« Ça va bien aller » 🌈

Ce matin, Catherine Handfield, journaliste à LaPresse, a publié un article, « #CAVABIENALLER, mais pas pour tout le monde. » Depuis le début de la pandémie, nous sommes inondés par cette phrase, « Ça va bien aller » 🌈 – c’est devenu une sorte de cri de ralliement… « C’est une manifestation d’un élan social de soutien et d’entraide formidable et essentiel » nous dit Dre Pascale Brodeur, psychologue.
En même temps, avec ce qu’on vit présentement, je crois primordial que chaque personne puisse exprimer ce qu’elle ressent auprès d’une personne bienveillante qui lui offre une écoute dénuée de tout jugement: « Valider l’émotion et affirmer sa présence pour l’autre, ce serait déjà un bon début. (…) Je m’enlève la pression de devoir « régler » le problème de l’autre (…) mais j’ai le pouvoir d’écouter, d’être présent. » (Dre Roxane Robitaille, psychologue).
Être parent, c’est exigeant, très exigeant et la pandémie nous tombe dessus sans qu’on l’ait demandée.  Cette crise nous oblige à rester chacun à la maison, ce qui rend être maman-être papa, encore plus exigeants.  Depuis le début de cette crise, des parents m’expriment les hauts et les bas de leur quotidien.  À chaque fois, je réitère l’importance que chacun remplisse son réservoir d’ocytocine, l’hormone du bien-être, et ce, plusieurs fois dans la journée.  Comment faire…?  En choisissant une activité qui « fait du bien »… prendre une douche/un bain, rire, chanter, jouer, colorier, écrire son journal, allumer une bougie et regarder la flamme, respirer de façon consciente, écouter sa « p’tite voix » (sa voix du cœur), parler à un(e) ami(e) et, pour les privilégiés qui ne sont pas seuls dans leur confinement, donner/recevoir un massage/un câlin.  Certaines de ces activités peuvent se faire avec les enfants – c’est un bel exemple à donner.
Pour maman-papa, je crois primordial que chacun prenne une « micro-vacance 🏖 » chaque jour… quelques minutes en solo (si possible).  Très souvent, des mamans expriment l’importance pour elles de faire une pause après l’heure du lunch, chacun dans son coin, occupé à une activité calme, jusqu’à ce que la minuterie sonne.  Quand mes enfants étaient petits, nous nommions ce moment « la reposette » car la sieste, c’était pour le bébé, le petit dernier 🙂.  Je trouvais un coin pour mon numéro 1 et un autre coin pour mon numéro 2, j’installais un sac de couchage à terre dans chacune des pièces, je baissais la toile à moitié (au complet, c’était pour la nuit), nous choisissions ensemble quelques histoires et je les laissais en leur disant qu’il ne fallait surtout pas qu’ils dorment (le cerveau retient surtout le négatif 🙂) .  Oui, ça arrivait qu’il(s) dorme(nt), surtout mon numéro 2.  Et moi, je donnais l’exemple: je m’étendais avec mon bébé et je le gardais collé contre moi.  Ça ne durait pas des heures (surtout pour mon numéro 1, plus actif) mais ces quelques minutes de « reposette » donnaient à chacun une énergie nouvelle pour compléter notre journée tous ensemble 💗🙂 .
Particulièrement pendant cette crise que nous traversons, sommes-nous capables de nous ouvrir aux autres, de raconter nos difficultés…?  Une maman me racontait qu’après avoir nommé les hauts et les bas de sa vie avec ses petits à une personne de son entourage, elle a gagné des repas déposés à sa porte quelques fois par semaine.  Oui, aller vers les autres peut être payant… c’est ce que je vous souhaite si vous tentez l’expérience.  De plus, autant recevoir que donner amène une sécrétion d’ocytocine 🙂  C’est bon pour tout le monde!
En terminant, je vous présente le « Guide no 2 On protège aussi sa santé mentale à la maison  » du Gouvernement du Québec, démontrant que dans cette situation très particulière, des ressources existent.

Pour mieux gérer son temps en famille :

  • Pour les parents, source d’information validée par des professionnels de la santé, Naître et grandir
  • Pour les parents, informations à jour, des trucs et conseils et des capsules vidéo réalisés par des spécialistes sur des sujets qui parlent aux familles du Québec, Vie de parents
  •  Pour les parents, trucs et conseils à propos de l’activité physique en famille, de la saine alimentation et de plusieurs autres préoccupations parentales, Vifa Magazine 
  • Des services et des ressources pratiques pour outiller, rassurer et guider gratuitement les parents d’enfants âgés de 6 à 17 ans, Allo Prof
  • Des ressources pour apprendre, créer, se divertir et bouger, un peu comme à l’école, Gouvernement du Québec, L’école ouverte 
  • Coloriage, bricolage enfant, activités manuelles: Tête à modeler
Lignes d’écoute pour les personnes en détresse psychologique :
  • Regroupement des services d’intervention de crise du Québec, offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres
  • Tel-Aide, Centre d’écoute offrant des services 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier :
    514 935-1101
  • Écoute Entraide, organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE (365-4463)
  • Service d’intervention téléphonique 1 866 APPELLE (277-3553)

Prenez bien soin de vous 🏖  💗 .

Mes vœux pour 2019🎁

 

 

2018 tire à sa fin et 2019 sera bientôt là…  Voici mon cadeau à chacun de vous, maman-papa : une vidéo de 61 secondes…  Oui, la mer…  elle m’a toujours fascinée…  elle est immense, sans limite, parfois calme, parfois houleuse… comme la vie…  en particulier la vie avec des enfants… 😊

Être parent apporte son lot de joies et aussi son lot de défis.  Dans le cadre de ma pratique, j’ai le privilège de vous accompagner dans votre vie de parent.  Cette année encore, vous avez été nombreux à me consulter et je vous remercie de votre confiance.  Au fil de nos rencontres à travers les années, j’ai été touchée par chacun de vous, maman-papa, par l’amour que vous portez à votre tout-petit et par votre recherche constante de ce qu’il y a de meilleur pour votre enfant.  Maman-papa, je vous ai vus vous surpasser au quotidien… sans pour autant reconnaître tout ce que vous faites et en continuant d’exiger tellement de chacun de vous…

À l’aube de cette nouvelle année, je vous propose à vous, parent, dans le tourbillon de votre vie, une pause quotidienne, le temps de cette vidéo de 61 secondes…

  • Prenez d’abord une grande respiration.
  • Ensuite, nommez un de vos « exploits »… « J’ai réussi à exprimer mon lait 2 fois – je suis persévérante », « J’étais fatigué et au lieu de faire le lavage, je me suis étendu en même temps que mon enfant – j’ai respecté ma limite », « Il n’y avait rien à souper et j’ai appelé ma belle-mère pour qu’elle nous prépare un pâté chinois – j’ai accepté l’aide qu’elle m’avait proposée », « J’ai contacté ma voisine afin que son adolescente vienne me donner un coup de main à l’heure du souper et des bains – je suis débrouillarde. »
  • Si c’est possible, faites cet exercice avec l’autre parent (ou avec un adulte qui vous épaule dans votre vie de parent) – parfois, l’autre voit mieux le positif en nous 😊  L’exercice pourrait ainsi se terminer avec un gros câlin… question de libérer de l’ocytocine…

À chacun de vous, je vous offre mes meilleurs vœux pour la prochaine année 💖

P.-S.: après quelques répétitions, je vous invite, si ça vous tente, à me faire part de vos observations à propos de cet exercice…😊

 

« L’ocytocine, un système wi-fi » Boucar Diouf

Hier, j’ai écouté l’émission hebdomadaire « Pour emporter« .  L’animatrice, France Beaudoin, recevait Boucar Diouf.  Ce dernier a parlé de plusieurs sujets dont la polygamie en disant qu’ici, au Québec, nous vivons « la monogamie à répétition » 🙂  Il a enchaîné en disant que

La nature a inventé deux étapes dans l’amour.  Il y a la phase explosive oû on est tout le temps en coup de foudre.  Mais ça ne peut pas durer longtemps le coup de foudre – ce sont des hormones très puissantes.  Si on était comme ça dans la nature, on ne verrait pas le prédateur arriver… tu es tellement bien.  C’est très énergivore, le coup de foudre.  Le corps humain ne pourrait pas supporter ça…  La nature a eu l’intelligence d’inventer une hormone pour remplacer tout ça qui s’appelle l’ocytocine, l’hormone de l’attachement, le premier système wi-fi au monde.  L’ocytocine, c’est l’hormone qui fait que quand la maman entend le bébé pleurer, son sein commence à couler, juste l’entendre ou penser au bébé, ça te fait quelque chose dans le cœur et ton sein commence à couler.  Ça, plus wi-fi que ça, ça n’existe pas!  Même dans les vieux jours, quand tu caresses la personne avec laquelle tu as passé ta vie, vous sécrétez de l’ocytocine et c’est un anxiolytique, ça diminue les hormones de stress.  Et les scientifiques pensent que chez les personnes âgées, quand la personne à qui ils ont donné leur cœur il y a de cela 60-65 ans disparaît rapidement, certaines maladies se présentent.

Dans cette même émission, Boucar Diouf a aussi parlé de l’humain avec son gros cerveau…

Le cerveau de l’humain fait 2% de sa masse et consomme 20% de son énergie.  Chez les bébés, c’est jusqu’à 75% de son énergie qui est consommée par son cerveau.

 

Le sucre raffiné

Catherine Handfield, La Presse+, « Réalistes, les limites de sucre? » L’American Heart Association AHA) a émis des recommandations de consommation de quantité de sucre ajouté:

  • 2 à 17 ans, 25 g/jour (6 c. à thé)
  • 0 à 2 ans, 0 g/jour…

Nous sommes loin de cela, très très loin… Heureusement, l’enfant allaité part avec une longueur d’avance…. Oui, le lait de maman contient des protéines, des glucides, du « sucre »… un « bon » sucre pour favoriser une croissance optimale du bébé, en particulier de son cerveau et de son système nerveux central.  Par la suite, dès 6 mois, bébé s’assoit à table avec la famille… Que lui donne-t-on à manger…?

Il est question de taxer les boissons sucrées… peut-être pas si bête que ça… 🙂

En terminant, deux lectures suggérées:

  • Michael Moss (2013).  Salt, Sugar, Fat
  • Catherine Lefebvre (2016).  Sucre.  Vérités et conséquences.

Saviez-vous que…/11

Core Curriculum, traduction libre

Chapitre 33 – une  maman qui allaite peut avoir plusieurs raisons d’exprimer son lait (« exprimer », pas « extraire » 🙂 ).  Toutes les mamans qui allaitent devraient connaitre l’expression manuelle.

  • Durant les 3 premiers jours post partum, le colostrum s’exprime avec les mains sinon, c’est risqué de perdre ce premier lait dans les tuyaux du tire-lait.
  • Si le sein est plein de lait, maman peut exprimer ce qu’il faut pour qu’elle se sente mieux et que son bébé puisse mieux prendre ce sein.
  • L’allaitement avec un tire-lait exige le bon choix de coupole (téterelle) avec une mesure appropriée de chaque sein.  De plus, au fil des jours, la taille des seins peut nécessiter une autre coupole (téterelle).
  • Avant de se procurer un tire-lait, il faut savoir pourquoi on a besoin d’un tire-lait.  Tous les tire-lait ne sont pas appropriés pour tous les besoins en allaitement.

Le lait maternel peut être exprimé dans n’importe quel type de contenant propre – si maman exprime pour un bébé prématuré/malade, il serait approprié que maman s’informe auprès des professionnels de la santé car il peut y avoir des exigences spécifiques dans ces situations.  La fréquence dépend des besoins.

Expression manuelle

  • Lavage des mains.
  • Avant toute expression: massage du sein pour stimuler l’hormone ocytocine, hormone responsable de l’éjection du lait.  Cette hormone est aussi l’hormone de l’amour – donc, l’idéal est que maman exprime son lait près de son bébé; si bébé est absent, maman pourrait exprimer avec une photo de son bébé, avec un vêtement lui appartenant;  la quantité de lait exprimée pourrait être plus grande.
  • Lors des premières expressions manuelles, maman pourra éprouver des difficultés.  Plus elle fera l’expression manuelle, plus celle-ci sera efficace.

Expression avec un tire-lait

  • Lavage des mains, appareil propre et utilisation selon les recommandations du fabricant.
  • Massage du sein avant et pendant l’expression avec le tire-lait.
  • S’assurer que la coupole (téterelle) est de taille appropriée pour chaque sein – oui, il est possible que maman ait besoin de tailles différentes.
  • Des « marathons » (expressions 45-60 minutes) sont moins efficaces que plusieurs expressions, chacune de moins longue durée.

Manipulation, entreposage et conservation du lait maternel pour un bébé né à terme et en santé.  Si maman exprime pour un bébé né avant terme/malade, elle doit se référer aux professionnels de la santé qui s’occupent de son bébé.

  • Le lait exprimé sera d’abord refroidi à la température de la pièce puis mis au réfrigérateur.  Il sera ensuite possible de le congeler en petites quantités (2-4on/60-120ml) – le gaspillage peut être évité et aussi, une petite quantité de lait prendra moins de temps à dégeler.
  • Le contenant qui reçoit le lait doit être propre.  Si un sac est utilisé, ce serait approprié de doubler ce sac afin d’éviter toute fuit.
  • Le contenant doit être rempli aux trois-quarts.
  • Le contenant doit porter une étiquette: date et heure de l’expression de façon à utiliser le lait dans l’ordre d’expression.
  • Le lait de chaque sein d’une même session d’expression peut être mis dans le même contenant.  Il faut éviter de mettre, dans un même contenant, du lait de différentes sessions d’expressions afin de minimiser la contamination.
  • L’association Human Milk Banking Association of North America dit que le lait maternel frais peut être entreposé 7 jours au réfrigérateur.
  • Pour décongeler du lait maternel: mettre le contenant dans un plat d’eau chaude.  Ne jamais utiliser le four micro-ondes pour réchauffer du lait.

Le chapitre 34 liste les outils qui peuvent être utilisés pendant l’allaitement.  Chacun de ces outils présente ses avantages et ses inconvénients – ils sont utilisés dans un but précis, avec l’objectif ultime que bébé prenne le sein le plus rapidement possible.  Il s’avère donc important pour une maman dont l’allaitement présente des difficultés de consulter sans tarder une consultante en lactation.  Les outils listés sont: la téterelle, les pansements, les crèmes, la cuiller, les tubes, les seringues, la sucette (suce) etc.

Le chapitre 35 parle de

  • lactation induite: une maman qui n’est pas enceinte peut, par différentes techniques, induire la lactation pour, par exemple, allaiter un bébé qu’elle adopte.
  • relactation: une maman qui a cessé l’allaitement peut, par exemple lors d’une situation de catastrophe naturelle, reprendre l’allaitement.  Dans certains pays, une femme de la famille, ménopausée, reste avec un jeune bébé de façon quotidienne; pour calmer ce bébé, elle lui offre le sein.  Le sein étant stimulé, il est alors possible que cette femme produise du lait.
  • Composition du lait dans ces conditions?  Des études restent à venir.  Ce que nous avons présentement, c’est que ce lait s’apparente, en termes de nutriments, au lait de transition et au lait mature obtenus après une grossesse, colostrum en moins.

Le chapitre 36 aborde la question des donneuses de lait maternel. Pour un bébé, le 1er choix est de lui donner du lait de sa maman.  Certains bébés ont un besoin médical de lait maternel soit à cause de leur prématurité ou de leur maladie (malabsorption, intolérance, déficience immunologique, anomalie congénitale, nutrition post chirurgie, etc.)  Si la maman de ce bébé ne peut lui donner son lait ou si sa maman n’a pas assez de lait à lui donner, il est possible de faire appel à une donneuse de lait maternel.

Certains adultes, atteints de cancer, bénéficient de recevoir du lait humain.  Associé à des thérapies traditionnelles, le lait humain améliore la qualité de vie de personnes atteintes de cancer.

Au Québec, Héma-Québec gère la seule banque publique de lait maternel https://www.hema-quebec.qc.ca/lait-maternel/donneuses-lait/banque-publique-lait-maternel.fr.html.  Règle générale, le don de lait humain est anonyme.  Par contre, le Coran exige que la mère donneuse rencontre la mère du bébé qui reçoit du lait maternel car les enfants deviennent « frères/sœurs de lait ».  Le don de lait humain est aussi gratuit quoique certains pays remboursent les frais afférents (par ex., location d’un tire-lait).  La femme qui donne son lait peut faire un don altruiste; le don de lait peut aussi être thérapeutique, dans le cas d’une maman dont le bébé est décédé autour de la naissance.

Dans les sociétés industrialisées, la donneuse de lait et son lait subissent des tests.  Bien que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le virus T-lymphome humain (HTLV) soient les seules maladies potentiellement transmissibles via le lait humain, les banques de lait appliquent au lait humain et aux donneuses les mêmes tests que ceux effectués avec les donneurs de sang et leur sang.  Les tests suivants s’ajoutent: hépatite B, hépatite C, syphilis.  Le coût de ces tests est pris en charge soit par la banque ou par le ministère de la santé.  Dans la plupart des pays, le lait donné est d’abord congelé à -20C jusqu’à son utilisation puis recongelé avant sa distribution.  La congélation préserve les différentes propriétés du lait humain: nutritionnelles, immunologiques, hormonales; en contre partie, la plupart des pathogènes ne sont pas détruits.  Pour conserver les multiples propriétés du lait humain, on procède délicatement et avec beaucoup de soins à un traitement à la chaleur avec la pasteurisation Holder (62,5C pour 30 minutes après que le centre du contenant atteigne cette température).

Avec la livraison du lait humain, la banque peut donner les informations sur le donneur et sur le lait.  Ensuite, c’est la responsabilité de l’hôpital qui reçoit ce lait de maintenir à jour toutes les données concernant ce don de lait.

Chapitre 37 parle des complications de la grossesse, du travail et de l’accouchement.  Évidemment, ces événements de la vie d’une femme sont des processus naturels.  Il arrive parfois, pour toutes sortes de raisons, que des complications surviennent. Il est très important que la femme enceinte signale sans tarder tout signe/symptôme inhabituel: tension artérielle élevée, mal de tête très sévère (beaucoup plus que d’habitude), changement dans la vision, douleurs gastriques, etc.

Dans certaines conditions, bébé peut naître par césarienne.  Règle générale, le peau à peau maman-bébé n’est pas contre indiqué et l’allaitement peut débuter dès que maman et bébé sont prêts.  La médication contre la douleur, avec morphine, est compatible avec l’allaitement (le meperidine causerait de la sédation et un succion faible chez le bébé).  Note personnelle:  Même dans les situations où tout se passe bien,  une césarienne demeure une chirurgie abdominale… beaucoup de mamans l’oublient.  Le corps de maman a doublement besoin de récupérer après cet épisode et une alimentation variée avec des protéines, de façon fréquente, fournira à maman ce dont elle a besoin pour réparer les tissus.

Une maman qui fait une hémorragie à la naissance pourra avoir besoin d’aide, à court terme, pour bien placer bébé au sein.  Cette maman ressentira de la fatigue, suite à cette hémorragie, durant les 6-12 premières semaines.  L’allaitement pourrait lui servir d’excuse pour se reposer davantage.

En prénatal, la femme enceinte doit être informée des bénéfices et des risques/conséquences des différentes interventions lors de l’accouchement.  Ainsi, la péridurale a souvent comme effet d’allonger le temps du travail et d’augmenter la nécessité de procéder à une épisiotomie et/ou l’utilisation de la ventouse ou des forceps chez le bébé.  L’épisiotomie (coupure chirurgicale du périnée) est faite pour faciliter la sortie du bébé.  Toutes ces interventions, faites pour le mieux, peuvent néanmoins laisser des traces pour les semaines qui suivent: maman peut ressentir de la douleur, être inconfortable dans certaines positions et bébé peut ressentir de la douleur à la tête et il peut avoir de la difficulté à bien prendre le sein.

Après l’accouchement, maman aura des pertes sanguines (lochies) qui évolueront dans le temps de rouges (jusqu’au jour 3) à séro-sanguinolentes (jusqu’au jour 9) à brunâtres.  Si un morceau de placenta est resté dans l’utérus, la lactation ne pourra démarrer comme il se doit: le colostrum n’évoluera pas vers le lait de transition puis vers le lait mature, maman ne sentira pas d’engorgement, les lochies resteront rouges.  Bébé sera très affamé, ses selles resteront très foncées, noires-vertes, il démontrera des signes évidents de jaunisse, il mouillera peu sa couche chaque jour.  Il est important que maman consulte son médecin.

D’autres complications possibles? Une thrombose veineuse, soit la formation d’un caillot de sang dans un vaisseau, suite à une césarienne.  Maman pourrait aussi avoir une infection de la plaie de césarienne, de la plaie de l’épisiotomie.  L’allaitement douloureux peut causer des fissures, des gerçures aux mamelons de maman – l’infection peut ensuite suivre.

 

 

Saviez-vous que…/10

Chapitres 27 + 28 + 29 + 30 +31, Core Curriculum, traduction libre

#51  Il est important de bien inspecter le bébé allaité afin de s’assurer que les structures impliquées dans la tétée sont présents et bien fonctionnels.

  • Y a-t-il une ampoule sur la lèvre supérieure? Si oui, est-ce que bébé place bien ses lèvres quand il tète?
  • Bébé a-t-il des joues bien rondes?  Si non, la prise du sein pourrait être modifiée.
  • Est-ce que bébé peut porter sa langue au palais?  Est-ce que sa langue tète un doigt de façon harmonieuse?  L’incidence de l’ankyloglossie (frein de langue court) est d’environ 5% des enfants, principalement les garçons.
  • Si bébé est sur le dos, est-ce que son corps présente des tensions?  Si oui, cela pourrait affecter la stabilité de son corps, nécessaire lors de la tétée.
  • Bébé présente-t-il les réflexes de téter, d’avaler, de gag, de toux, de fouissement?

#52  Un rappel: la maman qui allaite et son bébé forment une dyade et chaque membre doit être examiné régulièrement car la situation peut changer au fil du temps.

#53  L’établissement de la lactation commence avec le détachement du placenta de l’utérus.  Le succès de l’allaitement dépend, entre autres, de ce qui se passe pendant l’accouchement et dans les heures qui suivent la venue au monde du bébé, sa rencontre avec sa maman et avec son papa.  Ce qui prévaut dans une consultation périnatale c’est une consultation centrée sur la famille.

  • Des narcotiques, des barbituriques pendant l’accouchement peuvent rendre bébé somnolent.
  • La compression de la tête du bébé dans le canal vaginal peut lui occasionner des douleurs à la tête dans les moments qui suivent sa naissance.
  • Il est maintenant recommandé d’attendre pour donner le 1er bain au bébé afin de garder les odeurs du liquide amniotique (repère important pour bébé) et éviter les pertes de chaleur.  Le vernix sert de couche protectrice au bébé.
  • Bébé préférera l’odeur du lait maternel à celle du liquide amniotique 4-5 jours après sa naissance.
  • Il serait approprié de retarder les soins comme l’injection de vitamine K, les traitements aux yeux après la première rencontre du bébé avec ses parents.
  • Durant les 2 premières heures suivant la naissance, bébé est souvent dans un état d’éveil calme, propice à cette 1ère rencontre avec ses parents.  Ensuite, il peut dormir 24 heures d’affilée.
  • À la naissance, quand les premiers pleurs s’arrêtent, l’enfant peut relaxer quelques minutes avant de devenir plus alerte.
  • Pour maman, les premières heures après la naissance représentent une fenêtre d’opportunité très importante et très sensible pour l’attachement envers son bébé.
  • Si maman doit exprimer du colostrum, il est fortement recommandé de l’exprimer manuellement.  Un tire-lait peut ensuite être utilisé pour stimuler la montée laiteuse.
  • Un bébé ne devrait jamais être forcé à prendre le sein de quelque façon que ce soit (par ex.: pousser sa tête, le contenir).  Note personnelle: je parle toujours d’offrir le sein à bébé.

#54  Élimination

  • Durant les 5 premiers jours, bébé devrait avoir 1 pipi x le nombre de jour et il devrait avoir une selle par jour.
  • Après les 5 premiers jours, bébé devrait présenter au moins 6 couches d’urine jaune pâle, pas d’odeur particulière et des selles chaque 24 heures.
  • Bébé peut présenter des cristaux d’urate durant les 3 premiers jours.
  • Durant les 5 premiers jours, les selles passeront du noir (meconium) au vert foncé, au vert-jaune, au jaune brun puis au jaune.  Durant les premiers mois, le bébé allaité a des selles jaunes, liquides, parfois avec des grumeaux.  Après 6 semaines, il n’est pas rare de constater qu’un bébé allaité ne fasse pas de selles chaque jour – en autant qu’il continue de bien gagner du poids.

#55 Si bébé est prématuré, le lait de sa maman sera plus concentré en protéines, en lipides, en sodium, en chlorides, en potassium, en fer et en magnesium.  Il peut être nécessaire d’ajouter des nutriments au lait d’un bébé très prématuré.

#56 Les soins « kangourou » (peau à peau bébé et maman/papa) et les soins du développement sont bénéfiques pour tous les bébés et encore plus pour les bébés nés avant terme et/ou malades.

#57  Maintenant, on donne l’appellation « late preterm » au bébé né entre les semaines 34 0/7 et 36 6/7 de grossesse.  Ces bébés, proches du terme, sont tout de même plus à risque d’hypoglycémie, d’hypothermie, de problèmes respiratoires, d’hyperbilirubinémie, de déshydratation, de difficultés d’alimentation, de perte de poids, de réhospitalisation.

#58 Les naissances multiples sont plus nombreuses entre autres à cause des traitements de fertilité.  Les mamans qui essaient d’allaiter ces bébés, seraient découragées à le faire par les professionnels de la santé qu’elles consultent: ces non encouragements seraient basés davantage sur des anecdotes que sur des résultats probants.

#59  Il est important, pour une maman qui allaite, de développer une routine et non un horaire (flexibilité plutôt que rigidité).

#60  Il est recommandé qu’un bébé allaité reçoive un supplément de vitamine D.

#61  L’allaitement en tandem est possible, i.e. continuer à allaiter le bambin avec l’arrivée du nouveau bébé.

#62  L’allaitement et la croissance, de la naissance au sevrage

  • À la naissance, un contact non interrompu entre maman et bébé résulte en moins de pleurs du bébé, moins de problème de tétée, plus de stabilité des fonctions corporelles.
  • La recherche indique que, durant les premières semaines, le nouveau-né devrait téter dans des positions ventrales oû la gravité travaille en harmonie avec les réflexes du bébé.
  • Le lait des mammifères qui portent leur bébé (marsupiens, primates et humains) est moins riche en gras et en protéines.  Ces bébés ont donc besoin de rester près de leur maman et de prendre des petites tétées sur 24 heures.
  • Entre 4 et 12 mois, les bébés allaités sont plus minces que les bébés qui reçoivent du lait non humain.  Les garçons gagnent du poids un peu plus vite que les filles.
  • Quelle quantité de lait maternel prend le bébé?
    • Au jour 1, il prend environ 30ml/24h.
    • À environ 1 semaine, il prend à peu près 300-450ml/24h.
    • Vers 1 mois, il prend environ 750-1050ml/24h.
    • Entre 1 et 6 mois, la quantité de lait prise par le bébé chaque 24h varie très peu.
  • Quelle quantité de lait maternel peut contenir l’estomac du bébé?
    • Durant les premiers 24h, 2-10 ml/tétée.
    • 24-48h, 5-15ml/par tétée
    • 48-72h, 15-30ml/tétée
    • 72-96h, 30-60ml/tétée
    • Rappel/note personnelle: un bébé humain est fait pour prendre de petites quantités de lait de sa maman souvent dans 24 heures… Il n’est pas fait pour prendre de grandes quantités à intervalles réguliers et espacés…
  • Les mamans qui ont des seins plus volumineux stockent plus de lait.  Les bébés de ces mamans peuvent prendre 1 seul sein par tétée.  Les mamans qui ont des seins moins volumineux stockent moins de lait et leurs bébés ont un patron de tétée différent.
  • Autour de 3 mois, les bébés deviennent facilement distraits et s’intéressent à ce qui se passe autour d’eux.  Il arrive qu’un bébé se remette à téter plus souvent la nuit car le jour, tout l’intéresse… sauf prendre le sein!
  • Les recherches indiquent que 74% des mamans qui allaitent expérimentent des douleurs aux mamelons durant leur grossesse.
  • Si maman enceinte allaite, le lait mature devient du colostrum vers 4-5 mois de grossesse.

 

 

Saviez-vous que… /9

Core Curriculum, chapitres 24 + 25 + 26 / traduction libre

#31 À la naissance, le nouveau-né à terme et en santé présente un environnement stérile, immature, riche en lactoferrine et en bifidobacterium.  Son système digestif a un pH faible, peu acide.

#32 Le lait humain précipite la maturation rapide du système digestif du bébé alors que les aliments non humains ne le font pas.

#33 Le lait de maman est essentiel au bon développement immunologique de la muqueuse intestinale du bébé.  Le lait humain protège la muqueuse intestinale du bébé en empêchant la pénétration et l’adhésion de bactéries, de virus, de protéines étrangères qui pourraient compromettre l’intégrité de cette muqueuse et provoquer des réponses inflammatoires.

#34 Le lait humain peut avoir un effet thérapeutique pour le tractus gastro intestinal endommagé du bébé.

#35 Introduire des aliments solides chez bébé vers 3-4 mois (au lieu de 6 mois), place cet enfant à risque de développer certaines maladies (diabète, allergie, asthme, inflammation de la muqueuse intestinale).

#36 Allaiter un bébé 6 mois et plus diminue ses risques d’être atteint d’un cancer (lymphome, maladie de Hodgkin, leucémie).

#37  Les bébés allaités sont plus minces et ont un indice de masse corporelle plus bas à 1 an que les bébés du même âge non allaités.

#38  Si maman a cumulé 12 mois et plus d’allaitement, elle est moins à risque de souffrir d’hypercholestérolémie (taux de cholestérol élevé dans le sang), diabète, hypertension, maladies coronariennes, diabète, cancer des ovaires et des seins.  Un allaitement de 13 mois et plus réduit les effets débilitants de l’arthrite rhumatoïde.

#39  Une femme qui a allaité voit ses risques de fractures de la hanche et d’ostéoporose réduits.

#40  Une maman qui allaite et qui n’a pas ses menstruations (elle est en aménorrhée) est protégée d’une autre grossesse à 98% durant les 6 premiers mois postpartum si elle allaite à temps plein et à la demande, jour et nuit, bébé et qu’elle n’a pas de pertes sanguines après le 56e jour postpartum.  C’est la Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée (absence de menstruations), la MAMA.  Note personnelle : une maman qui allaite son bébé de moins de 6 mois doit discuter de contraception avec un professionnel de la santé surtout si elle choisit la MAMA comme moyen d’éviter une grossesse – il y a des critères à respecter afin que cette méthode soit efficace.

#41  Sauf exceptions et règle générale, 1% de la dose maternelle d’une médication se retrouve dans le lait maternel puis chez bébé allaité.  Évidemment, plusieurs facteurs déterminent l’entrée d’une médication dans le corps de maman et il faudra en tenir compte. (CR, p. 427)

#42  Sous toute réserve et règle générale, il faudrait environ 5 demi-vies d’un médicament pour que ce médicament soit complètement éliminé du système. (CR, p. 432)

#43 Des médicaments utilisés très souvent peuvent être pris sans danger pour maman qui allaite:

  • la plupart des médicaments contre l’asthme, pris par inhalation
  • les préparations topiques et ophtalmiques
  • les médicaments à larges poids moléculaires comme l’héparine, l’insuline, les interférons
  • une femme enceinte et une femme allaitante doivent éviter l’usage quotidien des antiacides contenant de l’aluminium.

#44 Médicaments à éviter – règles très générales, liste non exhaustive.  Dans tous les cas, maman devrait vérifier si la médication qu’elle veut prendre (prescrite et offerte en vente libre) est compatible avec l’allaitement.

  • les médicaments qui causent la sédation, l’endormissement
  • les médicaments « Extra fort », « Force maximum », « Longue action »
  • les drogues radioactives
  • les médicaments contenant la pseudoéphédrine (souvent des médicaments pris contre une sinusite, un rhume, etc.)

#45 Les bébés sont à risques plus élevés d’être victimes d’intoxication car

  • ils ont une consommation d’air par poids corporel plus grande
  • ils ont une consommation de nourriture par poids corporel plus grande
  • leurs zones de respiration sont plus près du sol où les résidus de toxines se retrouvent davantage sous forme de poussière
  • leur absorption gastro intestinale des métaux lourds et des autres produits toxiques est plus élevée
  • les nouveaux-nés sont particulièrement à risque à cause de leurs fonctions glomérulaire et hépatique immatures. (CR p. 451)

#46 DEET, ingrédient actif de plusieurs produits anti-moustiques: éviter l’application sur les mains, les yeux, la bouche, sous les vêtements de bébé et sur les seins de maman.  Aux États-Unis, l’organisme CDC a établi qu’il est mieux d’utiliser un anti-moustiques avec DEET sur un bébé que de risquer qu’il soit piqué par une tique causant la maladie de Lyme. (CR, p. 457)

#47 Les cosmétiques et les produits de beauté sont toxiques s’ils sont avalés par les bébés. Leur utilisation en petites quantités par une maman qui allaite ne devrait pas causer de problème.  Note personnelle:  un bébé reconnait l’odeur de sa maman… et il pourrait être « dérouté » si maman se parfume…

#48 Le tabagisme cause une chute de 26% des lipides contenus dans le lait maternel et une chute de 12% des protéines contenues dans le lait maternel.

#49 L’alcool passe dans le lait maternel.  Règle générale et sous certaines conditions, la quantité d’alcool qui passe dans le lait maternel est minime et dépend du niveau d’alcool dans l’organisme de maman.

#50 Le cannabis doit être banni complètement pendant la grossesse et l’allaitement (et même chose pour les autres drogues).  Le THC est transféré et reste concentré dans le lait maternel avant d’être absorbé et métabolisé par l’enfant allaité.

Saviez-vous que… /3

#18. Benjamin Franklin:

« Tell me and I may remember, show me and I may understand, involve me and I may master »

Traduction libre: « Dis-moi et je me souviendrai, montre moi et je comprendrai, implique-moi et je maîtriserai »

#19.  En communication, le « mais » annule la 1ère partie de la phrase:  

« Vous tenez votre bébé dans une bonne position mais si vous mettiez votre main ici, ce serait mieux. »

« Vous tenez votre bébé dans une bonne position et si vous mettiez votre main ici, bébé téterait encore mieux. »

#20.  En communication, le conditionnel 🙂 implique souvent un jugement:

« Vous devriez allaiter votre bébé quand il le demande. »

« Quand vous allaiter votre bébé quand il le demande, vous vous assurez de combler ses besoins nutritifs. »

#21.  La mère au travail:  le chapitre 7 de Core Curriculum commence en mentionnant que chaque mère est une travailleuse.  Quand une femme donne naissance à un enfant, les soins de son bébé et l’alimentation de celui-ci s’ajoutent à la tâche déjà existante de cette femme.

#22.  À travers le monde, 60% des femmes en âge d’avoir des enfants font partie des travailleurs.

#23.  La femme enceinte et celle qui allaite doivent s’assurer de vivre dans un environnement exempt de contaminants: radiation, produits chimiques, fumée (dont celle du tabac), etc.  Si une de ces femmes doit porter un uniforme et/ou des vêtements de protection, ces vêtements doivent être enlevés et ses mains doivent être lavées avant d’approcher son bébé.  Si ces vêtements sont lavés à domicile, ils doivent être lavés séparément des autres brassées de la maisonnée et de ses habitants.  Les travailleurs de la santé doivent prendre les précautions universelles requises, surtout s’ils peuvent être exposés au virus de l’immunodéficience humaine et à l’hépatite C.  Advenant une contamination accidentelle, le médecin traitant de la mère doit être avisé sans délai.

#24. En lactation, une approche « hands-off » est privilégiée.

#25.  Reconnaître qu’un changement s’avère nécessaire est la 1ère étape d’un changement planifié.

#26.  Il y aurait 7 étapes de résistance au changement (SARAR International et publié par World Neighbors in Action):

  1.  There is no problem / Il n’y a pas de problème. (Je sais que le lait humain est bon pour les bébés mais la préparation commerciale pour nourrissons est parfaitement sécuritaire)
  2. I recognize there is a problem, but it’s not my responsibility / Je reconnais qu’il y a un problème, mais ce n’est pas de mon ressort.
  3. I accept there is a problem, but I doubt anyone’s ability to change it / Oui, il y a un problème sauf que je doute qu’une personne puisse avoir l’habileté d’y changer quoi que ce soit. (… les compagnies pharmaceutiques sont trop puissantes)
  4. I accept there is a problem, but I’m afraid to get involved. / Oui, il y a un problème, et m’impliquer me fait peur (je pourrais perdre mon travail)
  5. We believe we can do something about it, and I will begin to look for solutions / Oui, je m’implique.  Par contre, je me demande si ça fera une différence.
  6. We know we can dot it and obstacles will not stop us.  / En travaillant ensemble, nous vaincrons les obstacles.
  7. We dit it! Now we want to share our results with others / Nous avons réussi!  Maintenant, nous voulons partager nos résultats avec les autres.

Note: traduction libre.

#27.  Un changement se produit quand les individus atteignent l’étape de former un groupe.

#28.  L’art de la persuasion: TALKING de Benjamin Franklin:

T iming = choisir le moment opportun

A ppreciation = apprendre à apprécier les problèmes et les préoccupations des autres.

L istening = apprendre à écouter suffisamment bien pour en venir à découvrir ce qui sera nécessaire pour rallier les autres.

K nowledge = apprendre à connaitre les autres, d’oû ils viennent et comment les emmener vers oû je veux aller.

I ntegrity = toujours rester en lien avec ses motifs et ses croyances fondamentales

N eed = démonter aux autres comment ils sont uniques et comment, avec leur unicité, ils peuvent donner ce qu’il faut à la cause.

G iving = apprendre la valeur du don.

Note:  traduction libre

#29 La plupart des femmes prendraient la décision du mode d’alimentation de leur bébé pendant leur grossesse.

Ma pratique privée en périnatalité…

Je suis infirmière bachelière et consultante en lactation.  Depuis janvier 2015, je suis en pratique privée.  Tout en étant contente de mon choix, je me pose des questions, principalement à propos de la rémunération.  J’ai lu le texte « Breaking down the price of IBCLC home visits ».  L’auteure, Rachele O’Brien, est consultante en lactation en pratique privée et elle nous parle des services qu’elle offre et des tarifs associés.  J’ai trouvé, dans cet article, plusieurs ressemblances avec ma pratique privée.

En décembre 2014, j’avais cumulé 9 ans de pratique à la clinique d’allaitement de l’Hôpital Général Juif et 8 ans d’enseignement en soins infirmiers au collégial.  La même année, j’ai contribué à mettre sur pied la section Rive-Sud de Montréal de l’Association québécoise des consultantes en lactation.  Riche de ces éléments, entourée de collègues, j’ai choisi la pratique privée.  Une telle pratique représente, pour moi, de grands avantages dont celui d’organiser mon horaire comme je veux:

  • ça me permet d’être présente pour les miens, au fil de la vie,
  • ça me permet de m’impliquer dans des projets emballants: je travaille présentement avec une travailleuse sociale et un comité formé de membres d’organismes communautaires – nous bâtissons une trousse « Voyage au cœur de l’attachement »
  • ça me permet de suivre des formations: je termine le programme de 2e cycle, Psychologie périnatale, UQAM; je suis inscrite à une formation donnée par Isabelle Filliozat, une autre donnée par Nicole Reeves, psychologue, sur l’anxiété maternelle pendant la période périnatale…

Être en pratique privée représente surtout le très grand avantage de me permettre d’offrir, à chaque famille, à chaque personne, un service selon MES critères d’excellence, rien de moins.

J’adore ce que je fais et chaque fois que je rencontre une famille, je me considère privilégiée de faire partie de leur « village » comme professionnelle de la santé. À l’image de madame Françoise Dolto, pédiatre et psychanalyste française, je reconnais l’importance de demander d’être payée pour les services rendus.  Madame Dolto demandait à tous ses « clients », enfant et adulte, de la rémunérer –  une somme d’argent de la part d’un adulte, un dessin/bricolage de la part d’un enfant. Madame Dolto associait la rémunération donnée par le « client » à son implication dans la relation thérapeutique.  Pour l’enfant, le fait d’apporter un dessin/un bricolage signifiait son accord à la rencontre et si l’enfant avait oublié le dessin, madame Dolto s’intéressait à la signification de son oubli…Je suis d’accord avec elle.

Mon problème, c’est combien demander…  Mon champ de pratique infirmière en pratique privée couvre la périnatalité et la petite enfance.  Puisque je suis aussi consultante en lactation, une partie de ma pratique est d’accompagner les familles dans leur projet d’allaitement.  Mes honoraires pour une consultation en allaitement se comparent à ceux des autres consultantes en lactation en pratique privée de ma région.  Évidemment, je reçois d’autres demandes et l’infirmière que je suis peut y répondre: une maman m’a consultée parce que son grand de 4 ans piquait des crises, une autre maman se demandait quoi faire avec son bébé de 4 mois qui ne faisait pas ses nuits, une nouvelle maman enceinte a des nausées à ne plus finir… Peu importe le motif de consultation, mes honoraires restent les mêmes:

  • si je vais à domicile, je demande 80$/heure et des frais de déplacement
  • si vous venez à la clinique, un mardi ou un jeudi, ce sera 60$/heure
  • si la consultation se fait par téléphone, par courriel, par Skype, c’est alors 40$/heure.

Mes honoraires servent à couvrir les frais afférents à ma pratique : le matériel (gants, tubes, NaCl, aiguilles, compresses, ordinateur, imprimante, encre, papier, crayons et tout le reste), les livres, les abonnements à des revues, l’inscription à des activités de formation.  À l’automne 2016, je devrai recertifier le titre de consultante en lactation en récrivant l’examen que j’ai réussi il y a dix ans; je viens de m’inscrire…ça coûte 624,11$.  Je songe aussi à commander un pèse-bébé afin de vous offrir un meilleur service… avec la mallette et le chargeur, c’est presque 900$ et soyez assurés que j’ai magasiné et négocié 🙂  Et j’oubliais… mes honoraires, c’est aussi mon salaire…

Une consultation, qu’est-ce que ça représente…?  Imaginons que vous venez d’avoir un bébé.  L’allaitement ne va pas bien du tout.

  • Vous m’appelez ou vous m’envoyez un courriel et parfois, la demande vient de papa. Mon horaire varie: dans certaines situations, je peux être disponible en soirée, la fin de semaine, la veille du Jour de l’An, un dimanche matin.  Lors de notre première conversation téléphonique, je prends le pouls de votre situation, je vous invite à écrire vos questions.  On fixe ensemble un moment pour une visite à votre domicile – j’essaie de choisir un moment où papa est présent (ou toute autre personne significative).  Si l’infirmière du CLSC vous rend visite, j’ai le souci d’étaler nos rendez-vous dans le temps.  Puisque je veux voir bébé téter, je vous offre de déplacer notre rendez-vous même à la toute dernière minute selon l’horaire de votre bébé au fil de la journée.
  • Avant de vous rencontrer, je me prépare : les documents à compléter, recherche documentaire si vous présentez une problématique particulière, etc.
  • Je me rends à notre lieu de rencontre. La première visite dure environ 1h30-2h.  Pendant cette visite, en tant qu’infirmière bachelière et consultante en lactation, j’évalue la condition de santé de chaque membre de votre famille, bébé-maman-papa.  Dans une rencontre, oui, on parle allaitement, oui, je regarde maman offrir le sein à bébé.  Si des ajustements se font, je m’assure que vous pouvez les répéter, je mets papa dans le coup – il peut prendre des photos, je lui explique ce qu’il faut surveiller…  À travers nos échanges, à travers vos questions, je vous accompagne sur votre chemin de parents de ce nouveau bébé.  Je vous considère, maman-papa, spécialistes de votre vie et moi, spécialiste de connaissances scientifiques.  Je vous offre donc la théorie, basée sur des résultats probants, afin que vous preniez la décision la plus éclairée possible dans votre famille. Dans une rencontre, on parle de ce que vous voulez:  vitamines et collations pour maman, rôle de papa, pleurs du bébé, ombilic de bébé qui suinte, état d’âme de maman et aussi de papa, lochies de maman, sorties avec bébé, installation de bébé dans le porte bébé, inspection de votre lit si vous faites du co dodo, etc.  Si vous, maman, vous avez des plaies, j’évalue celles-ci, j’y apporte les soins requis et, en tant que prescriptrice de l’OIIQ, je peux aussi prescrire crèmes, pansements pour aider la cicatrisation.  Au fil de ma visite, mine de rien, je vous observe… avant de vous quitter, j’aurai identifié les forces de chaque membre de votre famille, incluant bébé… oui, votre bébé a déjà ses compétences/forces dès son arrivée sur notre planète.  Les forces sont importances car c’est à partir de celles-ci que vous trouverez les outils pour vous adapter aux situations de votre vie.
  • De retour à la maison, je numérise les documents complétés, je fais mes notes sans oublier vos forces.  Je vous envoie le tout dans les 24-36 heures qui suivent – vous aurez ainsi par écrit tout ce qu’on s’est dit. Si nécessaire, je vous envoie aussi des hyperliens/documents pour répondre à vos questions et, du même coup, vous indiquer les sources de résultats probants de telle sorte qu’une prochaine fois, vous puissiez vous débrouiller sans moi. Si je vous suggère de voir un autre professionnel, je complète une demande de référence à ce professionnel, je lui envoie mes notes et je vous retourne également une copie.  J’assurerai le suivi de ce côté-là aussi.
  • Dans les jours qui suivent notre rencontre, je vous envoie un courriel pour faire le point. Si vous avez des questions en lien avec votre motif initial de consultation, je ne charge rien de plus.

Une première consultation de 2 heures à votre domicile me donnera 160$ (120$ en clinique et 80$ via Skype ou par téléphone), incluant ce que je fais avant et après notre rencontre. Rachele O’Brien, dans son article, dit qu’elle prend elle aussi 4-5 heures de travail pour une visite de 2 heures.  Elle a fait un sondage auprès de ses collègues:  le nombre d’heures et le tarif se comparent.

Ceci étant dit, j’aimerais avoir votre avis…  Que pensez-vous de tout cela?  Des « CLSC » offrent des services 7 jours en périnatalité – est-ce qu’une consultation en allaitement payante a sa place?  Avez-vous déjà fait appel à une professionnelle de la santé en pratique privée?  Si oui, étiez-vous satisfait des services?  Que pensez-vous des tarifs demandés? Je sais que plusieurs assurances privées des parents ne remboursent pas les soins infirmiers et encore moins les services d’une consultante en lactation – est ce que ça devrait l’être…?

1960Louise inf