Saviez-vous que… :-) /4

Core Curriculum, chapitre 19, la nutrition de la maman qui allaite (traduction libre).

Pendant l’allaitement, règle générale, il n’y a pas d’aliment interdit.

Pendant l’allaitement: au moins 4 portions de protéines + au moins 4-5 portions de fruits et légumes + 4-6 portions de glucides, incluant des grains entiers.

Certaines mamans, certaines conditions de celles-ci peuvent nécessiter une consultation auprès d’une diététiste:

  •  Une maman souffrant d’obésité serait sujette à manquer de vitamines A, C, E et de folate.  L’obésité de maman pourrait retarder le démarrage de l’allaitement (lactogenèse II).
  • La maman adolescente serait sujette à avoir une déficience en fer, calcium et autres nutriments.
  • Une maman diabétique (type 1, type 2, de grossesse) peut vivre des fluctuations de sa glycémie (sucre dans le sang) après la naissance du bébé.
  • Une maman ayant eu une chirurgie bariatique serait à risque d’une déficience en vitamine B12.
  • Une maman qui souffre d’allergies.
  • Une maman qui porte plus qu’un bébé.
  • S’il y a 18 mois et moins entre 2 grossesses (incluant une fausse-couche), le corps de cette maman peut avoir besoin de plus d’énergie.
  • Toute condition qui peut amener une maman à se nourrir moins bien (pauvreté, monoparentalité, etc.)

Recommandations générales pour la maman qui allaite

  • Avant la conception, la femme devrait s’assurer que ses taux de fer et d’acide folique sont adéquats.  Si possible aussi, la femme devrait s’assurer que son indice de masse corporelle (IMC) en fonction de son tour de taille sont dans des limites optimales.
  • Au Canada, Santé Canada a publié un guide pour la femme enceinte et qui allaite: http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/pubs/nutrition/guide-prenatal-fra.php
  • L’allaitement est un processus normal dans la vie d’une femme.  Il faut reconnaître que l’allaitement demande un surplus d’énergie au corps de la femme qui vient de vivre une grossesse et un accouchement. (Note personnelle: quand maman a eu une césarienne, i.e. une chirurgie abdominale, cette femme a besoin de plus de protéines et de nutriments pour guérir la plaie).
  • La maman doit boire suffisamment pour étancher sa soif – ses urines seront alors pâles, sans odeur particulière.
  • L’alimentation de la femme qui allaite devrait se composent de 50-55% de glucides + 12-15% de protéines + 20-30% de matières grasses  (Note:  « il est conseillé de réduire sa consommation de gras saturés et d’éliminer celle des gras trans pour une  meilleure santé. En revanche, pas question de supprimer les gras essentiels que l’organisme ne peut synthétiser lui-même et qui doivent être apportés par l’alimentation. Il s’agit des Oméga-3 (dont le poisson ou la graine de lin sont d’excellentes sources) et des Oméga-6. Appelés acides gras polyinsaturés, ils jouent également un rôle protecteur contre les maladies.* »
  • Pour les femmes dont l’IMC est entre 20-29 en pré-grossesse: elles devraient ajouter 300 calories/jour durant les trimestres 2 et 3 de la grossesse.  Pendant l’allaitement, elles devraient ajouter 500 calories/jour
  • Combien « coûte » 1 litre de lait au corps de maman?  Environ 940 calories.  La plupart des mamans produisent environ 750ml/jour de lait.
  • Durant les 6 premiers mois de l’allaitement, les besoins en protéines sont d’environ 65g/jour.  Un exemple?  (4 on de viande = 28g de protéines) + (24 on de lait = 24g de protéines) + (4 portions de glucides = 15g de protéines).  Donc 28g + 24g + 15g = 65g de protéines.  Note personnelle: quand une maman qui allaite me consulte, je lui suggère de prendre une collation avec protéines à chaque tétée de son bébé… Les mamans sont unanimes: ça fait une grande différence en termes d’énergie.
  • Souvent, il est recommandé à maman de prendre un supplément vitaminique.  Par contre, ce serait toujours approprié de consulter une diététiste avant de prendre quoi que ce soit.  Il y a des situations où un taux élevé d’une vitamine peut être dommageable comme le serait, à l’inverse, une carence.
  • Règle générale, les nutriments du lait maternel sont affectés par un taux bas dans l’alimentation de maman: thiamine (B1), riboflavin (B2), B6, B12, vitamines A et D, selenium.
  • Règle générale, les nutriments du lait maternel ne sont pas affectés par un taux bas dans l’alimentation de maman: zinc, fer, folate, calcium, cuivre.
  • Une déficience en vitamine D se corrige avec des doses appropriées – il faut alors consulter une diététiste.
  • Fer: ce serait approprié de détecter une anémie avant la conception.  Il serait alors justifié de contrôler davantage la ferritine que le taux d’hémoglobine dans le sang.  Pendant l’allaitement, un léger supplément de fer est exigé par le corps de maman car une petite quantité passe dans le lait maternel.
  • Calcium: un supplément sera requis chez les femmes ayant une allergie/une intolérance aux produits laitiers.  Il sera alors approprié de prendre du citrate de calcium au lieu du carbonate de calcium pour une meilleure absorption.  Le calcium et le fer doivent être pris séparément.
  • Pendant l’allaitement, maman perd du « capital osseux » même si son apport en calcium est adéquat.  Quand les menstruations de maman reviennent, il y a une re-minéralisation de ses os.  Les études démontrent qu’une femme qui a allaité plus d’un enfant, non seulement elle n’augmente pas ses risques de souffrir d’ostéoporose, mais elle serait moins à risque de souffrir d’ostéoporose.
  • Exercice:  si maman fait un exercice intense pendant 1 heure par jour, ses besoins en énergie augmentent et elle aura besoin d’ajuster son alimentation en conséquence.  À venir jusqu’à maintenant, on faisait l’hypothèse que le bébé d’une maman qui fait un exercice intense pouvait refuser de prendre le sein car son lait contiendrait un taux plus élevé d’acide lactique.  Cette hypothèse a été réfutée dans 2 études récentes.

Effets de l’alimentation de maman sur son bébé allaité

  • Les taux de nutriments de l’alimentation de maman se reflètent rapidement dans son lait.  Une maman qui se nourrit bien en bénéficie elle-même et elle en fait bénéficier son bébé.  Règle générale, une maman moins bien nourrie aura un bébé en bonne santé car cette maman produira la bonne quantité de lait pour son bébé et il sera capable d’aller chercher les nutriments dont il a besoin dans le lait de sa maman.  Par ailleurs, si une maman a une alimentation déficiente, il en coûterait moins cher de bien la nourrir que de donner de la préparation commerciale pour nourrisson à son bébé.  Le type de matières grasses, pas la quantité, est influencé par la diète de la mère.  Dans tous les cas, on recommande de limiter l’apport en gras trans (autrement dit, tous les aliments « trans »formés 🙂 )
  • Une maman enceinte de jumeaux a des besoins en énergie supplémentaires.  Par contre, elle ne doit pas doubler les doses de vitamines et minéraux suggérés pour la maman qui porte un seul bébé.
  • Le stress et le comportement de maman pendant l’allaitement sont des facteurs qui affectent beaucoup plus la quantité de lait produite par maman que sa nutrition.
  • Le fer contenu dans le lait maternel a des bénéfices immunologiques.
  • Il y a peu d’évidences démontrant un lien entre les coliques du bébé et une allergie de ce bébé au lait de sa maman.  Par contre, si maman croit qu’un aliment de son alimentation cause un problème à son bébé, une consultation avec une diététiste l’aidera à retirer cet aliment pendant au moins 2 semaines, tout en s’assurant qu’elle continue d’avoir une alimentation appropriée.
  • L’eczéma du bébé ne serait pas relié à la diète de la mère.
  • Une maman qui a des allergies: présentement, aux États-Unis, il n’y a pas de consensus ni de recommandations fixes.  Donc, la prudence est de mise pour le lait, les œufs et les arachides pendant la grossesse et l’allaitement.  On attendra que l’enfant ait au moins 18 mois avant d’introduire un de ces aliments dans son alimentation.
  • Caféine: moins de 300mg/jour ne devrait pas déranger le bébé allaité à moins qu’il s’agisse d’un prématuré ou d’un enfant malade – dans ces situations, il est possible que ces bébés métabolisent moins bien la caféine et qu’ils soient plus irritables et maussades.  Une tasse de 8 on de café contient 80-100 mg de caféine.  Le thé noir et le thé vert contiennent 30-60 mg de caféine/tasse de 8 on.  Les théobromines du chocolat produisent les mêmes effets sur le système nerveux central que la caféine – un bébé qui est maussade suite à l’absorption de chocolat de sa maman peut démontrer une sensibilité accrue.
  • Tisanes et herbes: la prudence est de mise car certains produits peuvent causer des problèmes au bébé allaité comme toxicité du foie, symptômes anticholinergiques et toxicité cardiaque.  Il faut connaitre l’origine des herbes, les conditions dans lesquelles elles ont poussé, de même que les conditions d’empaquetage et de conservation.
  • Alcool:  une consommation élevée d’alcool peut réduire le réflexe d’éjection.  Plusieurs facteurs peuvent influencer le taux d’alcool dans le sang de maman: fatigue, poids, tissu adipeux, contenu de l’estomac, temps de consommation, etc.  Le pic d’alcool s’obtient en 30-60 minutes si l’estomac est vide et en 60-90 minutes si l’estomac n’est pas vide.  L’alcool passe librement dans le lait de maman et de grandes quantités peuvent toucher le bébé dont la somnolence.  Les bébés, durant les 4 premières semaines de vie, détoxifient l’alcool à un taux moitié moindre que chez l’adulte.  Les bébés nés avant 37 semaines sont encore plus à risque de toxicité.  Évidemment, une maman qui prend de l’alcool est moins en mesure de prendre soin de son bébé en toute sécurité.
  • Le lait de maman (comme son liquide amniotique) change de goût selon son alimentation.  On croit que, pour cette raison entre autres, les bébés allaités acceptent plus facilement les aliments solides qu’on leur présente car ils auraient été exposés à l’alimentation de leur maman.  Les bébés tètent 50% plus longtemps si le lait de maman goûte l’ail et la vanille.
  • Succédanés de sucre: pas d’aspartame pour une personne qui souffre de phénylcétonurie.   La prudence est de mise avec tous les succédanés de sucre car toutes les recherches n’ont pas été complétées afin de s’assurer qu’ils sont des produits inoffensifs, surtout pendant la grossesse, pendant la croissance d’un enfant.

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*Tiré de  http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=idees_recues_minceur_page_8_do&utm_source=newsletter&utm_campaign=minceur-manger-gras&utm_medium=quotidienne-20062016&osde=OSD.luqmtsjstks_yrb_nmp_go_fijasufrr_tqy_xd, page consultée 2016-06-20.)

 

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