Nos enfants sont faits pour…..

Samedi dernier, Stéphane Laporte a publié « La ruelle n’est pas une rue ».  Il dit que les enfants ont le droit de jouer dans la ruelle, en toute sécurité – tout à fait vrai! Il ajoute « qu’il n’y a pas de regroupement d’enfants pour défendre les enfants. (…) Faut que ce soit les adultes qui s’en chargent » – tout à fait vrai.

Ça rejoint l’article d’aujourd’hui, de Silvia Galipeau, « Laisser les enfants être des enfants » – grimper sur la glissoire, repousser les bisous mouillés de la grand-mère, parler aux étrangers, refuser de faire ses devoirs (et bien d’autres choses).  Qui permet, qui empêche…? Maman papa.  Cet adulte qui met des balises dans la vie d’un enfant le fait avec son cœur et avec sa tête et cet enfant doit être au cœur des préoccupations de l’adulte. Pour repousser les bisous mouillés de grand-maman, ça prend maman/papa branché(e) sur les besoins de son enfant, qui comprend son enfant, qui le laisse d’abord s’exprimer face à grand-maman et qui prend la relève quand son enfant a atteint sa limite.  En faisant cela, le parent donne un cadeau d’amour à son enfant : « Vois-tu comment je te connais bien, combien je t’aime et je t’aime tellement que je prends ta défense même face à ma mère/belle-mère! »  En prime, ce parent apprend à l’enfant à s’aimer tel qu’il est, à se respecter : « Tu as dit non à grand-maman, ton non veut dire non, je suis là pour accentuer ton non, pour l’affirmer haut et fort et tu n’as pas à te justifier. » Ce parent joue son rôle d’advocacy dont je parlais dans l’article du 1er mai 2016, « Nos enfants, des bateaux… ».

En fin de semaine dernière, j’ai assisté à la formation « Stop aux crises, je gère » donnée par madame Isabelle Filliozat (oui, oui, pour de vrai 🙂 ).  Ce qu’elle nous dit, entre autres, c’est l’importance de se mettre à la place de l’enfant, « tout simplement ».  Déjà, avec ça, les événements apparaissent sous un tout autre jour…  Dernièrement, j’étais à la collation des grades d’un de mes fils.  Il y avait plusieurs enfants.  C’était approprié que ces enfants soient présents à cette fête à partir du moment que leurs parents croyaient qu’ils devaient y être. Pour être bien franche, même moi, comme adulte, j’ai trouvé cette cérémonie un peu longue, d’autant plus que je venais voir mon fils chercher son diplôme sur l’estrade… et ça aura duré 34-38 secondes.  Évidemment, j’étais bien contente pour les autres gradués sauf que si je n’avais pas été une adulte douée de raison, j’aurais quitté la salle…  Donc, ces enfants avaient plusieurs bonnes raisons de trépigner d’impatience et il en revenait à l’adulte qui l’accompagnait de créer l’environnement dont l’enfant a besoin.  Un papa est sorti de la salle à quelques reprises avec son fils préscolaire – génial!   J’ai vu des grands-parents prendre le temps d’expliquer aux enfants ce qui se passait : c’était beau à voir, cette proximité, et fort probablement que ces enfants ont beaucoup appris.  J’ai aussi vu des adultes qui avaient la bougeotte : ils prenaient des photos, parlaient entre eux, se levaient et changeaient de place pour prendre de meilleures photos.  En même temps, ils sermonnaient leurs enfants : « Tais-toi », « Reste assis », « Bouge pas tant que ça. », « Reste avec moi, vas pas dans l’allée ».  Je ne suis pas certaine que ces enfants aient compris grand chose… Le parent ne devrait-il pas être un modèle…?

Un enfant, c’est fait pour bouger, pour sauter, pour rire, pour parler… Peut-être que si on lui permet, aujourd’hui, d’être un enfant, de bouger comme il a besoin de bouger, de dépenser l’énergie qu’il a à dépenser, en lui reflétant ses besoins, des besoins d’exploration « normaux », peut-être que demain il sera un adulte qui sera bien avec lui-même, autonome et un peu plus capable de vivre en société de façon harmonieuse.  Stéphane Laporte dit « On dit toujours que les enfants sont l’avenir du monde, mais on oublie trop souvent qu’ils sont aussi le présent du monde. »  Très vrai et j’ajouterais : si on veut que nos enfants soient l’avenir de notre monde demain, il faut qu’ils soient le présent de notre monde, aujourd’hui.  Et c’est à nous, les adultes d’aujourd’hui, de créer pour nos enfants, un milieu de vie sécuritaire, adapté à leur rythme, à leurs besoins.

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