Ministère des tout-petits…

Hier, 20 novembre, c’était la Journée internationale de l’enfance.  Cette Journée marque le lancement de la Grande semaine des tout-petits.  Ce matin, Dre Gaëlle Vekemans, La Presse+, résume bien certains droits des enfants avec chacune des lettres du mot ENFANTS.

Toujours dans LaPresse+, ce matin, un article de Gabrielle Duchaine   « La violence familiale encore répandue » révèle que « La moitié des enfants de moins de 6 ans ont déjà été victimes de violence physique à la maison, et presque autant y subissent des agressions psychologiques répétées,(…) »

Madame Duchaine, dans son article, rapporte les paroles de  Jean-Pierre Hotte, ancien directeur général des centres jeunesse, président d’Avenir d’enfant et porte-parole de la Grande semaine des tout-petits: « Quand on voit le vieillissement de la population, avec des baby-boomers qui ont mille et une façons de mettre de l’avant leurs priorités, il y a un risque pour les tout-petits d’être oubliés. C’est souvent vu comme strictement l’affaire des parents »

À Québec, une personne occupe les fonctions de ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et de ministre de la famille.  Toujours à Québec, il y a un ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l’intimidation.  Au Canada, il y a le ministère des enfants, de la famille et du développement social.  C’est novateur… sauf que considérant tout ce qui se passe pendant la grossesse et durant la petite enfance, considérant que cette période 0-5 ans est la base sur laquelle se construit l’adulte de demain, quand est-ce qu’il y aura un ministère des tout-petits…?

Références:

  • Article de Dre Gaëlle Vekemans: http://plus.lapresse.ca/screens/e260affe-672a-424c-82e7-cefcfba5175a%7C_0.html.
  • Article de Gabrielle Duchaine, http://plus.lapresse.ca/screens/e2765f8f-4848-4c94-8f5a-1776cd944647%7C_0.html
  • Grande semaine des tout-petits sur le tout nouveau site « Observatoire des tout-petits »: http://www.tout-petits.org/evenements/2016/grande-semaine-des-tout-petits/

Nos enfants et la télé

Mathieu Perreault dans La Presse+ de ce matin, « Un bébé devant la tété risque de devenir un ado intimidé« .  Le journaliste fait référence à un article paru Psychological Medicine en 2016, Prospective associations between televiewing at toddlerhood and later self-reported social impairment at middle school in a Canadian longitudinal cohort born in 1997/1998.   L’article est écrit par

  • Linda S. Pagani (School of Psycho-Education and Sainte-Justine’s Hospital Research Center (Brain Diseases Axis), Université de Montréal, Montréal,Québec, Canada),
  • F. Lévesque-Seck (Psychology Department, Université Ste-Anne, Church Point, Nova Scotia, Canada)
  • C. Fitzpatrick (Exercise Science Department, Concordia University, Montréal, Québec,Canada).   

J’ai découvert que Linda Pagani, psychologue, enseigne à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal.  Elle a publié plusieurs recherches concernant les effets de différents facteurs environnementaux sur la santé du fœtus puis de l’enfant/l’adolescent.

Ce matin, je ne vous apprends rien en abordant ce sujet des effets de la télévision sur la santé de nos enfants…  Moi, la première, pour me permettre un déjeuner avec café chaud 🙂 , j’assoyais mes enfants devant Passe-Partout – mea culpa, mea maxima culpa.   En plus, j’imagine que votre quotidien de parent est plus difficile que le mien était, tenant compte de l’apparition des tablettes, téléphones intelligents et autres…  Le « problème » c’est qu’interdire à un enfant de toucher à ces objets est une utopie*.  Par contre, peut-être qu’on peut permettre d’allumer la télévision (par exemple) à certaines conditions… Sur l’heure du midi, je permettais à mes enfants « québécois pure laine » d’écouter une émission en anglais, Wishbone.  De plus, autant que faire se peut, nous écoutions des émissions en famille… Mon conjoint me parlait récemment d’une émission du dimanche matin, Les merveilleuses cités d’or. Je repense aussi aux nombreuses conversations que nous avons eues, en famille, autour de la table, après le visionnement de Watatatow en fin de journée.  Ces petits trucs, à défaut d’être parfaits, permettent d’une part de limiter l’accès à la télévision et d’autre part, de créer des liens familiaux.

Un autre aspect important: l’utilisation de ces appareils devrait être faite le plus souvent possible avec la supervision d’un adulte qui a à cœur le bien-être de l’enfant utilisateur. En janvier 1991, vers 16h05, Kim et Clip a été interrompu pour permettre à Bernard Derome d’annoncer la guerre du Golfe, images de bombardement à l’appui.  Mes enfants étaient ébranlés – heureusement, j’étais présente, avec eux.  J’ai aussi appelé à Radio-Canada et Radio-Canada s’est excusée d’avoir présenté ces images sans avertissement pendant une émission pour enfants.  Aujourd’hui, je crois que ce phénomène d’accès aux événements en temps réel s’est amplifié et l’enfant ne peut que bénéficier d’avoir, à portée de câlins, un adulte bienveillant, qui le connait bien, qui a son bien-être à cœur… peut-être même un adulte qui peut fermer les appareils et inviter l’enfant à trouver d’autres activités… Et si, tous ensemble, on allait dehors, « tout simplement »….?

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* Vous en doutez…?  Si je vous dis « Ne pensez pas à une girafe… »  Vite, vite, dites-moi à quoi vous pensez…?  Le truc vient d’Isabelle Filliozat 🙂

 

« Appeler des renforts… »

L’histoire horriblement triste du papa qui a oublié son tout-petit dans son auto, la semaine dernière, continue d’alimenter les débats.  Hier, j’ai partagé avec vous le texte de Pierre McSween, « Ça peut arriver à n’importe qui« :

(…) Il n’y avait pas de mauvaise intention, c’est une distraction avec de lourdes conséquences, mais il n’y a pas d’intention de faire mal à son enfant. C’est un lourd fardeau à porter toute sa vie. (…)

Ce matin, d’autres opinions journalistiques dont celle de Patrick Lagacé, La Presse+, « Comment peut-on oublier son enfant dans l’auto« 

(…) Cette nanoseconde où le père a fait 1 + 1, ce moment où il a compris qu’il n’avait pas déposé son enfant à la garderie mais qu’il l’avait oublié dans son siège d’auto, toute la journée, sur la banquette arrière…

En plein été.

Dans cette chaleur.

Cette nanoseconde a dû perforer son espace-temps. Tout le fil de sa journée a dû s’y engouffrer, ainsi que l’essentiel de sa vie, comme l’eau s’échappe d’une piscine trouée. (…)

Dans la troisième partie de cet article, Patrick Lagacé a eu l’idée de chercher « le pourquoi du comment »…

(…) Comment ça survient, un oubli ?

Dans son enquête, le journaliste Weingarten citait David Diamond, de la University of South Florida, spécialiste de la mémoire. Pour le Washington Post, le professeur Diamond s’est lancé dans une explication des mécanismes de la mémoire en décortiquant les parties du cerveau qui la gouvernent : cortex préfrontal, hippocampe, ganglions de la base…

Les ganglions de la base sont un peu notre pilote automatique, ce qui fait qu’on conduit machinalement vers chez soi, sans toutefois pouvoir se souvenir de ce qu’on a vu en chemin. Ils nous permettent de penser à autre chose, en roulant vers notre bungalow de Laval ou de L’Ancienne-Lorette…

Et dans ces drames d’enfants oubliés dans des voitures, et qui y meurent, notait David Diamond, il y a toujours chez les parents une combinaison de stress, de manque de sommeil et de changement de routine qui permet aux ganglions de la base de prendre le dessus sur l’esprit conscient, où le pilote automatique te fait oublier que ton enfant dort dans le siège de bébé…

« Et l’esprit conscient est trop affaibli pour résister. Les circuits de la mémoire de l’hippocampe sont réécrits, comme avec un logiciel. Et à moins que ces circuits ne soient réinitialisés – par exemple si l’enfant se met à pleurer –, ils peuvent disparaître. »

Et c’est ainsi qu’un oubli survient, quand les ganglions de la base pèsent trop fort sur l’hippocampe, si je puis dire.

Et c’est ainsi que des parents aimants oublient de déposer leur enfant à la garderie, les laissant cuire à mort dans l’habitacle surchauffé de leur char.

En lisant les mots du professeur Diamond, j’ai pensé à ces gens qui disent que quand on aime son enfant, on ne l’oublie pas dans une auto… (…)

Bref, l’amour n’a rien à voir dans l’oubli, même l’oubli qui tue. (…)

Nous menons des vies de fou, il faut le reconnaître.  Et il semble, parfois, que plus on en fait, plus on veut en faire, plus on veut que tout soit parfait… et aussi, parfois, on croit pouvoir tout faire, tout de suite, tout parfait… Est-ce humainement réalisable…? Probablement encore moins quand des enfants font partie de nos vies… car ce qu’un parent vit rejaillit sur toutes les personnes qui partagent la vie de ce parent, particulièrement sur un enfant.  Nos enfants ne sont pas des adultes en miniature – ils sont des enfants justement parce qu’ils sont en voie de devenir des adultes.  Leur développement n’est pas complété, ils n’ont pas pleine maîtrise sur leur environnement, ils ne peuvent analyser et comprendre comme des adultes, ils sont dépendants des adultes qui en prennent soin.  Tout cela les rend plus vulnérables, plus sensibles, plus inquiets, plus anxieux, plus….  Le stress vécu par un parent prend alors une toute autre couleur et, ajouté au manque de sommeil et au changement de routine, il y a là un mélange potentiellement explosif.

Dans La Presse+, il y avait aussi l’article de Pierre-André Normandin, « Autopsie d’une opération à haut risque » à propos du terrible accident sur la 40, le 9 août dernier:

(…) L’intense brasier survenu le 9 août sur l’autoroute 40 aurait pu se propager dangereusement, n’eussent été les réflexes du premier officier du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) dépêché sur place. Dès son arrivée, celui-ci a eu la présence d’esprit d’appeler des renforts afin de sécuriser la tour voisine qui risquait de s’embraser. « C’est ce qui a fait la différence, sa promptitude à demander une autre intervention », dit aujourd’hui le directeur adjoint du SIM, Sylvain L’Hostie. (…)

« (…) celui-ci a eu la présence d’esprit d’appeler des renforts (…) »

Ça prend un village pour avoir un enfant… est-ce que moi, comme parent, je reconnais avoir une vie… « pas mal pleine »? Est-ce que moi, comme parent, je reconnais mes ressentis, mes émotions, mes forces et mes limites, ma fatigue…?  Et moi, comme parent, à défaut d’accepter ces faits… « tout simplement », suis-je capable de demander de l’aide… »tout simplement »?  Je crois que chaque famille peut trouver de l’aide, avec un peu d’imagination… oui, la voisine adolescente est jeune pour rester seule avec les enfants sauf que si un parent est présent, ça peut faire l’affaire pour donner un coup de main.  Et en plus, ce parent peut évaluer ses compétences de gardienne…  La plupart des villes font la liste de leurs ressources et de leurs organismes: groupe d’entraide à l’allaitement, répit-dépannage, halte-garderie, etc. Pour ma part, il y a déjà un quart de siècle, c’est mon conjoint qui a eu l’idée de frapper à la porte de Micheline, une voisine étant mon aînée de 10 ans et ayant des adolescents à ce moment-là… elle était enchantée de venir prendre la relève quelques heures, le temps que je sorte m’aérer… Pour moi, Micheline est, encore aujourd’hui, une « grande sœur » et notre famille est privilégiée de l’avoir eue au fil de la vie…

Maman, papa, oui, il y a de bons moments avec nos enfants… il y a aussi des moments plus difficiles, plus exigeants…  Pour prendre soin d’un enfant, il faut d’abord prendre soin de soi…  Isabelle Filliozat utilise une image intéressante: si vous prenez l’avion avec un enfant et qu’il y a dépressurisation dans la cabine, il vous sera toujours conseillé de mettre votre masque à oxygène avant de mettre le masque à l’enfant qui vous accompagne…  Maman, papa, prenez bien soin de vous…

En terminant, je vous suggère une lecture, « Il n’y a pas de parent parfait – l’histoire de nos enfants commence par la nôtre », Isabelle Filliozat, Poche Marabout, 2008.  Un livre qui fait du bien à plusieurs parents qui le lisent.  🙂

 

 

 

 

 

« Mères pas parfaites »…

Samedi 25 juin, La Presse+, le dossier de Suzanne Colpron, « Mères pas parfaites« : tout un sujet… Jeudi dernier, j’étais chez MAM à Saint-Hubert.  On m’avait demandé de parler du sommeil à la « Pause MAM »… pour moi, ça a été un moment de pur bonheur de côtoyer ces mamans et leurs petits.

Parler du sommeil des tout-petits, c’est « simple »… leurs cycles d’éveil et de sommeil s’organisent à mesure que leur cerveau se développe; selon Dr Brazelton, pédiatre américain, un tout-petit dormirait une nuit vers l’âge de… 3 ans.  Ça se comprend:  à la naissance, le cerveau de nos petits a environ 25% de la taille du cerveau de l’adulte et à 1 an, leur cerveau a environ 75% de la taille du cerveau de l’adulte.  Au cours des premières semaines de vie, une « belle nuit » du bébé, c’est 3-4 heures de sommeil… en autant que durant les 20-21 heures qui restent, il prend 10-12  tétées, il mouille plus de 6 couches et il fait des selles.  À ce stade, une tétée peut facilement durer 45 minutes…  C’est sans compter les tétées groupées de fin de journée et aussi, les périodes d’orages… Sortez vos calculatrices… Je vous entends dire: « Une maman qui allaite, surtout durant les premières semaines, … »  Voilà, vous l’avez dit, j’en suis pas mal certaine… « …une maman qui allaite ne fait pas grand chose à part allaiter » même les mamans le disent.  Sincèrement, combien de fois l’avez vous entendue, cette phrase-là…? Moi, je peux vous dire que je l’ai entendue souvent.  Avoir un nouveau bébé, être la maman de ce nouveau bébé, c’est un « travail » en soi, non…?

Nous visons tous et toutes ce qu’il y a de mieux… et c’est peut-être encore plus vrai quand nos enfants sont au cœur de notre vie.  Jeudi, à la « Pause MAM », les mamans disaient  « Oui, mais à travers ma fatigue, à travers les tétées et les soins du bébé, il faut que je prépare le souper, que je fasse le lavage, que je… »  et aussi « Oui, mais mon bébé, si je ne reste pas à côté, il ne fera pas de sieste »…   Une maman avait un peu plus de vécu: elle en était à son 2e bébé.  À quelques reprises, elle a exprimé qu’à un moment donné, n’en pouvant plus, elle acceptait des comportements de son ainé qu’initialement elle refusait.  C’est comme si ces nouvelles mamans ne s’autorisaient pas à se reposer, à prendre soin d’elles et elles le font quand elles sont poussées au pied du mur…  Avec le recul du temps et la sagesse qu’apportent les années ( 🙂 ), je crois que, dans le fond, la vie est très bien faite…  Une maman vit une grossesse, un accouchement « une expérience extrême* » (parfois doublé d’une césarienne, soit une chirurgie abdominale) et ensuite, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, elle vit avec son bébé qui arrive d’une autre planète, un « Voie-lactien« … Comment peut-elle, logiquement, humainement, faire la vie d’avant bébé avec ce bébé qui impose ce rythme incroyable les premières semaines?  Comment peut-elle donner à son bébé de l’attention, de l’amour, des soins si elle est fatiguée, si elle a faim, si elle ne prend pas soin d’elle…?  Oui, je crois que la vie est vraiment bien faite dans la mesure où la vie pousse maman à mettre ses besoins humains de repos et d’alimentation appropriée au premier plan…

Dans le cadre de ma pratique, j’invite chaque nouvelle maman à suivre l’horaire de son bébé, « tout simplement »: « Si bébé dort, reposez-vous et s’il tète, prenez une collation avec des protéines, et ce, jour et nuit ».  Je leur suggère « tout simplement » de s’alimenter, de se reposer et les mamans qui le font se sentent mieux et profitent mieux de la vie et de leur « voie-lactien », elles se sentent plus solides pour les moments de tempête.  C’est vrai…, il y a le souper à préparer, le lavage (et tous les autres « …age », ménage, repassage, époussetage…), les fleurs à planter, les photos à classer et les nombreux items sur les multiples listes que la plupart des femmes font quand elles arrêtent de travailler… « à l’extérieur », listes que bien souvent elles n’ouvrent même pas… et dont elles parlent avec un peu-beaucoup de culpabilité pendant leur « congé de maternité » (toute une expression, celle-là)… Oui,  et ce tout-petit que maman a « tricoté », qu’elle a mis au monde, qu’elle allaite… ne pourrait-il pas être la « bonne excuse » de maman pour vivre au rythme de ce petit les premières semaines?  Est-ce que maman-papa, en démarrage de famille, ne pourraient pas confier les « …ages » à l’entourage, à leur village…?

Isabelle Filliozat dans « Il n’y a pas de parent parfait – L’histoire de nos enfants commence par la nôtre », dit entre autres, p. 45:

Un enfant n’a pas besoin de parents parfaits, il a besoin de parents suffisamment bons, c’est-à-dire de parents qui, bien entendu, tentent de faire pour le mieux pour s’occuper de lui, qui le protègent et le nourrissent, qui évitent de le blesser, de le frustrer excessivement, mais qui se savent capables d’erreurs et se montrent aptes à les reconnaître.  Un enfant veut rencontrer non un rôle en face de lui, mais une personne, une vraie personne,  avec ses émotions et ses propres besoins, ses pensées et ses valeurs, ses compétences et ses limites.

Tellement vrai… Nous sommes des êtres humains.  La femme qui porte un enfant, le met au monde, l’allaite, fait un don de soi incommensurable…  Ce n’est pas tout:  bébé, en sortant du ventre de sa maman, a besoin d’elle comme point d’ancrage, de sécurité, dans ce monde si nouveau pour lui et il en a besoin, de sa maman à lui, 24 heures par jour, 7 jours par semaine.  Bébé s’attache d’abord à sa maman à lui puis, au fil des jours, il s’attache à son papa à lui et bébé étire ses liens d’attachement aux autres personnes qui le côtoient.  Au début de sa vie, bébé a besoin de sa maman à lui… dans un monde idéal, ce n’est pas interchangeable.  Oui, papa est là – durant les premières semaines, son rôle est davantage de nourrir maman (d’amour et d’aliments santé) afin qu’elle puisse « nourrir » bébé (le lait maternel est un aliment d’amour et de santé 🙂 ).  L’idéal pour ce petit « voie-lactien », c’est re-trouver sa maman à lui, retrouver en dehors de son ventre celle qui a accepté de le loger en elle et qui lui a fourni les matériaux nécessaires à une première partie de sa construction. Cette maman a fait tout un travail depuis la conception de son tout-petit et maintenant, en l’allaitant, en restant avec lui, en vivant les hauts et les bas de sa courte vie,  elle poursuit la construction d’un être humain, d’un homme d’une femme de demain, rien de moins…  Autant c’est grand, autant c’est exigeant pour sa maman, son papa.

La vie, c’est un grand cercle.  Maman donne beaucoup d’elle-même en mettant au monde un enfant.  C’est dans l’ordre naturel des choses que maman reçoive, ensuite…Chaque maman mérite que nous lui rendions hommage… Et selon moi, rendre hommage à une maman, c’est, entre autres, faire tout ce qu’on peut pour qu’elle puisse suivre l’horaire de son tout-petit les premières semaines, pour que « son corps sa tête son cœur »puissent reprendre leur souffle.  Rendre hommage à une maman, c’est aussi s’asseoir près d’elle et être à son écoute, se préoccuper vraiment et sincèrement du « comment elle se sent en dedans ».   Rendre hommage à une maman, c’est aussi changer notre vocabulaire. Mon conjoint l’avait compris d’instinct:  nous faisions des rénovations à la maison et j’étais enceinte de notre 3e bébé.  Mon ventre plein de vie limitait mes mouvements.  J’ai alors dit à Luc que ça m’enrageait de ne rien faire… ce à quoi il a répondu que j’étais occupée à faire un bébé 🙂 .  Lui, il avait compris…

Finalement, maman doit apprendre à demander et aussi, accepter de recevoir: quand son village lui rend hommage, elle devrait accepter ces hommages, elle devrait accepter d’être entourée,  elle devrait accepter de ralentir son pas pour suivre le rythme de son tout-petit les premières semaines.  Saviez-vous qu’il existe des sociétés où les femmes acceptent d’être dans un cocon avec leur bébé les premières semaines et d’être prises en charge par les femmes de leur clan?  Ces nouvelles mamans vivent très peu de symptômes d’état dépressif.  Intéressant…  À bien y penser, tous les « …age » qui doivent être faits aujourd’hui, devront être re-faits demain et après demain.  Et je suis à peu près certaine qu’il est toujours possible de trouver quelqu’un pour s’en occuper – bien sûr, ce ne sera jamais fait comme si c’était maman qui le faisait… et puis…?  Est-ce si grave que ça que les serviettes lavées soient pliées autrement, que les assiettes propres soient à gauche, que  le yogourt acheté soit un peu plus riche en matières grasses?  Papa a aidé l’aîné de 3 ans à s’habiller… sauf que le choix des couleurs laisse à désirer, selon maman… Ce n’est pas parfait… par contre, l’aîné est habillé et il a l’air tellement heureux avec son papa à lui…  Est-ce si grave que ça que ça ne soit pas parfait…?   Peut-être pas tant que ça…si ça permet à maman de prendre le temps de vivre, de sentir son tout-petit s’endormir, blotti contre elle, de capter son premier sourire, de plonger ses yeux dans les yeux de son tout-petit quelques secondes d’éternité… de goûter « parfaitement » et « tout simplement » à ces moments magiques qui eux, ne passent qu’une fois dans la vie…

Suzanne Colpron termine son article en disant « On t’adore, maman, mais tu ne peux pas être parfaite, m’ont dit mes enfants. La perfection, ça n’existe pas. Être une mère, c’est compliqué. »  Oui, c’est vrai… et je souhaite, à toutes les mamans, une vie…parfaite de moments magiques et imparfaite de tous les « …age » 🙂

* Isabelle Filliozat, « Il n’y a pas de parent parfait », p. 184

1990-07-15 Louise, CA, JF

Nos enfants, des bateaux…

Un soir, la semaine dernière, j’étais au resto.  À côté de nous, une tablée : des parents, des adultes, un bambin et une bébé fille âgée d’environ 3 mois, habillée de tulle et de rubans… elle doit mettre ces vêtements-là seulement quand il y a une grande sortie 🙂  Pour quelques instants, je me suis installée dans ses souliers, dans sa tête, dans son cœur.  Il y avait du bruit, vraiment beaucoup de bruit et des bruits de toutes sortes.  Il y avait de la lumière blanche très crue.  Soudainement, on lui a fait vivre l’expérience du « body surfing » comme dans les concerts rock et je ne crois pas qu’on avait pris le temps de l’avertir de ce qui allait se passer.  Elle a atterri dans les bras d’une femme et dans le mouvement qui la portait de sa maman vers cette femme, son corps était en extension, raide, arqué vers l’arrière, sa tête cherchait à se relever vers l’avant et ses yeux étaient tout grands ouverts, sa bouche formait un rictus de presque pleur… elle n’avait pas l’air d’apprécier l’expérience.  La femme en question l’a prise, elle semblait très heureuse de coller ce bébé contre elle… et bébé ne semblait pas apprécier l’expérience malgré les nombreux changements de position.  Ça n’a pas été long que la petite s’est mise à pleurer… la dame s’est levée pour la promener…  La dame semblait en extase, cherchant à blottir bébé contre elle et bébé pleurait en cherchant à se décoller d’elle… Dire que j’ai déjà été l’adulte qui « se payait la traite » en prenant le bébé d’une autre femme… mea culpa, mea maxima culpa 🙂

En rétrospective, je me demande si c’était la place d’un bébé, en soirée, dans ce resto, à ce moment-là d’affluence, de bruits, de lumière crue…  Bien sûr, maman a le goût de participer aux activités de la famille, d’aller au resto, elle peut même avoir besoin d’être avec ses proches.  Elle veut aussi que son bébé fasse partie de la vie et de la famille.  Ça revient alors à dire que maman et papa se retrouvent « pris » à prendre une décision pour s’adapter à la vie de leur « village », à un moment de leur vie où ils ont besoin, plus que jamais, d’être entourés des leurs, avec beaucoup d’amour.  Et si maman et son bébé vivaient, avec papa, dans un « village » qui les soutiendrait, les épaulerait, maman dans son nouveau rôle très exigeant des premiers mois auprès de bébé, papa dans son nouveau rôle très exigeant de protection de la dyade maman-bébé? Un « village » qui s’adapterait aux besoins de la nouvelle famille et non l’inverse…?

Fermons les yeux quelques instants.  On rejoue la scène du resto de façon différente.  Cette fois, bébé maman papa vivent dans un « village » qui s’adapte à eux, un « village » qui favorise le développement harmonieux d’un bébé à travers des « lunettes attachement ».  Dans ce « village », on comprend qu’un bébé qui reste près de sa maman et de son papa durant les premiers mois de vie, n’est pas un « bébé gâté » ni un « bébé à bras » mais un bébé qui découvre l’inconnu avec du connu, maman puis papa.  Le « village » se réunit à un moment et dans un endroit qui convient aux plus petits et à leurs parents. Dans ce « village », bébé est passé à d’autres bras si c’est bénéfique pour lui…  et la décision revient à maman et papa car ce sont eux qui connaissent le mieux leur bébé. Si leur « p’tite voix » en dedans, leur voix du cœur, leur « voix attachement », leur dit que bébé doit rester près de maman papa, alors, non, bébé ne va pas dans d’autres bras.  Point final et aucun jugement de la part de qui que ce soit de leur « village ».  Si maman papa croient que bébé peut aller voir tel adulte, ils le feront à la vitesse de leur bébé :  l’adulte s’assoit près de maman-bébé, maman présente la personne à bébé et doucement, en s’adaptant à son rythme, bébé passe à l’autre personne.  Bébé reste près de sa sécurité, sa maman son papa, dans leur champ de vision et d’audition.  Si bébé exprime son désaccord de quelque façon que ce soit, maman n’est pas loin et reprend bébé rapidement. En anglais, il y a un beau mot, « advocate », qui signifie « a person who speaks or writes in support or defense of a person; a person who pleads for or in behalf of another; intercessor; a person who pleads the cause of another…* ». Ce « village » reconnait que maman papa sont les « advocate » de leur bébé…

Dr Brazelton, pédiatre américain, comparait les enfants à des bateaux…  Un bateau, avant de voguer sur les mers du monde, doit d’abord être assuré d’avoir SA place dans un port.  Quand il en est certain, plus que certain, alors il peut, en toute quiétude, naviguer et découvrir le vaste monde car il sait qu’il peut toujours revenir au port et il aura toujours SA place à lui.  N’est-ce pas ce qu’on veut pour chacun de nos enfants…?

*Tiré de http://www.dictionary.com/browse/advocate, page consultée 2016-04-30

2016-04-30 bateau IMG_0741

Sangha…

Ce matin, classe de yoga avec Christine – l’enseignement de cette femme me rejoint, me touche beaucoup et chaque fois, j’en reviens enrichie, « déposée », recentrée, bien dans mon corps et dans mon cœur.  J’en avais besoin… les derniers jours ont été une sorte de grand tourbillon…  Vendredi dernier, j’ai travaillé avec Jeanne et Linda – nous relisons avec attention les carnets de la trousse « Voyage au cœur de l’attachement » afin de nous assurer que le langage et les photos utilisés parlent attachement.  Samedi et dimanche, formation sur le sommeil donnée par Ingrid Bayot.  J’ai rencontré/noué et renoué entre autres avec Ghislaine, Marie-Caroline, Anne, Chantal.  Évidemment, ce matin, j’ai la tête pleine de nouvelles connaissances, d’éléments dits d’une autre façon, d’un auteur qui a écrit sur un sujet dont j’ai entendu parler pour la première fois… Au retour de chacune de ces journées, je retrouve Luc qui m’épaule sans réserve dans ma soif de connaissances 🙂

Depuis quelque temps, je ressens plus de difficulté à vivre des journées pleines de travail, de formation, même si la cause m’intéresse et me rejoint.   Je trouve que sept-huit-neuf heures consécutives, intenses, avec une courte pause pour manger, c’est long et très exigeant.  De plus en plus, à notre ère des « communications », textos, web conférences, DVD et cahier d’exercices, d’autres formules apparaissent, permettant de mieux adapter une activité à son rythme, à ses besoins bien personnels.  Je termine le programme de 2e cycle, « Psychologie périnatale ». L’enseignante du cours PSY-7802, Florence Vinit, est très dévouée et très techno.  Si les étudiantes qui viennent de Trois-Rivières ne peuvent se déplacer à cause du mauvais temps, elle s’organise pour que ces trois personnes suivent le cours en direct, à partir de l’UQAM.  Par contre, ces personnes ne pouvaient intervenir avec le reste du groupe à Montréal et ces étudiantes ont mentionné que ça leur manquait… C’est un peu ce que vis avec GOLD Lactation Online Conference.  Quand ça me tente, j’allume mon ordi, je mets mes écouteurs et je fais le plein de connaissances scientifiques, basées sur des résultats probants, concernant la lactation.  Il peut être n’importe quelle heure, je peux être en pyjama, dépeignée – pas grave!  C’est vraiment pratique: ça se passe chez nous, bien mieux que n’importe quel hôtel, et il y a seulement de courts déplacements qui prennent peu de temps.  Par contre, quand j’écoute les conférences de GOLD Lactation, je suis seule…  La même chose avec la construction des carnets de la trousse « Voyage au cœur de l’attachement ».  Cette construction comporte une part de travail de recherche, de lecture-relecture, chacune de son côté.  C’est pratique, les courriels : on partage nos commentaires, on choisit une photo.  Encore là, c’est pratique… mais ça ne bat pas nos rencontres…

Ce matin, je réalise, une fois de plus, à quel point les personnes côtoyées enrichissent une activité, la bonifient d’une manière unique – on fait d’une pierre deux coups.  Autre élément : hier, pendant la formation sur le sommeil, une participante disait que la pratique privée, c’est beaucoup de responsabilités à assumer seule… c’est vrai, j’y pense souvent.  Je crois très important d’être bien entourée, un village pour avoir un enfant, un sangha* pour les professionnels, surtout ceux en pratique privée. Le sangha donne aux intervenants des connaissances scientifiques et humaines. Moi, je suis privilégiée car je suis entourée par vous tous, des personnes de cœur, pour qui la famille est importante, tellement importante que nous contribuons ensemble à sa construction.

Aujourd’hui, j’ai non seulement la tête pleine de nouvelles connaissances scientifiques, j’ai aussi le cœur plein de « connaissances » humaines…  et je suis vraiment reconnaissante de vous avoir dans mon sangha.  Du fond de mon cœur, merci à chacun-chacune de vous.

*Sangha : mot sanskrit qui a plusieurs significations dont « communauté de personnes qui pensent de la même façon »

2015-11-08 Mains et ciel et (c)

Ode à la farniente… ode à la vie?

Ce matin, dans La Presse+, Silvia Galipeau parle de la relâche qui s’en vient à grands pas… »Relaxation 101 » – Ode à la farniente.

(…) Pourtant, faut-il le rappeler ? Le but premier de la relâche est de permettre aux écoliers de « reprendre un peu leur souffle », souligne le psychopédagogue Gérald Boutin. Objectif ? « Faire comprendre aux enfants l’importance de respirer un peu. C’est un art de vivre ! », dit-il.

Parce que non, poursuit le professeur de l’UQAM, « les enfants ne peuvent pas toujours être surstimulés, dit-il. Il faut laisser les enfants vivre ».

Deuxième objectif de la relâche : « permettre aux parents et aux enfants de se rapprocher, au-delà des questions scolaires », dit-il. (…)

Aujourd’hui, j’ai croisé une femme que je n’avais pas vu depuis 2-3 ans.  Après quelques phrases d’usage, elle me dit qu’elle se bat contre un cancer et elle est en attente de traitements.  Ça m’a donné toute une claque… vous ne pouvez avoir idée… Une part de moi est en colère que ça lui arrive à elle – en fait, j’haïs le cancer, « tout simplement », mais là, on dirait que c’est pire … peut-être parce que le cancer attaque une femme que j’estime?  Une autre part de moi prend conscience, une fois de plus, à quel point « la vie est si fragile » et qu’on ne contrôle pas grand chose, à part le moment présent…et encore… Hier est passé.  Demain est à venir.  Le présent est fait d’un million de petites choses, certaines qu’on apprécie et d’autres qu’on apprécie moins… et au moment où on vit tout cela, on a l’impression que ça ne finira jamais, que tout est une montagne, qu’on est seuls à vivre cela… Changer des couches,  vivre le quotidien avec un bébé qui pleure, allaiter son tout-petit nuit et jour 10-12-14 fois, permettre à un enfant de dormir dans le grand lit de ses parents, faire des lunchs et des repas, reconduire un enfant à ses activités et en prime arrêter un peu partout pour prendre ses amis,  revenir plus tôt du travail parce qu’un enfant est malade…  et je suis certaine que vous et moi, nous pourrions ajouter beaucoup d’autres événements…  Aujourd’hui, j’ai du recul… mes enfants ont quitté le nid, ils en sont à fabriquer le leur et avant longtemps, je bercerai les enfants de mes enfants.  Je réalise que tout finit par passer… je prends conscience que tout événement a aussi un  « autre côté »…

  • Un de mes enfants a pleuré beaucoup, vraiment beaucoup.  Je l’ai bercé à user la berceuse et je lui en ai chanté des chansons… Aujourd’hui, je me souviens aussi du moment où, doucement, son corps s’abandonnait contre moi…c’était magique…
  • Moi aussi, j’ai allaité 12-14 fois par 24 heures, sans compter les tétées groupées… j’en venais à ne plus savoir s’il était 5 heures pm ou am…  Aujourd’hui, je me souviens aussi de la fierté que je ressentais, pour chacun d’eux, à leur premier sourire, à leurs regards parsemés d’étoiles, aux pyjamas et aux vêtements qu’il fallait changer de taille parce qu’ils grandissaient… et toute cette croissance se faisait avec le lait que je leur donnais…
  • Je revois les nuits où je me retrouvais avec un enfant blotti contre moi, dans mon lit.  Luc s’absentait parfois pour le travail et selon les années, un des enfants s’ennuyait plus que les autres.  Tout le monde, y compris la pédiatre, me disait de refuser qu’un enfant vienne dormir dans mon lit « Il ne voudra plus jamais dormir seul dans sa chambre ».  Ma petite voix me disait d’accepter… et mon instinct de survie aussi…  Vous savez quoi?  Non seulement je garde de bons souvenirs de ces moments de réconfort que j’apportais à cet enfant, en plus, aujourd’hui, ils ne dorment plus dans notre grand lit… 🙂
  • Je repense aux nombreux allers et retours entre la maison, l’école, le domicile d’un ami, la piscine, l’école de musique et j’en passe…  Quand ils ont eu leur permis de conduire, j’étais fière d’eux, évidemment.  En même temps, j’étais un peu triste car ces moments de « taxi », c’étaient des moments où on se retrouvait seuls, des moments juste cet enfant et moi, parfois sans parler, parfois je l’écoutais me raconter sa journée.  Et si un ami était avec lui, apprendre à connaitre cet ami m’amenait à mieux connaitre mon fils.

Aujourd’hui, je crois sincèrement que les moments de la vie peuvent être aussi des moments de « tissage de liens »…

Parfois, la vie nous envoie un « wake up call » – c’est ce que me disait mon amie rencontrée ce matin…  Je pense au très beau témoignage de Christian Bégin concernant son rôle de père.  Je pense aussi à mon conjoint qui se levait, tous les matins de notre mois de vacances en Floride avec notre bébé #2.  Cet enfant se couchait tôt et se levait tôt, vers 4h30-5h.  Luc trouvait cela difficile de se lever si tôt… jusqu’au matin où il a écouté un téléthon au profit d’enfants malades… J’entends Luc me dire « Nous avons 2 enfants en santé et moi, je me plains parce qu’un de mes enfants se lève à 4h30 pendant mes vacances.  De quoi je me plains…? »   Oui, « la vie est si fragile »…   Moi, aujourd’hui, j’ai le privilège d’être en santé – « merci, la vie ».  J’ai le privilège de vivre avec un conjoint que j’aime, « merci, la vie ».  J’entretiens des relations harmonieuses avec mes enfants et leurs conjointes – « merci, la vie ».  Cet après-midi, je fais du ménage avec ma tendre moitié…j’haïs faire du ménage… Par contre, « merci, la vie » car faire du ménage me permet aussi de tisser des liens avec Luc 🙂

Bientôt, ce sera la semaine de relâche…  Quels sont vos plans…?  Et si c’était une semaine de « tissage de liens », une semaine de « Cocooning » comme j’en parlais dans un article de décembre 2015…?  Si le cocooning est à votre horaire, je vous souhaite alors, pour cette semaine de relâche, une panne des réseaux cellulaires, internet et tout ce qui s’y apparente afin que vous goûtiez pleinement à votre « tissage de liens » avec vos proches! 🙂