait du placenta de l’utérus. Chez les « western mothers », c’est entre les jours 2 et 4. (Core curr., p. 818)
#10. Certaines thérapies peuvent aider maman à augmenter sa production lactée. La chiropractie, entre autres, pourrait contribuer à corriger une subluxation interférant avec la voie empruntée par les nerfs impliqués dans la lactation. (Core curr., p. 835)
#11  Contraception: le retour des menstruations chez la maman qui allaite est très variable.  Ce qui est intéressant, c’est que la menstruation peut avoir été précédée d’une ovulation…  En période de menstruation, la composition du lait maternel ne change pas; cependant, le goût du lait peut changer et bébé peut être maussade voire même refuser le sein. (Core curr., p. 70).
#12 Durant la grossesse, les couples ayant un niveau plus élevé de soutien des proches rapportent un niveau plus bas de détresse à 6 semaines post partum. (Core curr., p. 66)
#13 Bocar et al. (1987) ont établi des étapes dans l’acquisition du rôle parental: anticipative, formelle, informelle et personnelle.  Cette dernière étape, personnelle, arrive quand les parents modifient leurs pratiques et évoluent vers leur propre style parental.  Les parents qui adoptent des modes de parentage plus rigides comme « laisser pleurer bébé », « tétées à des heures précises » arrivent très difficilement à cette étape de parentage personnel. Quand les parents adoptent un mode de parentage plus rigide, différentes situations peuvent se présenter: diminution de la production lactée, ralentissement du gain de poids du bébé, refus du bébé de prendre le sein.  Les bébés qu’on laisse pleurer peuvent démontrer du détachement, des symptômes d’état dépressif, des problèmes alimentaires, des comportements d’auto stimulation et d’auto apaisement précoces. (Core curr., p. 67)
#14 Les indicateurs clé d’un lien de soins sécure entre le parent et son bébé sont la sensibilité et la réactivité du parent à son bébé.  L’attachement sécure du bébé envers son parent à 12-18 mois est relié à une meilleure habilité de l’enfant à résoudre des problèmes à 2 ans et aussi à de meilleures compétences sociales de cet enfant à 3 ans. (Core curr., p. 68)
#15 Il n’y a pas que les hormones de maman qui varient quand elle entend son bébé pleurer… celles de papa aussi: ses niveaux de prolactine et de testostérone augmentent. (Core curr., p. 69)
16.  Chapitre 4, Core curriculum, ajustements émotionnels post partum et chapitre 6, santé mentale de la mère et l’allaitement
  • 50%-80% des femmes en post partum éprouvent une détresse émotionnelle 2-3 jours après l’accouchement.
  • Ces blues sont plus fréquents chez une primipare (maman la 1ère fois).
  • Il faut songer à consulter si ces blues durent plus de 2 semaines.
  • 10% des papas peuvent vivre une dépression: ceux qui ont seulement leur conjointe et les collègues de travail pour ventiler sont plus à risque de souffrir de dépression.
  • Chez la maman qui allaite, le succès de l’allaitement est en partie relié au support/soutien qu’elle reçoit (dans l’ordre d’importance) de son conjoint, des grands-parents du bébé, de son médecin/professionnels de la santé consultés.
  • L’allaitement protège la santé mentale maternelle.  En même temps, l’allaitement problématique peut augmenter les risques de dépression chez maman.
  • Les chercheurs en psychoneuroimmunologie ont découvert que l’inflammation est impliquée dans la pathogenèse de la dépression.  Le corps humain, en réponse à un stress, augmente, entre autres, les cytokines pro inflammatoires.
    • Donc, tout ce qui découle de la maternité représente un stress et place maman à risque de souffrir de dépression: expériences de naissance négatives, bébé malade/prématuré, sommeil perturbé, fatigue, problèmes de santé (anémie, hypothyroïdie, infection, rhume, etc.)  plaie, douleur, trauma psychologique, etc.
    • Une naissance très stressante peut retarder le démarrage de l’allaitement (lactogenèse II).
    • Le niveau d’inflammation augmente de façon très significative dans le dernier trimestre de la grossesse.
    • L’allaitement (non problématique, évidemment) aide à régulariser les réponses du corps au stress, abaisse les hormones de stress et l’inflammation – c’est la raison pour laquelle on dit que l’allaitement qui va bien peut protéger maman de la dépression.
    • L’allaitement protège la santé mentale de maman en améliorant la quantité et la qualité de son sommeil.

Les traitements?

  • les Omega 3
  • la thérapie de la lumière
  • l’exercice modéré réduit l’inflammation
  • la psychothérapie
  • un antidépressant: présentement, une seule classe d’antidépressants est contre indiquée pendant l’allaitement.

Commentaire personnel: je propose à toute maman qui me consulte de répondre aux tests de symptômes d’état dépressif et d’anxiété.  Ça ouvre la porte à prendre du temps pour parler, avec maman et parfois avec papa, de leurs ressentis.

 

 

#11. Le temps de vidange de l’estomac est de 51 minutes chez le bébé recevant de la préparation commerciale pour nourrissons et de 25 minutes chez le bébé recevant du lait de sa maman. (Core curr., p. 531)

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